Une vue du bâtiment central de l’hôpital
La direction générale de l’établissement entend préserver les acquis en améliorant davantage la qualité du service et des prestations fournis à la population. Cela en dépit de quelques difficultés auxquelles elle est confrontée.
L’hôpital de Sikasso est le plus grand centre hospitalier de la Cité verte du Kénédougou. Il accueille en moyenne, chaque jour, près de 1.000 patients. Selon son directeur général, cette performance n’est pas le fruit du hasard. Elle couronne, explique Dr Dadé Ben Sidi Ben Bouyé Haïdara, les efforts que le personnel déploie chaque jour pour être à la hauteur des attentes. Ce succès, insiste-t-il, reflète aussi l’engagement à atteindre les objectifs assignés à la structure ou qu’elle veut d’atteindre.
Les critères retenus pour l’évaluation de performance sont, entre autres, la disponibilité des médicaments essentiels et la prise en charge des urgences, la conformité et le taux de satisfaction des usagers, le taux de recouvrement des recettes, le taux de conformité des dossiers médicaux, le taux de conformité de la gestion des déchets hospitaliers, le taux moyen de disponibilité des dix examens biomédicaux, le taux de mortalité intra hospitalier, le taux de mortalité maternelle intra hospitalier, le taux de mortalité des enfants de 0 à 59 mois, le taux de fonctionnalité des organes d’administration et de gestion.
Le premier responsable de l’hôpital régional déclare avec satisfaction que toutes les machines et les équipements sont en état de fonctionnement dans les laboratoires. Par contre, il déplore l’état défectueux du scanner au niveau de l’imagerie. «Toutes les mesures nécessaires sont en train d’être prises pour le mettre en état de marche», rassure le directeur général. Il rappelle notamment que c’est le tube du scanner qui doit être remplacé, une pièce qui dispose d’un cycle de vie, une fois celui-ci atteint elle devient inopérante.
Le 1er administrateur de l’hôpital soulève un certain nombre de difficultés auxquelles son établissement fait face : la maintenance des équipements qui est un des problèmes majeurs, car il y a peu de techniciens qualifiés au Mali. Cette situation rallonge le délai de réparation des matériels. Il faut faire appel à l’expertise étrangère. Les délestages constituent pour l’hôpital une source d’inquiétude. À cause des variations d’intensités à la reprise de la fourniture du courant, certaines machines peuvent être endommagées. Les capacités d’accueil des urgences sont insuffisantes comme au niveau de la morgue dont les casiers ne suffisent plus. Cette situation a empiré à cause des coupures intempestives.
Aussi, regrette-t-il l’absence de spécialistes dans trois domaines médicaux : la pneumologie, la psychiatrie et la neurologie. Pour juguler ces problèmes, le directeur général annonce que l’État a décidé de venir en aide à sa structure avec un appui de 338 millions de Fcfa en vue du renforcement les capacités de l’hôpital régional. Il propose la formation continue du personnel, la présence d’un plus grand nombre de spécialités, la maintenance biomédicale et l’érection de l’hôpital en centre hospitalo-universitaire dans la perspective de la création de l’université à Sikasso, car c’est une initiative qui offrira de nombreux avantages comme le maintien des chercheurs à Sikasso.
Le directeur général invite la population sikassoise à accompagner l’hôpital par des appuis matériels et financiers et également par des conseils à travers l’option de la boîte à suggestion. Il a salué les structures et les particuliers pour les aides qu’ils font à l’hôpital.
Mahamadou FANÉ
Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso
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