#Mali : Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues : Focus sur une problématique réelle

À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré en fin de la semaine dernière, la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues (26 juin), en mémoire de la résolution n°42/122 de l’Assemblée générale des Nations-unies, adoptée en 1987.

Publié dimanche 30 juin 2024 à 15:16
#Mali :  Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues : Focus sur une problématique réelle

La drogue touche tous les pays du monde ou presque

 


La cérémonie officielle organisée pour la circonstance était présidée, vendredi dernier par le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Oumar Sogoba, au siège du Secrétariat permanent de la Mission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue (MILD), situé sur la route de Kati. Outre le secrétaire permanent du MILD, médecin colonel Ismaïla Macalou, l’évènement a enregistré la présence de plusieurs responsables de services nationaux et centraux de lutte contre la drogue, ainsi que des associations partenaires. Le thème de cette édition s’intitule : «Les preuves sont claires : investir dans la prévention».

Dans son allocution, le secrétaire général du département en charge de la Sécurité a indiqué que cette journée est l’occasion pour le Mali de réaffirmer sa détermination à combattre le fléau de la drogue qui menace nos communautés, nos familles et notre avenir. Selon Oumar Sogoba, cette initiative vise à accroître le soutien à la prévention de l’usage de drogues pour le bien-être des couches vulnérables, notamment les enfants et jeunes et les femmes.

Ainsi, pour atteindre cet objectif, la MILD a été opérationnalisée en novembre 2023. Elle a pour rôle essentiel d’élaborer et de valider une Politique nationale de lutte contre la drogue par le renforcement de la coordination interministérielle, la multiplication des activités de prévention et de sensibilisation. Mais aussi l’accroissement des capacités de répression et le respect strict des lois en vigueur, a souligné le secrétaire général du département. De même, d’améliorer la prise en charge des toxicodépendants et de maintenir une liaison avec les organismes et réseaux internationaux.

L’occasion était aussi opportune pour le représentant du ministre chargé de la Sécurité, d’alerter sur l’augmentation considérable du nombre de personnes souffrant de troubles liés à l’usage de substances psychoactives.

Comme en témoignent les statistiques des structures de prise en charge telles que le Centre hospitalo-universitaire (CHU) du Point G et l’Unité psychiatrique des armées de Kati. Afin d’accompagner ces personnes «nous devons mettre en place des centres de désintoxication en vue de faciliter leur réhabilitation et réinsertion sociale», a recommandé Oumar Sogoba.

Pour qui il faudrait également intensifier les efforts pour lutter contre le trafic de drogue, bien que la perméabilité de nos frontières et l’implication des réseaux criminels internationaux rendent cette tâche très complexe. «Cependant nous ne devons pas reculer. Notre priorité est de protéger nos citoyens et d’assurer la sécurité de notre pays», a-t-il déclaré. Avant de saluer les actions appréciables déjà menées dans ce sens par les autorités. Des efforts qui méritent d’être encouragés et soutenus pour plus de synergie entre les différents acteurs de cette lutte.

Pour sa part, le secrétaire permanent du MILD a procédé à la présentation de cette structure pilote. Dans son exposé, le médecin colonel Ismaïla Macalou a mis l’accent sur les actions entreprises par le Mali dans la lutte contre la drogue. En outre, il a souligné que la problématique de la drogue est devenue une affaire mondiale qui touche à ce jour tous les continents et tous les secteurs d’activités. L’officier supérieur a également évoqué les missions du secrétariat permanent de la MILD qui coordonne les actions au niveau des ministères en charge notamment, de la Santé, Sécurité, Défense et Justice. En vue d’aboutir à une approche holistique par rapport à la sensibilisation, la communication, l’éducation, la prévention et même à la répression.   

Aboubacar TRAORE

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