Cette détérioration est en grande partie due à l’augmentation des achats de combustibles pour les centrales, qui ont grimpé de plus de 103,387 milliards de Fcfa en 2020 à environ 248,717 milliards de Fcfa en fin 2022. Parallèlement, les dettes fournisseurs et autres dettes ont plus que doublé, passant de 388,043 milliards de Fcfa en 2020 à plus de 801,426 milliards de Fcfa. Pourtant, l’endettement total de l’EDM-SA se situait à plus de 245,658 milliards de Fcfa au 30 juin 2023. Ces chiffres ressortent du dernier rapport du Vérificateur général sur la gestion de la société Énergie du Mali (EDM-SA) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et jusqu’au 31 octobre 2023.
Les travaux de vérification ont mis en lumière des irrégularités administratives et financières, soulevant des doutes sur la régularité et la sincérité des opérations de dépenses, de recettes et de trésorerie de l’entreprise publique. Selon le rapport, la continuité de l’exploitation de l’entreprise est compromise par des résultats déficitaires cumulés et des capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social. Le document révèle également qu’une grande partie des acquisitions de groupes électrogènes défectueux ou non conformes aux caractéristiques contractuelles a été attribuée à Somadine, qui continue à fournir des groupes électrogènes qui s’arrêtent après quelques mois de fonctionnement, malgré leur coût de centaines de millions de Fcfa. Et de poursuivre qu’une autre partie importante a été attribuée à Case Construction, Aicha Niang et Diago BTP qui appartiennent à la même personne.
«Ces deux entreprises doivent rembourser des centaines de millions de Fcfa à EDM-SA pour équipements et fournitures non livrés en plus des groupes électrogènes non conformes», révèle le rapport de plus de 200 pages. Il indique que la mauvaise gestion des acquisitions de groupes électrogènes a coûté plus de 3,683 milliards de Fcfa à EDM-SA et la prise en charge irrégulière des frais d’escompte, revenant aux fournisseurs, a coûté 12,260 milliards de Fcfa. Les projets autour de l’EDM-SA sont nombreux et gèrent des milliards de Fcfa par l’intermédiaire d’Unité de gestion. L’équipe de vérification recommande une vérification plus approfondie de ces projets.
20,226 MILLIARDS DE FCFA PAYES À ALBATROS- Les achats d’énergie ont représenté la plus grande source de perte financière, avec 20,226 milliards de Fcfa indûment payés à la société Albatros. Ainsi durant les périodes d’arrêt de la centrale d’Albatros, EDM-SA a continué de lui fournir de l’électricité.
Mais au lieu que la centrale paye la facture de EDM-SA, c’est plutôt EDM-SA qui paye chaque mois plus de 1,200 milliard de Fcfa à cette société pendant qu’elle ne produit pas d’énergie.
Le rapport suggère de mettre fin à cette convention de concession pour arrêter ces pertes financières sans contrepartie. Ce paradigme, s’il ne change pas, conduira EDM-SA dans une gouffre financière pour des dépenses qui sont sans contrepartie. Selon le document, certaines irrégularités auraient pu être évitées si la direction nationale de l’Énergie et la direction générale d’EDM-SA avaient effectué la revue quinquennale et procédé à un examen approfondi de l’exécution de la concession pour mieux apprécier les résultats du concessionnaire, évaluer la desserte et analyser les avenants.
Par ailleurs, le rapport attribue la situation actuelle de l’EDM-SA au résultat d’un pilotage à vue de la société, caractérisé par un manque de volonté politique dans la mise en œuvre des différentes politiques du secteur et une gestion globale non orthodoxe. Comme recommandations, le Vérificateur indique qu’il est impératif de trouver une solution à la fois conjoncturelle et structurelle, à travers notamment l’élaboration d’une nouvelle stratégie de recouvrement intégral des recettes, l’accélération de la mise en œuvre des projets en cours, comme le Projet d’interconnexion électrique Guinée-Mali (PIEGM), la réduction significative de la dépendance aux énergies fossiles au profit des énergies nouvelles et renouvelables. S’y ajoute la séparation des activités de production et de commercialisation entre une société de production, qui s’occuperait des investissements et de la production, et une société commerciale, chargée de la distribution de l’énergie.
Amadou GUEGUERE
Engagées dans l’opération Dougoukoloko, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont mené ce mercredi 7 octobre 2026 de nouvelles frappes aéroterrestres décisives dans le théâtre Est, ciblant avec succès plusieurs positions stratégiques de groupes armés terro.
Le Gouvernement de la Transition porte à la connaissance de l'opinion que les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires russes, poursuivent le renforcement et la consolidation de leur présence dans la Région de Kidal, dans le cadre de l'opération Dougoukoloko. Ainsi, le 6 .
Dans le prolongement de son précédent communiqué, l’état-major général des Armées annonce que les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires russes, poursuivent l’opération baptisée Dougoukoloko, lancée ce mardi 6 octobre 2026 dans le théâtre Est..
Le rapport du Comité préparatoire de l’Année de l’éducation et de la culture 2026-2027 a été officiellement remis ce mardi 6 octobre 2026 au ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, en présence de son collègue en charge l'Enseignement supérieur et de la Recherche scienti.
Dans le prolongement de ses précédents communiqués rendus publics ce mardi 6 octobre, l’état-major général des Armées fait état de frappes de précision menées dans le secteur de Kidal, plus précisément à Tinzaouatène et dans ses environs..
Le Gouverneur de la région de Ségou, Chiaka Magassa, à travers un arrêté rendu public le 5 octobre 2026, a interdit la navigation sur le fleuve Niger de 18h à 7h du matin. La mesure concerne notamment la traversée, la pêche, l’exploitation de sable, le transport sur toute l'étendue de la .