Foire scientifique : Les élèves du fondamental montrent leur génie créateur

L’École nationale d’ingénieurs-Abderhamane Baba Touré abrite, depuis lundi dernier, la première édition de la Foire scientifique au niveau du fondamental 2, autrement dit le second cycle.

Publié mercredi 27 juillet 2022 à 06:12
Foire scientifique : Les élèves du fondamental  montrent leur génie créateur

L’exposition a pour objectif de promouvoir l’apprentissage des sciences par les jeunes enfants

 

Les activités de cette foire ont été lancées par le chef de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, Oumar Traoré, en présence de son collègue du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Yacouba Kébé.

La représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Inge Vervloesem, et le représentant du maire de la Commune III, Abdoulaye Doumbia y ont pris part aussi. 

Cette foire scientifique durera trois jours. À cette occasion, les élèves des 7è, 8è et 9è années des Centres d’animation pédagogiques (Cap) des deux rives de Bamako exposent leurs productions scientifiques.


Les produits exposés sont, entre autres, les savons, une maquette de bâtiments, des informations sur certaines maladies, notamment la bilharziose, les pommades, un vase communicant, une expérimentation de la filtration de l’eau, des robots fabriqués et un modèle d’installation électrique.  Ces productions ont été réalisées grâce à l’accompagnement de mentors, repartis entre 600 clubs scientifiques.

La représentante de l’Unicef a expliqué que cette foire est la culmination du projet «Scientifiques en herbe», financé par la Hollande et l’Allemagne. Il a pour objectif de promouvoir l’apprentissage des sciences par les jeunes enfants, en l’occurrence les jeunes filles. Selon Inge Vervloesem, ce projet a connu la participation de 200 écoles dont 125 de la rive gauche et 75 de la rive droite. Ces établissements, a-t-elle précisé, ont été dotés en kits scolaires et de gestion de l’hygiène menstruelle.


S’y ajoutent des manuels scientifiques scolaires, malles scientifiques et des matériels roulants (6 motos et deux tricycles). Elle a également indiqué que cette foire représente l’expression du génie créateur de nos enfants qui, au sein de leurs Cap, ont su s’imposer dans leurs catégories respectives en passant par la phase de présélection grâce à la qualité de leurs projets. Il a ajouté que le produit que chaque club scientifique présente est le témoin probant des efforts visant la promotion de la science, la technologie, l’ingénierie et la mathématique (STEM) dans les lieux d’apprentissage du Mali.

Oumar Traoré a affirmé que le projet «Scientifiques en herbe» vise également à soutenir la rétention scolaire et la qualité de l’éducation. Pour lui, l’initiative permettra de transformer et autonomiser la vie de milliers de filles, en surmontant les barrières de genre qui limitent les aspirations et les opportunités. Il a félicité les initiateurs de cette activité, notamment l’Unicef.

Le chef de cabinet du ministère de l’Éducation nationale a émis le vœu de voir un système éducatif refondé dans lequel les apprenants seront majoritairement dans les filières scientifiques. Toute chose qui permettra, selon lui, de résoudre l’épineuse question de la gestion des flux qui se pose dans l’enseignement supérieur.

Après la visite des produits exposés, le chef de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dira que les élèves ont montré qu’ils sont capables d’appliquer ce qu’ils ont théoriquement appris. «Grâce à ce partenariat entre l’Unicef et le département en charge de l’Éducation nationale, on souhaite que de plus en plus d’étudiants acceptent d’opter pour les matières scientifiques et viennent relever avec nous le défi de la formation au niveau de l’Enseignement supérieur», a-t-il lancé.

Mohamed DIAWARA

Lire aussi : Biennale à Tombouctou : Le satisfécit du président de la délégation spéciale du conseil régional

Pour Issaka Nazoum, ce rendez-vous culturel a été une opportunité de montrer au monde qu’il y a une vie au Mali, particulièrement à Tombouctou qui demeure une destination sûre, contrairement aux informations véhiculées par certains médias.

