La rencontre visait à analyser, amender de manière critique et à valider les résultats de la collecte des données
Initié par le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) à travers l’Unité régionale de coordination (UCR/Praps-2), l’évènement a été présidé par le directeur de cabinet du gouverneur de Sikasso, Bernard Coulibaly. Il avait à ses côtés, l’expert suivi-évaluation du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps-régional/Cilss), Damien Houndetondji et le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Abdrahamane Sidibé.
La rencontre visait également à analyser,
amender de manière critique et à valider les résultats de la collecte des
données.
À l’entame de ses propos, le directeur de
cabinet du gouverneur de la Région de Sikasso a affirmé que les conflits liés à
l’exploitation des ressources naturelles constituent une préoccupation majeure
pour le développement des systèmes d’élevage mobile, d’une part et d’autre
part, la coexistence pacifique entre les communautés. Selon Bernard Coulibaly,
cette collecte des données sur l’indicateur des conflits liés à la transhumance
a concerné les sept cercles de l’ancienne Région de Sikasso. «Elle s’inscrit
dans le cadre du suivi des conflits permettant de mesurer la dynamique des
stratégies mises en œuvre dans les pays. Et ce, pour prévenir et gérer les
conflits en lien avec la mobilité pastorale. Ceci permettra de connaître le
nombre de conflits, les causes, les conséquences et les types de règlements», a
souligné Bernard Coulibaly. Et de rappeler que le Praps-2 constitue une suite
opérationnelle de la Déclaration de Nouakchott sur le pastoralisme, adoptée le
29 octobre 2013.
Cette déclaration appelle à «sécuriser le mode
d’existence et les moyens de production des populations pastorales et à
accroître le produit brut des activités d’élevage d’au moins 30% dans six pays
(Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) au cours des cinq
prochaines années…». En outre, Bernard Coulibaly dira que l’objectif de
développement du Praps-2 est décliné, entre autres, en amélioration de la santé
animale et contrôle des médicaments vétérinaires, en amélioration des chaînes
de valeur du bétail…
De son côté, l’expert suivi-évaluation du
Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps-régional/Cilss) a
affirmé que cette rencontre est l’occasion pour les parties prenantes
d’échanger sur les acquis et les insuffisances constatés dans les résultats de
la collecte des données. Par ailleurs, Damien Houndetondji a saisi l’occasion
pour remercier les agents collecteurs pour leurs efforts lors de la collecte
des données.
Au cours des échanges, les présentations ont
porté sur la méthodologie de la conduite de l’étude, les résultats de l’étude y
compris l’application de la méthodologie assortie des difficultés et approches
de solutions. Parmi les conflits recensés en 2023 dans les sept cercles de
l’ancienne Région de Sikasso, il ressort de l’analyse des résultats qu’il y a
eu 185 cas de conflits non-violents soit un taux de (91,13%) et 18 cas de
conflits violents (8,86%).
Les causes de ces conflits sont, notamment liées à
la dévastation des cultures, l’accès aux pistes pastorales, aires de repos, vol
de bétail, l’utilisation des ressources des espaces officiellement protégés
(forêts, parcs)… Comme conséquences, ces conflits ont occasionnés des pertes en
vies humaines, de bétail, de matériels et des blessés. Les recommandations ont porté, notamment sur
la pérennisation du système et la dotation de tous les agents de collecte en
outils de travail (Smartphones, tablettes…).
Amap-Sikasso
Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso
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