Le ministre secrétaire permanent du CSN, le général de division Yamoussa Camara (g) présidant les travaux
Les
autorités de la Transition sont à pied d’œuvre pour rétablir et maintenir la
sécurité et la paix sur l’ensemble du territoire national. À cet effet, elles
multiplient les initiatives dans le but d’éviter la répétition de la crise
multidimensionnelle qui a fortement ébranlé les fondements de notre pays. C’est
dans cette dynamique que s’est ouvert hier, l’atelier de validation externe des
documents de la Politique de sécurité et de la Stratégie de sécurité nationale
initié par le Secrétariat permanent du Conseil de sécurité nationale (SP/CSN),
au siège de la structure à Koulouba.
La cérémonie d’ouverture des travaux qui
dureront trois jours (du 6 au 8 février), était présidée par le ministre
secrétaire permanent du CSN, le général de division Yamoussa Camara. La
rencontre vise à examiner en profondeur, le projet de Politique de sécurité nationale
et son document connexe, ainsi que la Stratégie nationale de sécurité. Dans
son discours d’ouverture, le général Yamoussa Camara a rappelé que les
fondements de tous les États reposent sur des bonnes lois et les bonnes armes.
Car, pour qu’un pays jouisse de la pleine souveraineté et d’une autonomie de
décision, il faut qu’il dispose de réelles capacités de dissuasion et de
coercition. Selon lui, seules les nations constamment préparées à défendre leur
indépendance, épée à la main, jouissent d’une véritable sécurité.
Faute d’avoir
intégré plus tôt ce paradigme, notre pays connaît depuis des années une
insécurité qu’il aurait pu anticiper et circonscrire dans une juste dimension,
a-t-il indiqué. Avant d’estimer que cette situation découle d’un manque de
vision, elle-même due à l’absence de textes fondateurs essentiels.
«Le
pays n’a ni une politique formalisée de défense, ni une stratégie cohérente de
développement des forces», a fait remarquer Yamoussa Camara. Selon lui, la
pratique militaire actuelle ne s’adosse sur aucun document écrit. Ce qui fait
que des querelles de chapelle ont souvent plombé les initiatives.
«L’État ne
pouvait anticiper les crises et se faisait prendre à chaque fois en défaut de
capacité, comme si les choses tombaient du ciel». Ce, malgré l’existence des
structures adéquates dans différents départements ministériels, entre
lesquelles, il aurait fallu simplement établir des passerelles. «Il aurait
fallu dans la logique de la synergie des efforts, partager les renseignements
et mutualiser les expertises. Cela a souvent manqué», a déploré le général
Camara. Avant d’indiquer que le CSN est né de ce constat.
DYNAMIQUE
PROACTIVE- Cette structure prendra désormais en charge la coordination de
l’ensemble des problèmes susceptibles d’affecter la sécurité nationale, a-t-il
ajouté. Selon
le Secrétariat permanent, le CSN est appelé désormais à jouer un rôle central
dans l’architecture sécuritaire du pays. Il regroupe autour du président de la
République, le Premier ministre et plusieurs départements ministériels et est
chargé d’assurer la veille et l’anticipation. Il ne s’agit pas de préparer la
guerre, ni même de conjurer les crises et les catastrophes. Mais plutôt de
mettre en place des mécanismes et des dispositions adéquates pour garantir une
meilleure situation de paix et de sécurité dans tous les domaines de la
sécurité humaine. Le cas échéant, il s’agit d’être proactif en prenant et en
gardant l’initiative, a expliqué le secrétaire permanent du CSN.
Il
a rappelé que le Conseil dispose d’un organe d’exécution, le Secrétariat
permanent auquel incombe la responsabilité d’élaborer les textes de base en
premier lieu, la Politique de sécurité nationale. Selon Yamoussa Camara, c’est le point
d’ancrage de toutes les autres politiques publiques. Et il s’agit d’une
politique publique qui consiste en la définition des objectifs à atteindre, des
moyens à mettre en œuvre et des ressources à mobiliser par un État pour
protéger sa population, son territoire et ses intérêts nationaux.
Le
ministre secrétaire permanent du CSN a fait savoir qu’un projet a été
méthodiquement élaboré dans une démarche holistique, avec l’accompagnement de
certains de nos universitaires. Selon lui, la Stratégie nationale de sécurité
détermine la répartition des rôles et responsabilités des acteurs principaux
pour l’atteinte des objectifs de la Politique de sécurité nationale. Elle
permet d’organiser au niveau national, les réponses pour faire face aux menaces
et risques intérieurs et extérieurs, en mobilisant tous les moyens de l’État.
Les deux documents seront validés par le CSN.
Les participants viennent de plusieurs départements ministériels et des services rattachés concernés, du SP/CSN, du secrétariat général du gouvernement, de l’état-major particulier du président de la République, des Forces de défense et de sécurité, de l’Agence nationale de sécurité d’État, du Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité, du Centre national d’alerte précoce, des universités, de l’École de guerre du Mali.
Aboubacar TRAORE
Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..
Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.
Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.
Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..
Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.
Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.