Journée africaine des télécommunications : Les services fournis par les opérateurs au cœur des échanges

La rencontre a été l’occasion d’évoquer les difficultés d’accès aux services de télécommunication et les efforts en cours pour inverser la tendance

Publié le 8 décembre 2022 à 06:48

1 199 vues Lecture : 4 minutes

Journée africaine des télécommunications : Les services fournis par les opérateurs au cœur des échanges

                                             Le combat de l’inclusion numérique doit être soutenu par tous

À l’instar des autres pays du continent, le Mali a célébré, hier, la Journée africaine des télécommunications autour des thèmes :«Améliorer l’inclusion financière grâce aux TIC» et «L’outil de suivi de la qualité de l’expérience  (QoE) pour les réseaux mobiles des opérateurs de télécommunication du Mali (AMRTP-QoE)».

C’était à la faveur d’une conférence organisée dans un hôtel de la place par l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes (AMRTP). L’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Al Kaïdi Amar Touré. C’était en présence du président de l’AMRTP, Saidou Pona Sankaré et de la représentante des Associations des consommateurs, Mme Coumba Tangara.

La Journée africaine des télécommunications est célébrée le 7 décembre de chaque année afin de sensibiliser les usagers et les États sur l’importance des télécommunications/ des technologies de l’information et de la communication (Tic) pour le développement de notre continent. Selon le président de l’AMRTP, le thème de la Journée africaine des télécommunications est en phase avec la vision de l’AMRTP, qui s’inscrit dans la politique prônée par les autorités en matière de développement de l’économie numérique au Mali.

Pour favoriser l’inclusion numérique, a expliqué Saidou Pona Sankaré, l’AMRTP a mis en place des instruments juridiques, notamment à travers le partage des infrastructures, la libéralisation de l’accès au canal USSD (Unstuctured Supplementary Service Data) et l’encadrement du prix de gros de l’Internet et des liaisons louées. Par ailleurs, il a rappelé que la qualité des services est une exigence des licences et des cahiers de charges, des opérateurs.

«Elle exige également de l’AMRTP de procéder au contrôle des services offerts par les opérateurs de télécommunications aux fins de s’assurer du respect des normes pour une meilleure qualité offerte aux consommateurs», a-t-il noté. Et d’ajouter que malgré un contexte difficile, le sabotage des infrastructures et souvent l’opposition des populations à l’entretien et à l’extension des réseaux, l’AMRTP et les opérateurs déploient d’énormes moyens pour la satisfaction des consommateurs.

C’est ainsi, dira Saidou Pona Sankaré, que l’AMRTP a installé des équipements de surveillance de la QoS en temps réel, qui peuvent même informer les opérateurs sur leurs BTS. L’AMRTP a aussi mis en place un outil des mesures de la qualité des services des opérateurs de téléphonie mobile depuis le 22 février 2020 dénommé (AMRTP-QoS). Cet outil permet de faire le diagnostic des problèmes de réseau sur la base des données fournies par les consommateurs.

 

25 MILLIONS D’UTILISATEURS-Pour sa part, la représentante des Associations des consommateurs a rappelé qu’avec une population estimée à plus de 20 millions d’habitants, le Mali devient jour après jour prometteur pour les opérateurs téléphoniques, avec un marché de 25 millions d’utilisateurs de la téléphonie mobile et fixe, selon un rapport du «Business Managing and Development» publié en janvier 2022.

Mme Coumba Tangara a estimé que les tarifs de communication sont jugés encore chers par trois utilisateurs sur cinq. «Ce caractère peu abordable des tarifs est beaucoup plus perceptible chez les abonnés de l’opérateur Orange (67%), Moov Africa (59%) et Telecel (46%)», a-t-elle précisé, avant d’inviter les opérateurs de téléphonie à accélérer le processus de vulgarisation et de démocratisation de l’Internet. 

De son côté le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration a indiqué que le secteur des télécommunications est sans aucun doute celui qui regroupe le plus grand nombre d’utilisateurs de services. Selon Al Kaïdi Amar Touré, ces services de plus en plus variés vont de la simple téléphonie à ce qu’on appelle aujourd’hui le monde numérique.


«Notre département, en sa qualité de responsable de la politique nationale du secteur des télécommunications/Tic, a anticipé sur la transformation digitale de notre société et la qualité des services offerts aux populations. Cette anticipation se voit notamment à travers la création de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), la direction nationale de l’Économie numérique et le service de certification électronique», a-t-il relevé.

En outre, Al Kaïdi Amar Touré a signalé  que dans les nouvelles orientations politiques de l’État, plusieurs efforts ont été consentis notamment le renforcement des exigences définies dans les cahiers de charges des opérateurs de télécommunication et plusieurs investissements dans la large bande. Il a exhorté les conférenciers à fournir le maximum d’informations et dans un langage peu technique. Ce qui, selon lui, permettra à son département de recevoir de pertinentes recommandations, qui seront sans doute exploitées  pour une meilleure politique de développement de ce secteur transversal.

