Sikasso : Le festival international nangnerki, un véritable espace de brassage culturel

Le stade Babemba Traoré de Sikasso vibre depuis le 10 février, et ce durant une semaine, au rythme du festival Nangnerki. Le «Nangnerki» est une appellation vernaculaire senoufo du spécimen de l’arbre dans lequel sont taillés les lames du balafon. L’évènement constitue un espace de rencontre de plusieurs ethnies du Mali et d’ailleurs.

Publié mercredi 18 février 2026 à 08:38
Sikasso : Le festival international nangnerki, un véritable espace de brassage culturel

La cérémonie d’ouverture a eu lieu le jeudi dernier

 

 

«L’intégration culturelle comme levier d’un monde souverain», tel est l’intitulé du thème retenu pour la 7è édition. Ce thème s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de valorisation de la culture et en cohérence avec l’Année de l’éducation et de la culture au Mali. Il s’inscrit également en parfaite cohérence avec la citoyenneté et le dialogue des savoirs.

La cérémonie d’ouverture qui a eu lieu, jeudi dernier, a regroupé plusieurs acteurs de la culture malienne, les autorités locales et régionales de Sikasso et des représentants des médias. Elle était présidée par le représentant du ministre de l’Artisanat, de la culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Alamouta Dagnoko. C’était en présence de la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. On notait également la présence du directeur du Festival international Nangnerki, Kassim Bengaly et des invités du Burkina Faso et de la Côte d’ivoire.

À l’entame de ses propos, le représentant du ministre chargé de la Culture a donné des précisions sur le mot «Nangnerki». «Chaque lame du balafon a un nom et une fonction spécifique. La combinaison des sons produits par chaque lame de balafon crée une mélodie harmonieuse. Tout comme les lames du balafon, unis et inséparables, le Festival Nangnerki prône le message de la fraternité, de l’intégration, du vivre ensemble», a expliqué Alamouta Dagnoko.

En outre, le représentant du ministre a affirmé que notre riche culture doit rester notre meilleur espoir et rempart, car c’est elle qui nous a permis de façonner notre identité, personnalité… Elle reste capitale pour notre degré d’élévation dans le concert des nations. Alamouta Dagnoko a, au nom du ministre Mamou Daffé, assuré la disponibilité constante et entière du département en charge de la culture à soutenir et accompagner, comme il le fait depuis la toute 1ère édition, du Festival Nangnerki.   

De son côté, la gouverneure a rappelé que Sikasso est le carrefour de la civilisation, le creuset des traditions et le symbole de la résistance. S’agissant du Festival Nangnerki, la cheffe de l’exécutif régionale a fait savoir que celui-ci est un espace de transmission, d’expressions et d’opportunité. «Pendant sept jours, ce festival crée une grande place publique où se rencontrent tradition et modernité, sagesse des anciens et créativité de la jeunesse», a-t-elle indiqué, ajoutant que le thème nous rappelle que la souveraineté ne se limite pas aux frontières géographiques, elle repose avant tout sur la maîtrise de notre identité culturelle. Par ailleurs, la gouverneure a salué la participation des pays invités au festival.

 Toute chose qui, d’après elle, donne un sens concret à notre ambition d’intégration sous-régionale.  Pour le directeur du Festival international Nangnerki, Sikasso est une terre de diversité culturelle, de brassage et de tradition vivante. Il a évoqué les avantages du festival pour la région, le Mali et la sous-région. Se prononçant sur le thème, Kassim Bengaly dira que le Festival Nangnerki réaffirme que la culture constitue un puissant levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable. Il a saisi l’occasion pour remercier la jeunesse de Sikasso pour son engagement et son appropriation du festival comme espace d’espoir et d’avenir.

«Que la culture continue d’unir nos peuples et renforcer la paix et la cohésion sociale», a-t-il conclu. La 7è édition du Festival Nangnerki prévoit un programme très riche et inclusif. Il s’agit, entre autres, des visites touristiques à travers la ville pour découvrir les richesses locales, la coupe Nangnerki (Football), des ateliers de formation en journalisme sur les thématiques comme (médias et patrimoine culturel, rôles et gouvernance, la promotion de la paix et la cohésion transfrontalières). Le public a également eu droit à la lutte traditionnelle, à la foire, aux concerts et aux conférences-débats. Le défilé de mode, le concours culinaire et le concours de danse au balafon faisaient également partie de l’agenda.

Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso

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