Ce pays entend mettre au profit du Mali son immense expertise acquise après 40 ans (1970 à 2000) de combats contre le fléau
La cérémonie d’ouverture a été présidée, lundi, par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, en présence de l’Ambassadeur d’Italie dans notre pays, Stefano Antonio Dejak, du directeur général de l’INFJ, Toubaye Koné. L’évènement a aussi enregistré la participation de professeurs d’universités, procureurs de la République et commissaires italiens, dont la formatrice, Maria Lucia Benaglia. Financée par le ministère des Affaires étrangères italien, cette session s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large de renforcement des capacités des juges africains, mis en œuvre par la Scuola Sant’Anna au Burkina Faso, au Cameroun, au Tchad, au Congo, en RDC, au Mali et au Niger.
Le ministre
de la Justice et des Droits de l’Homme a affirmé que l’intensification de la
lutte contre le terrorisme, au plan militaire, doit aller de pair avec le
renforcement du système judiciaire face au phénomène. Car, a-t-il fait savoir,
la judiciarisation des procédures à l’encontre des terroristes et autres
criminels appréhendés au cours des opérations militaires, sous le contrôle et
l’accompagnement des unités prévôtales, doit s’effectuer dans des conditions
d’efficacité et de rigueur professionnelle requises en la matière.
C’est la
raison pour laquelle, la mise à niveau et le renforcement des capacités du
personnel judiciaire, notamment des magistrats chargés des affaires de
terrorisme, doivent être une quête permanente, a assuré le Garde des Sceaux.
Selon lui, c’est fort de cette conviction qu’à la faveur d’une réforme majeure,
le parquet du pôle spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité
transnationale organisée, a été réorganisé pour mettre un procureur spécial à
sa tête. Cela, afin de renforcer son efficacité dans la conduite des
procédures, des affaires de droit commun relevant désormais de la compétence
d’un autre procureur, a-t-il rappelé. Avant d’ajouter que les efforts de l’État
se poursuivront dans ce sens.
Pour sa
part, l’ambassadeur d’Italie a réitéré le soutien de son pays au Mali dans sa
quête de souveraineté totale. Selon Stefano Antonio Dejak, son pays a décidé de
mettre son immense expertise en matière de lutte contre le terrorisme acquise
après 40 ans de combat contre le fléau de 1970 à 2000. «Depuis lors, l’Italie
est le seul pays de l’Europe occidentale à ne pas être frappé par des
terroristes depuis trois décennies. Ce qui démontre sa capacité à lutter
efficacement contre ce fléau», s’est glorifié le diplomate italien.
De son côté, le directeur général de l’INFS a indiqué que l’adoption de nouvelles méthodes d’investigation pour lutter contre le terrorisme est devenue indispensable, car la menace terroriste est permanente. «C’est pourquoi, il faut s’adapter en permanence et prendre en compte les évolutions des comportements des terroristes», a déclaré Toubaye Koné. Toute chose qui, d’après lui, justifie la tenue de cette session de formation.
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