La tentative de meurtre est une infraction criminelle prévue
et punie par les dispositions des articles 3, 199 et 201 du Code Pénal. En
l’espèce, elle est susceptible de donner lieu à des peines du même type.
Cette
infraction est la raison principale de la comparution d’un certain Abdoulaye
Dara, un jeune résident à Sogoniko, quartier populeux de la Commune VI du
District de Bamako. La victime de l’accusé se nomme A. Maïga, boutiquier de son
état. Ainsi, l’inculpé a comparu la semaine dernière devant les jurés de la
Cour d’assises pour s’expliquer sur les raisons de son acte et s’en défendre
dans l’espoir de se tirer d’affaire.
Poignardé dans le dos
Nous étions en septembre 2019. Ce jour-là, aux environs de
19 heures, le commerçant A Maïga a reçu la visite du nommé Abdoulaye Dara. Au
boutiquier, Abdoulaye a remis la somme de 500 Fcfa à l'intérieur de l’échoppe.
Puis, il est ressorti pour s’approvisionner en sachet de lait frais dans le
frigo installé dehors.
Le boutiquier lui a tourné le dos pour encaisser,
Abdoulaye en a profité pour le poignarder dans le dos. Bien que blessé, le
commerçant a résisté et s’est même défendu en engageant un corps à corps avec
celui qui avait tenté de le tuer dans sa boutique. Entre- temps, des passants
qui avaient été alertés par l’atmosphère peu ordinaire dans l’échoppe, sont
venus pour secourir le blessé.
Ensemble, ils en ont profité pour maîtriser
l’agresseur. Dans la foulée, A. Maïga s’est précipitamment rendu au commissariat
de police du 7ème arrondissement pour déposer une plainte contre celui qui
venait d’attenter à sa vie. Par la suite, Abdoulaye Dara fut interpellé,
poursuivi et inculpé pour tentative de meurtre. La procédure judiciaire a été
engagée aboutissant à l’inculpation du suspect qui s’est finalement retrouvé
entre les mains des juges.
Forces surnaturelles
Aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le magistrat
instructeur, le mis en cause a reconnu sans ambages les faits qui lui sont
reprochés. Une fois à la barre devant les jurés, sans chercher à se disculper,
il a fait de même. Mieux, il est même resté constant dans ses déclarations.
Mais, malgré cela, il lui fallait s’expliquer quand même pour éclairer la
lanterne de la Cour sur les circonstances dans lesquelles les choses se sont
passées. C’est en ce moment qu’il a surpris les jurés.
Il a ainsi soutenu
mordicus, qu’il est possédé par des forces surnaturelles qui l'ont poussé à
s’en prendre au boutiquier pour mettre fin à la vie de celui-ci. Avec tout le sérieux
du monde dans la voix, l’inculpé voulait convaincre la Cour que les faits étaient
plutôt l’œuvre des esprits et non de lui-même. En se défendant ainsi, il
laissait entre voir en filigrane qu’il ne jouissait pas de toutes ses facultés
mentales au moment où il commettait son acte.
Malheureusement, il avait certainement oublié qu’il avait à
faire à des magistrats professionnels qui ne se laisseront pas facilement
convaincre par de tels propos. Cela, ils le lui ont fait savoir et lui ont
apporté la preuve que c’était lui Abdoulaye qui a agressé le boutiquier avec un
couteau dans le seul but de le tuer. Comme s’ils y avaient eux-mêmes assisté, les jurés ont décrit
la scène du crime, devant un accusé visiblement médusé. Ainsi, toutes les
portes de sorties lui étaient fermées.
Conformément au rôle de défenseur des citoyens qui lui est dévolu,
le ministère public a mis cette occasion à profit pour charger l’inculpé.
Auparavant, le parquet était revenu quasiment à la virgule près, sur les
circonstances des faits, tels que l’arrêt de renvoi l’avait fait ressortir. Le
magistrat n’est même pas allé par le dos de la cuillère. Il a plaidé pour le
maintien de l’inculpé dans les liens de l’accusation.
Voyant que la cause était entendue pour son client, la défense a tout simplement plaidé la clémence de la Cour. Au final, les jurés ont estimé que les preuves étaient suffisantes contre Abdoulaye. Celui-ci a été reconnu coupable des faits de tentative de meurtre, et a écopé de 5 ans de prison.
Tamba CAMARA
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