Au Musée national, la délégation contemple une exposition permanente sur les chefs d’œuvres d’art rituel
Dans le cadre
de sa visite de travail dans notre pays, le Premier ministre Burkinabé, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, s’est
rendu, hier au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké
Kouyaté à Koulouba, puis au Musée national du Mali. Cette immersion artistique
et culturelle a permis à l’hôte de marque
et sa délégation d’apprécier la qualité de
la formation dans les domaines du design, de la sculpture, du dessin, de la
danse, de la musique.
Au Musée national, la délégation a pu contempler les
trois expositions permanentes, à savoir : «Le Mali millénaire» ; «Les chefs d’œuvre d’art rituel» et «Le textile du Mali, d’hier
à nos jours». Le Premier ministre burkinabé a marqué son intérêt pour l’art et la culture dans chacune des
étapes de sa visite dans les deux structures, notamment à travers ses nombreuses questions posées aux étudiants et autres guides des
expositions.
Au
Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté,
le directeur général Oumar Kamara dit Kamara Ka s’est appesanti sur le rôle de
son établissement dans l’émergence d’une conscience patriotique au sein de la Confédération des États du Sahel (Confédération
AES) à travers des sculptures géantes en construction. Des œuvres d’art qui,
selon lui, feront bientôt l’objet d’une exposition.
Le Premier
ministre Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo a
confié avoir vu des jeunes
hommes et des jeunes filles très
déterminés. Et surtout qui mettent du cœur à l’ouvrage dans l’apprentissage des
différents métiers des arts et de la culture. «Nous avons aussi découvert des
encadreurs très passionnés dans la transmission des connaissances. C'est très important de disposer de ce type de
structure», a-t-il apprécié.
«C’est essentiel pour la
professionnalisation des filières artistiques et culturelles parce que c’est de
ce Conservatoire que vont sortir certainement les porte-étendards de la culture
de nos pays. Je suis vraiment très édifié sur ce que j’ai vu au niveau du
Conservatoire et c’est l'occasion bien sûr d’encourager toute l’équipe du
ministère de la Culture. Je les engage à travailler à renforcer davantage la
synergie d’actions avec les structures du même type au
Burkina Faso et au Niger afin de faire de la Confédération, un espace
harmonieux de conservation, de création, de diffusion et de consommation des
produits de la culture», a déclaré l’hôte de marque.
De son côté, le
directeur général du Musée national, Daouda Kéïta, a souligné que le travail
est en cours pour la préparation d’une exposition itinérante avec les objets
des trois pays membres de la Confédération AES. Il a succinctement expliqué
être en contact avec ses
homologues des musées du
Burkina Faso et du Niger pour la préparation de cette exposition sur les
ethnies qui vivent effectivement dans nos pays.
À ce propos, le Premier ministre
burkinabé expliquera que c’est la belle histoire et surtout la diversité des
expressions culturelles. Selon lui, c’est comme un voyage initiatique parce que
chaque pièce de ce musée raconte une histoire. Ce qui témoigne un peu de la
profondeur de la culture, de la richesse des savoir-faire des différentes
communautés. Et de
souligner que c’est d’autant
plus inspirant qu’on retrouve pratiquement le même savoir-faire au-delà des
frontières artificielles que le colon nous a laissées.
«Quant on
parle des senoufos, des bouwa, des dogons, des peulhs, on les retrouve
pratiquement partout dans
l’espace du Sahel. Donc, ce que nous
avons vu ici montre véritablement la richesse et la diversité de nos cultures,
de nos savoirs, de nos savoir-faire et surtout cela consolide la dynamique qui
est impulsée au plus haut sommet par les trois grands leaders que sont le Général d’armée Assimi Goïta du Mali, le Général d’armée
AbdourahamaneTiani du Niger et le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso. Ces
Présidents ont engagé les peuples du Sahel dans une dynamique historique», a
précisé Rimtalba
Jean-Emmanuel Ouédraogo.
Selon le
Premier ministre burkinabé, cette
dynamique se résume dans la devise de la Confédération à savoir : «Un seul
espace, un même peuple pour un même destin». Il a aussi expliqué que c’est
vraiment un voyage dans les tréfonds
de l’histoire. Il a invité les trois
pays, le Mali, le Burkina, le Niger, à s’appuyer sur leurs richesses, autrement
dit leurs savoirs et savoir-faire pour bâtir le futur.
Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo a conclu en ces termes : «Nous avons les valeurs, le savoir-faire endogène sur lesquels nous devons nous appuyer pour vivre les identités. Et surtout faire en sorte que chaque fils du Sahel soit fier de ses origines et surtout un ambassadeur du Sahel partout où il se trouve».
Youssouf DOUMBIA
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