Aboubacar Traoré dit Tyson a conservé son titre de champion d’Afrique des 76 kg
Le gala international de boxe organisé, samedi 20 juillet, par la Ligue professionnelle de boxe du Mali, en collaboration avec la Fédération malienne de boxe (FEMABOXE) restera comme l’un des meilleurs de l’histoire du Noble art de notre pays. Il y a d’abord le cadre, la salle multifonctionnelle du Musée national, un véritable joyau pour les grands événements, ensuite le plateau du gala (douze boxeurs issus de six pays participants, dont deux champions d’Afrique) et enfin le déroulement du gala proprement dit (cinq K.O en huit combats) et le parcours sans faute des pugilistes maliens, avec à la clé la victoire aux points d’Aboubacar Traoré dit Tyson dans le combat-vedette face au Béninois Houenou Dossou Faustin. Sans oublier le public venu en grand nombre au Musée national et qui a vibré au rythme des combats.
«La fête a été totale, nous sommes satisfaits sur toute la ligne», a résumé le président de la Ligue de boxe professionnelle du Mali, Nafaraba Keïta, à la fin du gala. «Depuis plus d’une décennie, j’assiste à tous les galas de la fédération et de la Ligue du District de Bamako, mais je n’avais jamais vu un tel spectacle», a appuyé un supporter venu spécialement de Nara pour soutenir le champion d’Afrique en titre des Super Welters, Modibo Keïta. Le boxeur ivoirien d’origine malienne (Modibo Keïta est né à Nara) est venu remettre sa ceinture de champion d’Afrique en jeu face à son challenger, le Ghanéen Nathaniel Nukpe. Dans la salle, les supporters ont déployé une grande banderole avec la photo du pugiliste ivoirien et sur laquelle on pouvait lire : «la Région de Nara soutient le champion d’Afrique en titre, Modibo Keïta». Le combat était, avec la confrontation entre Aboubacar Traoré et Houenou Dossou Faustin, les deux affiches les plus attendues de la soirée.
Les deux boxeurs (Aboubacar Traoré et Modibo Keïta) ont conservé, chacun, leur ceinture de champion, mais si le combat entre Tyson et Houenou Dossou Faustin est allé jusqu’au bout (huit rounds de trois minutes), le choc tant attendu entre Modibo Keïta et Nathaniel Nukpe n’a duré que quatre petites minutes. La faute, à une blessure à l’arcade droite du Ghanéen qui a amené l’arbitre à arrêter le combat à l’entame du deuxième round.
Les supporters sont donc restés quelque peu sur leur faim, puisqu’il n’y a pas eu de vainqueur, ni de vaincu dans cette explication et selon, le règlement Modibo Keïta et son challenger vont s’affronter dans deux mois pour la conquête de la ceinture de champion d’Afrique. Pour la petite anecdote, l’Ivoirien affiche un bilan de 25 victoires, 1 nul et 15 K.O en 26 combats chez les professionnels. Aboubacar Traoré totalise également le même nombre de K.O depuis ses débuts professionnels : 22 combats, 20 victoires, dont 15 K.O, 2 défaites. À 38 ans, le natif de Sirakoroba (Région de Koulikoro) martèle qu’il a soif de victoires et se dit prêt à remettre sa ceinture en jeu contre n’importe quel adversaire. «Mon ambition est d’unifier le maximum de ceintures possibles. Ce soir (samedi dernier, ndlr) je ne n’avais pas droit au faux-pas devant mes compatriotes. Le combat a été très difficile parce que Faustin et moi, nous nous connaissons très bien. J’aurais aimé offrir un K.O au public malien, mais Faustin est un grand stratège, il s’est accroché jusqu’au bout», a déclaré Tyson après son combat.
DÉBUTS PROMETTEURS-Deux autres boxeurs maliens ont marqué de leur empreinte ce gala international de Bamako. Il s’agit de Fousseyni Sidibé et d’Adama Diarra qui se sont imposés, chacun par K.O face à leurs adversaires respectifs, le Ghanéen Emmanuel Allote (catégorie des 66kg) et le Sénégalais Khalifa Diop (catégorie des 57kg). Si le premier a dû attendre le 5è round pour envoyer son adversaire au tapis, la star montante de la boxe malienne, Adama Diarra, s’est montrée très expéditif contre le sien. Dès le premier round, il a envoyé le Sénégalais deux fois au tapis avant de l’assommer complètement à l’entame du deuxième round.
Adama Diarra, qui disputait son premier combat professionnel, tout comme son adversaire, passe ainsi avec brio son baptême du feu dans la cour des «grands» et prend date pour les futures échéances internationales. Dans les autres combats, l’Ivoirien Cheickné Sissoko l’a emporté par K.O face au Togolais Aryeetey, alors que le Béninois Naimou Aziz Samson a dominé par K.O le Béninois Wisdom Agbogbleamenu. Invaincu depuis ses débuts chez les professionnels (10 victoires en autant de combats, dont 7 K.O), le Béninois a impressionné plus d’un par son jeu de jambe (footwork en anglais), sa vitesse et surtout sa réactivité. Comme Adama Diarra, lui aussi est promis à un bel avenir, s’il continue sur la même lancée.
Soulemane Bobo TOUNKARA
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