La cérémonie a été présidée par la représentante du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Tiouta Traoré, en présence de la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Andrea Berther et du directeur général de l’Amap, Bréhima Touré.
Durant trois jours
(du 21 au 23 novembre), les participants vont être formés par des experts sur
les angles de traitement de la Convention des droits des enfants, mais aussi
sur les genres journalistiques tels que les comptes rendus, les dépêches et les
enquêtes.
Selon le directeur général
de l’Amap, cette formation revêt une importance capitale au regard de la réalité
que nous vivons. Bréhima Touré a expliqué que l’évolution technologique a fait
que beaucoup se prennent pour des photographes banalisant ainsi le métier de
photographe qui exige une formation de qualité. Pour lui, c’est une condition
indiscutable pour que les professionnels puissent se maintenir et vivre de leur
profession.
«Nous devons constamment renforcer nos capacités pour faire la différence
entre un professionnel et un photographe du dimanche», a précisé le patron de
l’Amap. Il a aussi salué l’Unicef pour son appui dans le renforcement des
capacités des photographes afin que le professionnalisme puisse continuer à
s’imposer dans ce métier.
À l’en croire, la
photographie sensible aux droits des enfants est très importante au regard du
contexte actuel que vit notre pays. «Nous sommes dans un contexte sécuritaire
dans lequel les enfants font partie des couches les plus vulnérables. Il y a de
la matière pour les photographes pour montrer la détresse humaine concernant le
enfants», a-t-il indiqué. Et d’expliquer que l’atelier permettra aux
correspondants de l’Amap de sensibiliser l’opinion par rapport à la situation
de l’enfance dans ces zones affectées par la crise. Et Bréhima Touré de
remercier l’Unicef pour les efforts consentis dans l’équipement des bureaux régionaux
de sa structure voire de Bamako en termes d’ordinateurs et d’appareils photos,
avant de rendre hommage aussi au département de tutelle pour son soutien
constant. «Les photographes ont un rôle très important à jouer, car ils
transmettent beaucoup de choses à travers les images.
La photographie joue un rôle
central dans le travail et la communication de l’Unicef», a déclaré la représentante
de l’Unicef. Selon Andrea Berther, la photographie documente la situation des
enfants dans le monde et particulièrement au Mali, elle documente également le
travail de l’Unicef, en partenariat avec d’autres pour promouvoir et défendre
les droits des enfants partout dans le monde. «L’Unicef encourage l’utilisation
appropriée des images d’enfants dans tous les médias.
Les enfants risquent
souvent d’être victimes d’abus, de discrimination, stigmatisation ou d’autres
formes d’exploitation si leur identité visuelle est connue. L’Unicef encourage
l’adoption des normes internationales en matière de photographie qui protègent
l’identité de ces enfants tant dans la réalisation que dans l’utilisation de
leurs images, selon les besoins», a révélé la diplomate onusienne.
De son côté, la représentante
du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation
de l’Administration a souhaité que l’Unicef appuie davantage l’Amap en tant
qu’organe présent dans plusieurs localités avec une vaste couverture dont les
autres médias ne disposent pas. Pour Tiouta Traoré, le traitement de la presse écrite
est très difficile et nécessite beaucoup de moyens. «Si l’Unicef peut chercher
des partenaires pour mettre à disposition de l’Amap des véhicules de reportages
et des appareils de pointe en fonction des besoins exprimés», a plaidé le conseiller technique au département en
charge de la Communication.
Selon elle, le présent
atelier vient à point nommé au moment où nous célébrons la Journée mondiale de
l’enfant. Pour l’occasion, a-t-elle poursuivi, cette formation va sans nul
doute, permettre aux photographes et correspondants de l’Amap, d’enrichir leurs
connaissances en tenant compte de la situation spécifique des enfants et des
femmes afin d’être au rendez-vous de la concurrence.
Tiouta Traoré ajoutera qu’elle reste persuadée que les travaux de atelier vont constituer des avancées pour les participants en cette période de nouveaux médias, notamment les plateformes digitales et les réseaux sociaux qui sont désormais à prendre en compte dans notre quotidien. À cette occasion, elle a félicité et remercié le directeur général de l’Amap ainsi que ses collaborateurs pour tous les efforts consentis pour l’information des concitoyens et leur éducation.
Fadi CISSE
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