Le représentant résident adjoint du Pnud, Rolan Seri et le secrétaire général du ministère en charge de la Refondation, Ibrahim Simpara (d)
Les travaux étaient coprésidés par le secrétaire général du ministère en charge de la Refondation, Ibrahim Simpara, et le représentant résident adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Rolan Seri. La session a porté sur la présentation du bilan de l’exécution du plan de travail 2024, la formulation d’orientations et de recommandations à l’endroit de l’unité de gestion du projet et l’adoption du plan de travail au titre de l’exercice 2025.
Pour le représentant résident Rolan Seri, la tenue de ce comité de pilotage constitue un moment clé pour mesurer les progrès accomplis et tirer les leçons des expériences passées. Malgré les retards et les contraintes connus, Rolan Seri a confirmé qu’il y a eu la sensibilisation de 84 étudiants et enseignants venus de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) sur les mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption, tels que prévus par la Stratégie nationale de lutte contre la corruption. Selon le diplomate onusien, cela inclut la mise en place de trois clubs universitaires anti-corruption au sein de trois institutions universitaires de Bamako, pour l’appropriation du processus de mise en œuvre de cette stratégie dans les universités.
Il y a également eu l’aménagement et l’équipement de la salle d’audience du Pôle national économique et financier avec un équipement complet de visioconférence, ainsi que la dotation en matériels informatiques pour renforcer l’efficacité de ces services. S’y ajoutent l’installation d’un back-up solaire pour assurer la continuité des opérations et la pérennisation des outils numériques. En matière de développement stratégique, plusieurs outils ont été élaborés, notamment un schéma directeur informatique, un diagnostic du fonctionnement et des besoins et la conception d’outils d’investigation pour l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei).
Le représentant résident du Pnud a confié qu’il est prévu d’accélérer pour l’année 2025, la mise en œuvre du projet afin d’atteindre les résultats escomptés autour de trois priorités stratégiques. Il s’agit du renforcement des dispositifs institutionnels de lutte contre la corruption, d’assurer une meilleure coordination des interventions, de l’accélération du processus de digitalisation des structures de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicites. Mais aussi, l’élargissement des actions de sensibilisation et de formation à l’endroit des acteurs judiciaires et des communautés locales.
«La lutte contre la corruption et la délinquance financière est devenue une réalité grâce à l’engagement des autorités de la Transition, accompagnées par les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers (PTF) et la population», a affirmé le secrétaire général Ibrahim Simpara. Il a poursuivi que pour juguler ce fléau, il est apparu nécessaire de concevoir et d’adopter une stratégie nationale de lutte contre la corruption, assortie d’un plan d’actions quinquennal, conformément au Plan d’actions du gouvernement, dont l’axe 4 est dédié à la promotion de la bonne gouvernance et à l’adoption d’un pacte de stabilité sociale.
C’est dans ce cadre que le gouvernement et le Président de la Transition ont approuvé, le 21 septembre 2023, la Stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’actions 2023-2027. Ainsi, a-t-il soutenu, le processus engagé pour la refondation du Mali est irréversible. Pour Ibrahim Simpara, l’un des piliers de cette refondation est assurément la lutte contre la délinquance financière sous toutes ses formes, soutenue par la culture d’une conscience citoyenne face aux biens publics.
Anta CISSÉ
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