Cour criminelle de la cour d’appel de Bamako : Le suspect acquitté faute de preuves

«Association de malfaiteurs et vol qualifié commis en bande et à main armée », c’est l’infraction à laquelle Bakary Dioni a été inculpé devant la Cour criminelle de la cour d’appel de Bamako. Face aux jurés, il devait s’expliquer d’abord, se défendre ensuite et convaincre la cour pour pouvoir échapper à la rigueur de la loi.

Publié mercredi 04 mars 2026 à 08:39
Cour criminelle de la cour d’appel de Bamako : Le suspect acquitté faute de preuves

Heureusement pour lui, il s’est montré très convainquant à la suite de son procès. Les jurés n’ont pu le retenir dans les liens de l’accusation. Conséquence, B. Dioni qui frôle la quarantaine aujourd’hui, est sorti libre du tribunal faute de preuves. Les faits qui ont conduit ce jeune homme, orpailleur de son état devant cette cour criminelle remontent à juin 2021. Ce jour-là, aux environs de 02 heures du matin, Mahamadou Sidibé et son ami ont été victimes de braquage à main armée, à Sénou.

 Ils ont été interceptés par deux individus à califourchon sur une moto, lesquels dépouillèrent Mahamadou de sa moto Djakarta, ses pièces et une somme de 157.000 Fcfa. Plusieurs semaines plus trd, par un simple fait du hasard, les victimes les ont aperçus à Sénou, un quartier de la périphérie de la capittale. Une course poursuite s'engagea à l'issue de laquelle, elles mirent la main sur Bakary Dioni.

Dans le feu de l’action, son complice et compagnon de fortune s'est volatilisé avec ladite moto. Jusuq’à ce jour, ce dernier est resté introuvable. C’est ainsi qu’après enquête, le susnommé fut déféré devant le parquet près du Tribunal de grande instance de la Commune VI du District de Bamako, lequel requiert l'ouverture d'une information judiciaire contre les suspect Bakary Dioni, d'où l’inculpation de celui-ci pour les infractions sus dessus citées. Ces faits sont prévus et punis par les dispositions des articles 252, 253 et 175 du Code pénal. C’est ainsi que Dioni a été seul a comparaître devant les juges pourqu’il réponde de l’acte qu’il avait posé avec son complice fugitif.

L’accusé est resté constant durant toute la procédure jusqu’à la barre, en niant toujours les faits qui lui sont reprochés. Pour se justifier, il déclara avoir été accusé d’un crime dont il n’est pas l’auteur. En s’expliquant, le suspect a soutenu que le jour des faits, il partait acheter de la cigarette dans une boutique du quartier, lorsque son chemin croisa celui d’un groupe de jeunes. Ces derniers l’ont intercepté en le traitant de voleur avant de le conduire à la brigade de gendarmerie de Sénou.

Après ces explications de l’accusé, le ministère public en sa qualité de défenseur des citoyens, a tout d’abord  soulevé des zones d’ombre dans cette histoire qui, pour lui, paraissait pourtant très simple. Il a tout simplement reconnu qu’ à son avis, les preuves manquent pour assoir la culpabilité de l’accusé. Le doute profitant à l’accusé, le magistrat a requis la relaxe pure et simple de l’accusé pour insuffisance de preuves.

Chose qui facilita la tâche du conseil de l’inculpé. Celui-ci a tout simplement plaidé la non culpabilité de son client sollicitant la cour de le libérer. Cette dernière semble avoir suivi le parquet dans sa réquisition en écartant toute culpabilité du mis en cause. D’où l’acquittement du mis en cause faute de preuves. C’est ainsi que le jeune homme est ressorti libre de la salle d’audience.

 

Tamba CAMARA

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