Lire aussi : La Biennale de Tombouctou 2025 : Plus qu'une fête, un acte politique fort

Les lampions se sont éteints sur la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou lundi dernier sous la férule du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Mais d’ores et déjà, on peut affirmer, sans prendre de gants, que Tombouctou a vécu de sa belle vie tant la fête a .

Lire aussi : Dialogue et paix

Dans la cadre des activités de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sa collègue de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sal.

Lire aussi : Nioro et Gao : À hauteur d’attente

Les troupes qui participent à la Biennale artistique et culturelle administrent un bel exemple de vivre-ensemble depuis le début de la compétition..

Lire aussi : Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Bougouni sur la plus haute marche du podium

La région a remporte le premier prix. Les Régions de Dioïla et de Tombouctou complètent respectivement le tableau. L’orchestre de Kidal s’en sort avec le prix spécial du Président de la Transition. Bougouni organisera l’édition de 2027.

Lire aussi : Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Une étape majeure dans la renaissance culturelle de notre Nation

-.

Les articles de l'auteur

Canam : Des ambitions fortes en 2026

En 2026, la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam) entend renforcer sa performance opérationnelle, la qualité des services rendus aux assurés, mais aussi améliorer la bonne gouvernance et maîtriser les risques..

Par Mohamed DIAWARA


Publié mercredi 31 décembre 2025 à 08:45

Modibo Danion : «Aujourd’hui, nous avons 10.869 assurés volontaires»

Dans les lignes qui suivent, le chef de service de l’Assurance volontaire (AV) à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) aborde notamment les avantages de ce régime de protection sociale, les critères d’adhésion et fait le bilan de l’année 2025.

Par Mohamed DIAWARA


Publié mercredi 31 décembre 2025 à 08:40

Établissement de santé : L’anaes développe un plan d’actions anti-corruption

L’Agence nationale d’évaluation et d’accréditation des établissements de santé (Anaes) a développé un plan d’actions contre les risques de corruption au sein d’un établissement de santé. L’étude sur le développement de ce plan et sur l’évaluation et la cartographie des risques de corruption au sein d’un établissement de santé a été validée, hier dans un hôtel de la place, lors d’un atelier..

Par Mohamed DIAWARA


Publié mercredi 24 décembre 2025 à 08:51

Santé : Les fondations de l’organisation confédérale mises en place

L’initiative vise à bâtir un système de santé unifié et solidaire qui permettra d’améliorer la santé des populations par l’harmonisation des politiques, le partage des ressources et la coordination des efforts sanitaires.

Par Mohamed DIAWARA


Publié lundi 22 décembre 2025 à 08:10

Concours des acteurs des médias: L’Essor en tête de peloton

En marge de la Journée mondiale de la population, la Direction nationale de la population (DNP), en partenariat avec le projet Horizon d’Espoir, a procédé ce jeudi 19 décembre 2025, à la remise des prix du Concours des acteurs des médias..

Par Mohamed DIAWARA


Publié dimanche 21 décembre 2025 à 19:03

Écoles communautaires à Bamako : Au bord du gouffre

La multiplication démesurée des écoles communautaires, la difficile intégration des enseignants dans la Fonction publique des Collectivités territoriales et l’irrégularité du paiement du fonds Adars étouffent ces établissements. Pourtant, ceux-ci sont censés accroître la scolarité dans les familles démunies.

Par Mohamed DIAWARA


Publié jeudi 18 décembre 2025 à 08:29

Issa Sissouma, directeur général de l’UTM : «Le Ramu est une question de solidarité nationale»

Dans le cadre de la Journée mondiale de la couverture sanitaire universelle (CSU), célébrée le 12 décembre, le directeur général de l’Union technique de mutualité malienne nous a accordé une interview exclusive. Issa Sissouma aborde les acquis et les défis liés à l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu).

Par Mohamed DIAWARA


Publié jeudi 18 décembre 2025 à 08:21

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner