Issues des écoles et centres de formation de Kati et du District de Bamako les participantes à cette 2è édition se sont affrontées dans des activités éducatives, le jeu réduit, les passes, le contrôle de balle et d’autres exercices. La cérémonie d'ouverture était présidée par le secrétaire général de la Femafoot, Sidy Bekaye Magassa, en présence de la marraine Mme Adam Sidibé et du coordinateur des chefs de quartier de Kati, Tiékoura Koné. Dans son allocution, le coordinateur des chefs de Kati s’est réjoui du choix porté sur la ville Garnison pour abriter l’événement, avant de témoigner sa reconnaissance à la Femafoot et à ses partenaires.
«C'est une grande fête à Kati, toutes les filles de 8 à 15 ans sont là ce matin (samedi, ndlr) pour prendre part à cette édition. En tant que coordinateur des chefs de quartier de Kati, je suis heureux de prendre part à la fête», a dit Tiékoura Koné sous les ovations du stade Salif Keïta «Domingo». La marraine abondera dans le même sens, en soulignant l’importance de l’activité pour Kati et en exprimant sa fierté d'être aux côtés des jeunes joueuses. «Ce lieu n'est pas inconnu pour moi, car je suis une ancienne joueuse et c’est avec une grande joie que je retrouve la pelouse ce matin (samedi, ndlr). Je ressens un grand bonheur d’être ici", a déclaré l’ancienne sociétaire de l’AS Saramaya de Kati, ajoutant que le festival permet aux jeunes joueuses «d'apprendre les b.a.-ba du football».
Pour sa part, le secrétaire général de la Femafoot a salué la mobilisation des filles pour participer à l’événement et témoigné sa reconnaissance à la population de Kati et aux autorités sportives, administratives et coutumières locales pour leur contribution à la réussite du festival. «Je remercie la FIFA pour son accompagnement, sans le soutien financier et matériel de la FIFA, cette édition n'allait jamais avoir lieu. Nous allons continuer à suivre les 300 filles à distance afin qu’elles puissent renforcer les équipes nationales dans les années à venir», a déclaré Sidi Békaye Magassa.
Cette 2è édition du Festival de football féminin a été marquée par deux matches de gala : le premier a mis aux prises les femmes leaders de Kati et les jeunes amatrices de football (0-0), alors que le deuxième a opposé la sélection nationale féminine U20 et l’AS Saramaya de Kita (victoire 3-0 de la sélection nationale des moins de 20 ans). La première édition du Festival de football féminin s’était déroulée en 2021 à Bougouni et rendez-vous est pris pour la 3è édition, prévue en 2025.
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ILS ONT DIT…
Alima Traoré (8 ans), joueuse : «Je suis très heureuse de prendre part à cette édition. Je suis venue avec mon père et je rêve de devenir footballeuse».
Kassantou Koné (12 ans), joueuse : «Pour moi, c'est un rêve qui est devenu réalité. J'ai beaucoup appris avec les encadreurs».
Aldiouma Dramé (9 ans), joueuse : «Malgré mon handicap visuel, j'ai beaucoup appris avec les autres filles. Les encadreurs ont été tellement patients avec moi que je demande à Dieu de me donner la vue pour pouvoir jouer au football».
Djènéba Fané, encadreuse du Stade malien : «La journée s'est bien passée. Les filles ont été très disciplinées et nous espérons que beaucoup d’entre elles feront carrière dans le football».
Ousmane Guindo, directeur technique par intérim : La Fédération internationale de football association accorde une grande importance au développement du football féminin surtout le football de catégorie d’âge. Ce festival entre dans ce cadre».
Aminata Sogodogo, Femafoot : «L'objectif visé est l’implication des filles dans la promotion et le développement du football féminin. à travers cette initiative, nous donnons la chance aux filles de faire carrière dans le football».
Hamidou Koné, parent : «Mes filles étaient pressées de venir aujourd’hui (samedi dernier, ndlr) à Kati pour participer à ce festival. Je salue cette initiative de la Femafoot et j'espère qu'elle sera pérennisée»
Mama Touré, parent : «J'ai pris du plaisir en accompagnant ma fille ici. Je suis restée toute la journée au stade pour encourager les participantes au festival».
Mohamed Traor
é, journaliste : «L'organisation a été parfaite, les filles nous ont régalés et le public s’est amusé avec les deux matches de gala».
Propos recueillis par
Djeneba BAGAYOGO
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