La mise en place de l’AGRV est une réponse aux besoins des victimes des crises
La cérémonie d’ouverture était présidée par le président du
Comité d’orientation de l’AGRV, Sidy Camara, en présence du secrétaire exécutif
de la structure, Sidi Almoctar Oumar et des administrateurs. Au cours de la session, les
administrateurs ont examiné les textes portant sur le règlement intérieur du
comité d’orientation de l’Autorité, le cadre organique et le logo de l’AGRV.
Dans son discours d’ouverture, le
président du comité d’orientation de l’AGRV a rappelé l’historique et le
contexte ayant prévalu à la création de cette organisation qui occupe une place
prépondérante dans la vision des autorités de la Transition portant sur un Mali
sécurisé et stable. Sidy Camara a
souligné que notre pays est une grande nation qui, aussi bien dans histoire
lointaine que récente, a connu des moments fastes en matière de paix et
d’entente nationale. Mais aussi des périodes de crises politiques et sociales.
Il s’agit notamment des crises graves de rébellions, des coups d’état, des
tentatives de coups d’état, des violences politiques et des conflits inter ou
intra-communautaires, au cours desquelles des violations des droits de l’Homme
ont été perpétrées. Ces graves violations des droits de l’Homme se
caractérisent par des assassinats, enlèvements de personnes, menaces,
disparitions, viols, amputations, flagellations, vols et destructions de biens
et de patrimoines culturels. Des actes qui ont ébranlé les fondements du vivre
ensemble et causé aux individus et groupes d’individus, des préjudices de tous
ordres (physiques, psychologiques, matériels, économiques, culturels et
cultuels), créant ainsi chez les victimes un énorme besoin de justice et de
réparation.
En réponse, les autorités du pays
ont pris plusieurs mesures à savoir : L’adoption de la justice
transitionnelle avec la mise en place de la Commission vérité justice et
réconciliation (CVJR), l’adoption de la politique nationale de réparation et
son plan d’action. S’y ajoutent celle de la loi fixant les règles générales de
réparation des préjudices causés par les violations graves des droits de
l’Homme depuis 1960 et le décret fixant les modalités de son application et
surtout l’adoption de la loi portant création de l’AGRV et le décret fixant son
organisation et les modalités de son fonctionnement, a expliqué Sidy Camara.
Ainsi, a-t-il poursuivi, en vue
de l’opérationnalisation de l’Autorité, un arrêté du ministre chargé de la
Réconciliation a fixé l’organe d’administration centrale de la structure qui
est le comité d’orientation et le secrétariat exécutif. «La présente session
s’inscrit dans cette même dynamique avec
comme ordre du jour l’adoption du règlement intérieur du comité
d’orientation, celle du cadre organique du secrétariat exécutif et
l’approbation du logo de l’AGRV», a annoncé le président du comité
d’orientation. En clair, il s’agit de
doter successivement le comité d’orientation d’un moyen de fonctionnement transparent et efficient. Mais aussi de
mettre à la disposition du secrétariat exécutif un cadre et un outil de
planification et de gestion des ressources humaines à même d’assurer le mieux
possible, les missions de la structure et de fixer une identité imagée de
l’AGRV.
Dans son allocution de bienvenue, le secrétaire exécutif a mis l’accent sur l’importance et le rôle des différents textes soumis à l’examen des administrateurs dont l’adoption constituerait à répondre efficacement aux besoins des victimes des crises au Mali. Selon Sidi Almoctar Oumar l’adoption permettrait également de bâtir un avenir meilleur pour l’AGRV et pour les victimes des crises maliennes. Il est utile de rappeler que de sa création en 2014 à la fin de son mandant le 31 décembre 2021, la CVJR a enregistré plus de 2 3.600 dépositions des victimes parmi lesquelles 500 émanent des refugiés du camp de Nbera en Mauritanie. En septembre 2021, le gouvernement a adopté un plan de réparation des victimes estimé à 65 milliards de nos francs.
Aboubacar TRAORE
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