La
cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général du
ministère de l’Énergie et de l’Eau, Djoouro Bocoum, en présence du haut
commissaire de l’OMVS, Mohamed Abdel Vetah, et du secrétaire général de cette
organisation, Amadou Lamine N’Diaye.
Cette
réunion de trois jours devrait aboutir à des recommandations utiles au conseil
des ministres de l’OMVS. Le secrétaire général du ministère de l’Énergie et de
l’Eau a expliqué que pour atteindre ses objectifs, l’OMVS doit intensifier la
mise en œuvre des programmes en cours et ceux planifiés. Il s’agit notamment,
selon lui, d’accroître la production hydroélectrique pour créer un
environnement favorable à la baisse maîtrisée des coûts de production par
la recherche de financement et la construction de centrales hydroélectriques de
seconde génération, et accélérer la réalisation du projet de navigation.
La
réalisation de ce projet de navigation donnera une impulsion nouvelle à la
dynamique d’intégration et de consolidation de la paix dans la sous-région,
assurera la diversification, le renforcement des échanges commerciaux tout en
améliorant la mobilité par le désenclavement des pays, a souligné Djoouro
Bocoum. Autres défis que l’OMVS doit relever : la mobilisation du
financement du projet de navigation, du barrage de Koukoutamba, de Gourbassi et
la poursuite des travaux de réalisation de la ligne Manantali-Bamako, la
finalisation du financement de la troisième ligne Kayes-Yélimané-Tintane-Kiffa
pour l’intérêt de nos États.
Des
avancées ont été enregistrées dans la mise en œuvre de certains de ces projets,
selon le haut commissaire de l’OMVS. «Nos efforts combinés à notre expérience
et l’engagement de tous ont permis de
trouver des pistes de financement pour les projets de ligne de transport
d’énergie, notamment celui de la ligne Kayes - Yélimane -Tintane - Kiffa», a
informé Mohamed Abdel Vetah, avant de se féliciter de l’accompagnement de la
Banque africaine de développement (Bad) et de la Banque ouest-africaine de
développement (Boad).
Aussi la Banque mondiale a-t-elle décidé de
contribuer à la planification des actions portant sur le transport de
l’énergie, en accordant une subvention destinée au paiement de l’étude du
schéma directeur de transport. «Au regard des enjeux actuels d’interconnexion
dans l’espace ouest-africain, nous considérons que cette étude vient à son
heure», a estimé le haut commissaire de l’OMVS. Selon lui, les grandes
orientations définies par certaines grandes nations et défendues lors de la Cop
28 tenue à Dubaï, démontrent encore la pertinence d’investir dans les énergies
renouvelables, dont l’hydroélectricité et le solaire.
Mohamed
Abdel Vetah a, au plan de la sécurité alimentaire, noté des avancées
importantes. En la matière, a-t-il précisé, les actions du Projet de gestion
intégrée des ressources en eau (Pgire) constituent une contribution de taille.
Cet apport, dira-t-il, de l’OMVS pour l’atteinte de l’objectif de sécurité
alimentaire est aussi notable à travers le Projet d’appui au développement de
la filière semencière (Pafisem). Le haut commissaire de l’OMVS a estimé qu’il
urge de développer des programmes de développement local et d’adaptation aux
changements climatiques, complémentaires de nos programmes actuels d’énergie,
de navigation, de sécurité alimentaire et d’alimentation en eau potable. Cette
démarche, a-t-il dit, renforcera à coup sûr l’adhésion des populations de nos
États, notamment celles qui sont riveraines du bassin.
La présente session des experts se tient à un moment où le Mali fait face à une crise énergique majeure aux conséquences énormes. «Cependant, grâce aux actions conjuguées de nos pays en coordination avec l’OMVS, la situation évolue positivement et nous espérons une stabilisation progressive de la situation dans les jours et les mois à venir», a souhaité Djoouro Bocoum.
Amadou GUEGUERE
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