
Les dirigeants des deux pays sont bien décidés à gagner ce pari. Et les douanes malienne et guinéenne sont déterminées à traduire cette volonté politique dans la réalité
Les administrations douanières malienne et guinéenne ont formulé une vingtaine de recommandations au terme de leur 3è rencontre bilatérale tenue à Bamako du 08 au 09 février 2022. La rencontre de deux jours qui a passé en revue les questions de coopération douanière pour raffermir les relations entre les deux administrations, a été sanctionnée par une conférence de presse co-animée par les directeurs généraux des douanes des deux pays.
Intervenant à ce propos, le directeur général des douanes du Mali, l’inspecteur général Amadou Konaté a situé la rencontre dans le cadre des orientations des plus hautes autorités visant à faire face aux sanctions injustes et illégales de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), à multiplier nos zones de desserte et à transformer cette crise en opportunité.
Pour ce faire, nos deux administrations se donneront les moyens de les mettre en œuvre, a expliqué le patron des douanes maliennes. Dans l’urgence, a insisté l’inspecteur général Amadou Konaté, il s’agira d’implanter et rendre opérationnelle la représentation des douanes du Mali au port de Conakry au plus tard le 30 avril prochain et rendre effective avant juin 2022 l’interconnexion des systèmes informatiques entre les deux administrations en vue d’accélérer la transmission électronique des documents de transit.
Les participants ont prôné l’approvisionnement du Mali en hydrocarbures à partir des entrepôts guinéens, a-t-il rapporté. Avant d’insister, selon lui, sur la sensibilisation des opérateurs économiques sur la nécessité de respecter les formalités liées aux règlementations de changes.
Le directeur général des douanes de la Guinée les a exhortés à accompagner les administrations douanières pour le succès de la coopération.
«Au niveau de Conakry, certaines mesures sont en train d’être mises en place. Depuis le Port de Conakry jusqu’à la sortie, il y aura du personnel dédié uniquement au transit sur nos corridors Conakry-Kourémalé, ce qui n’était pas le cas. Cela en vue de faciliter davantage et de réduire le délai de transit. Il y avait trois postes de contrôle à la sortie de Conakry, nous sommes en train de réfléchir pour réduire le nombre de contrôle», a expliqué le colonel Moussa Camara.
Concernant les capacités d’accueil du port de Conakry, l’officier supérieur a assuré que les travaux sont en cours pour permettre le stockage du volume à destination du Mali. La volonté politique est déjà là. Il a souligné que les techniciens et autres acteurs portuaires sont en train de prendre les dispositions pour transformer cette crise que traversent les deux pays en opportunité. Avant de saluer des avancées concernant l’amélioration de l’état de la route Conakry-Bamako. «Ceux qui ont pratiqué récemment la route ont pu constaté que de gros travaux ont été entrepris. Le temps que les camions mettaient sur la route a été sensiblement réduit.
Si on s’en tient à la promesse des entreprises qui travaillent sur ce tronçon, la route sera totalement praticable d’ici la fin du mois de juin», a annoncé le colonel Camara.
Au regard du contexte actuel et des liens historiques qui lient nos deux États, le raffermissement de la coopération douanière est essentiel afin de permettre aux opérateurs économiques de profiter des opportunités offertes par le corridor Conakry-Bamako, a rappelé le ministre de l’Économie et des Finances.
Objectif : renforcer la compétitivité et l’attractivité du Port de Conakry, a indiqué Alousséni Sanou. Il a dit qu’il est important de continuer à renforcer cette coopération, à travers des rencontres périodiques entre les directions centrales et entre les services déconcentrés. Afin, selon lui, de lever toutes les entraves à la fluidité du trafic des marchandises entre les deux pays.
Babba COULIBALY
La 1ère session du comité national de pilotage de l’étude d’élaboration de la Stratégie de développement spatial pour le Sahel (SDSS) et du Plan d’action stratégique territorial de la zone transfrontalière du Liptako-Gourma (PAST-LG) se tient depuis hier dans un hôtel de Bamako..
Les premières plaques issues de la nouvelle procédure d’immatriculation et de réimmatriculation ont commencé à circuler le 22 septembre 2024. De cette date au 28 février 2025, 24.963 véhicules ont été immatriculés.
Face à la recrudescence des mauvais comportements de certains usagers dans la circulation routière, la 2è session ordinaire du conseil d’administration de l'Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), tenue le 23 février 2011, avait recommandé d’organiser tous les 24 mars, une Jou.
La surcharge accélère l’usure des véhicules, réduisant ainsi leur durée de vie et augmentant les frais d’entretien. L’État a pris des mesures pour non seulement préserver le réseau routier, mais aussi garantir des conditions de travail durables aux transporteurs et chargeurs.
En plus de la dégradation précoce du réseau routier national, la circulation des gros porteurs hors normes et gabarits entraine d’autres désagréments en milieu urbain comme les accidents. Par peur, les usagers évitent très souvent de dépasser ces véhicules surchargés..
Face au retard constaté dans la mise en œuvre du Règlement n°14 visant à sauver le réseau routier dans l’espace Uemoa, notre pays a pris ses responsabilités en définissant ses propres normes, en accord avec les réglementations internationales.