Le financement de la vulgarisation des actions innovantes est une recommandation phare de la rencontre
La session dont la cérémonie d’ouverture était par le conseiller aux affaires économiques et financières, Ousmane Diallo, a lieu dans les locaux de la direction régionale de l’hydraulique. C’était en présence du directeur régional de l’hydraulique de Mopti, Pierre Kassogué, du représentant du président du conseil régional, Mamadou Samassékou, celui du maire de la Commune urbaine de Mopti, Amadou Diop et d’une équipe d’experts formateurs du Pidacc/BN Mali conduite par son responsable de suivi évaluation, Cheickna Diarra. Elle a aussi mobilisé les élus et les usagers des ressources naturelles des communes de la zone d’intervention du Pidacc/BN que sont Djenné, Mopti, Ténenkou et Youwarou dans la Région de Mopti.
Porté par l’Unité nationale de Coordination du Pidacc/BN composante Mali, cet atelier bénéficie de l’accompagnement du Green Climate Fund, CIF Climate Investment, Fem, Kfw et de l’Union européenne avec comme chef de file la Banque africaine de développement (BAD). Ces sessions visent spécifiquement à doter les agents d’encadrements et les communautés du Pidacc/BN des connaissances et compétences nécessaires pour former les usagers à l’application d’outils adaptés pour répondre efficacement aux besoins d’adaptation aux défis du changement climatique.
Le responsable de suivi évaluation Pidacc/BN Mali, Cheickna Diarra, a indiqué que fleuve Niger, dont le bassin est partagé par 9 pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cote d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad), revêt une importance capitale pour les populations riveraines et les économies des pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger. Selon le technicien, l’aridification du climat et la diminution des débits observées depuis des années, associées localement à une pression foncière, contribuent à la dégradation des ressources naturelles, à l’aggravation de l’érosion hydrique et éolienne ainsi qu’à l’ensablement de ce fleuve fragilisant ainsi les conditions de vie des populations et la biodiversité du bassin.
Pour inverser la tendance, il faut des mesures d’atténuation et d’adaptation pour améliorer la résilience des populations et des écosystèmes par une gestion durable des ressources naturelles, a fait savoir Cheickna. Il a aussi insisté sur l’opérationnalisation de l’intégration, la prise en charge du genre et du changement climatique dans les stratégies de développement des pays à partir des politiques régionales, nationales et locales qui constituent des défis majeurs du Pidacc/BN.
Dans son intervention, le représentant du gouverneur a rassuré les responsables du PIDACC/BN que le gouvernement du Mali, malgré les contingences du moment, ne ménagera aucun effort pour une mise en œuvre efficace et efficiente de ce programme aux niveaux régional et national afin de contribuer à la préservation des écosystèmes du bassin du fleuve Niger et à la réduction de la vulnérabilité des populations face aux effets néfastes du changement climatique. Ousmane Diallo a remercié et félicité l’ensemble des partenaires pour leur appui.
Durant la session, les participants ont acquis de nouvelles connaissances à travers la présentation des modules sur le Changement climatiques et agriculture intelligente ; analyse de la vulnérabilité au changement climatique des activités agro-sylvo-pastorales et halieutiques dans le bassin du Niger et les options d’adaptation, la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et changement climatique et la Prise en compte du Genre dans la présentation et la mise en œuvre du Pidacc.
À l’issue des travaux, ils ont formulé des recommandations qui sont, entre autres, le financement de la vulgarisation des actions innovantes ; le suivi-évaluation dans l’exécution des programmes afin de s’assurer de la viabilité des actions mises en œuvre ; et la promotion de la rémunération du service d’appui conseil de proximité hors services techniques (jeunes diplômés et expertises locales).
Dramane COULIBALY / Amap - Mopti
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