Pour ce qui
concerne l’ancien directeur du matériel, des hydrocarbures et du transport des
Armées (DMHTA), le général Moustapha Drabo, il a présenté à la Cour des
documents sur les formations faites, la maintenance et le transport des
matériels roulants. «Les éléments ont été formés sur tout type de véhicules», a
sereinement expliqué le haut gradé, qui a mis à disposition une pile de
documents relatifs aux procès-verbaux (PV), bordereaux de livraison ou de
réception des matériels roulants, mais aussi leur fiche d’affectation, les
justificatifs de formations faites et certains documents dits confidentiels.
Concernant
ces documents produits, l’officier général a déclaré qu’ils ne présentaient pas
d’anomalie. La réplique du contentieux de l’État ne s’est pas fait attendre.
Celui-ci a émis une réserve sur le document de tableau synoptique des matériels
livrés. En réaction à cette observation, le conseil de l’accusé a indiqué qu’il
s’agissait d’un document probant émanant du ministre de tutelle signé par son
secrétaire général.
Il a fallu
cette réaction pour que le parquet réagisse en indiquant que «le protocole
d’accord a été établi en dehors de toute procédure et hiérarchie». Ceux
chargés, selon le ministère public, de l’État les ont piétinés précisant que
les finances publiques ont souffert de leurs agissements et les débats l’ont
montré. Le défenseur des citoyens est allé jusqu’à dire que «ce n’est pas un
simple fait d’atteinte aux biens publics». Partant de ces observations,
l’avocat général a requis à la Cour d’intégrer les faits de «coalition de
fonctionnaires contre la loi».
Les
conseils du général Drabo qui n’étaient pas de cet avis du parquet, ont indiqué
que l’introduction de cette nouvelle infraction est prématurée à ce stade des
débats qui se poursuivent toujours. De leur avis, le dossier est vide et qu’il
n’avait rien de consistant, d’où la tentative d’introduction de cette
infraction par le parquet. «Votre dossier est vide, ayez le courage
d’abandonner les charges», a fait savoir un des avocats. Un autre de renchérir
en ces termes : «Ce dossier devait être abandonné depuis la mort de
Soumeylou Boubèye Maïga.
Personne ne pourra parler à sa place». Après
cette joute verbale entre le parquet et les avocats de la défense, la Cour
s’est retirée pour statuer sur la demande formulée. Et quand elle est revenue,
c’était pour rejeter la demande du parquet sur l’intégration de ladite
infraction. Le procès s’est poursuivi avec l’écoute de l’un des témoins clés,
le général Sidiki Samaké, secrétaire général du ministère de la Défense et des
Anciens combattants. Interrogé sur les faits d’achat des équipements
militaires, celui-ci a clairement répondu qu’il n’en savait rien.
«Je n’ai pas
d’informations sur cette affaire», précisera-t-il, en se réservant de tout
commentaire. Et le président de s’étonner de sa réponse. Ensuite, l’un des
conseillers de la défense de lui demander si à la date d’aujourd’hui tous les
matériels du protocole avaient été livrés. Et l’officier général de répondre
«suivant les bordereaux de livraison, tout a été livré à la date
d’aujourd’hui».
À une question du parquet sur l’acquisition de l’avion présidentiel, le secrétaire général du ministère de la Défense a soutenu que son contrat d’achat n’existait pas dans les archives du département.
Tamba CAMARA
Les travaux de la session de formation de haut niveau en Gestion axée sur les résultats (Gar) à l’intention des cadres et des responsables de la Présidence de la République se sont achevés, ce vendredi 12 juin 2026 dans les locaux de la Chancellerie des ordres nationaux..
Ce vendredi 12 juin 2026, Marc Dabou, chargé d’expédier les affaires courantes du District de Bamako, a présidé la session de restitution publique de la gestion de la collectivité pour l’exercice 2025. Cet exercice de redevabilité, conforme au Code des collectivités territoriales, s'est d.
Orange Mali a procédé, hier à Bamako, au lancement de son nouveau catalogue Internet mobile. Cette refonte se traduit par une augmentation significative des volumes de données proposés aux clients, tout en maintenant les tarifs inchangés. Une initiative qui répond aux attentes exprimées par .
Le Bureau malien du droit d’auteur (BUMDA) a tenu, hier dans ses locaux la 50è session ordinaire de son conseil d’administration. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière.
Les crises socio-économique et sécuritaire ont affecté plusieurs indicateurs, notamment l’encours et la production de crédit. Néanmoins, l’institution a enregistré de bonnes performances commerciales.
Mamadou Macalou, juriste de formation et passionné d'écriture est l’auteur du livre «Dr Daniel Amagoin Tessougué, magistrat et écrivain: Une vie remplie! Un héritage indélébile! ». L’ouvrage de 112 pages a été préfacé par ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des S.