Amadou GUEGUERE
Lire aussi : Forum de Bamako : Les acteurs plaident pour une formation adaptée aux besoins de l’économie

Le rapprochement entre les formations et les besoins du marché du travail a été au centre des échanges du panel 4 du 26ᵉ Forum de Bamako, consacré à l’éducation, à l’emploi et à l’entrepreneuriat. Les intervenants ont notamment préconisé le développement de l’apprentissage, le .

Lire aussi : Corridor maritime : offensive de charme du port de Lomé

Le choix d’un corridor maritime ne se joue pas uniquement à la sortie d’un port. Pour les opérateurs économiques maliens, il se mesure surtout au coût du transport, aux délais d’acheminement, à la fluidité des formalités et à la sécurité des marchandises jusqu’à leur destination .

Lire aussi : 5ème édition du salon : Le Professionnalisme des médias sociaux et la viabilité économique en ligne de mire

Les travaux du Salon des Médias au Mali (SAM MALI) ont débuté ce jeudi 5 novembre 2026 au palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ sous le haut parrainage du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop..

Lire aussi : 5ème édition du salon : Le Professionnalisme des médias sociaux et la viabilité économique en ligne de mire

Les travaux du Salon des Médias au Mali (SAM MALI) ont débuté ce jeudi 5 novembre 2026 au palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ sous le haut parrainage du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop..

Lire aussi : Tamarin : Une richesse sous-exploitée au Mali

Dans les campagnes maliennes, il suffit parfois de lever les yeux vers un tamarinier pour mesurer l’immensité d’une opportunité oubliée. Cet arbre, qui accompagne depuis des générations les paysages ruraux, produit un fruit aux multiples vertus. Mais derrière cette richesse naturelle se ca.

Lire aussi : Productions agricoles : Le grand gâchis !

Faute de moyens adaptés de conservation, de stockage et de transformation, une partie des récoltes se détériore avant même d’atteindre les consommateurs.

Les articles de l'auteur

Revue annuelle de l’UEMOA : Les performances du Mali à la loupe

Revue annuelle de l’UEMOA : Les performances du Mali à la loupe

La 12è revue annuelle examine les avancées du pays dans l’application des réformes communautaires et les difficultés qui persistent..

Par Amadou GUEGUERE


Publié jeudi 05 novembre 2026 à 09:33

Robert Y. Dessouassi, directeur exécutif de l’ABV : «Toutes les mesures sont prises pour rédynamiser notre institution»

Robert Y. Dessouassi, directeur exécutif de l’ABV : «Toutes les mesures sont prises pour rédynamiser notre institution»

Dans cet entretien, le directeur exécutif de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) revient sur les enjeux de la 8ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Organisation tenue le vendredi 16 octobre à Bamako. Robert Y. Dessouassi évoque aussi les difficultés financières de l’institution et les attentes liées à la présidence malienne pour les deux prochaines années.

Par Amadou GUEGUERE


Publié mardi 20 octobre 2026 à 11:02

Autorité du Bassin de la Volta : Le Mali prend la présidence du conseil des ministres

Autorité du Bassin de la Volta : Le Mali prend la présidence du conseil des ministres

Après quatre jours de travaux préparatoires du Comité technique des experts, la rencontre s’est tenue sous la présidence d’Ahmed Ibrahim, ministre ghanéen des Travaux publics, du Logement et des Ressources en eau, président en exercice du Conseil des ministres de l’ABV..

Par Amadou GUEGUERE


Publié lundi 19 octobre 2026 à 12:19

Autorité du Bassin de la Volta : Les experts préparent le conseil des ministres

Autorité du Bassin de la Volta : Les experts préparent le conseil des ministres

Du 12 au 15 octobre, les participants vont examiner les principaux dossiers administratifs, techniques et financiers de la Direction exécutive, notamment le renforcement de ses capacités institutionnelles et les dépenses de fonctionnement.

Par Amadou GUEGUERE


Publié mardi 13 octobre 2026 à 09:42

Cours des comptes de l’UEMOA : Les acteurs en conclave à Bamako

Cours des comptes de l’UEMOA : Les acteurs en conclave à Bamako

La 27e réunion statutaire des juridictions financières de l’UEMOA se tient dans notre capitale autour du contrôle et de la bonne gestion des finances publiques.

Par Amadou GUEGUERE


Publié mardi 06 octobre 2026 à 13:50

Octobre urbain : L’urgence du logement

Octobre urbain : L’urgence du logement

Face à l’urbanisation rapide et au déficit de logements, le Mali veut accélérer la construction tout en améliorant les quartiers existants.

Par Amadou GUEGUERE


Publié lundi 05 octobre 2026 à 09:58

EGEPA : La phase régionale lancée à Koulikoro

EGEPA : La phase régionale lancée à Koulikoro

Ces concertations doivent faire remonter les réalités des acteurs et dégager des solutions concrètes pour moderniser les filières concernées.

Par Amadou GUEGUERE


Publié vendredi 02 octobre 2026 à 09:30

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner