La population assiste au dévoilement de la mascotte de la biennale
Il s’attache aussi à peaufiner les derniers réglages pour éviter qu’il y ait de fausses notes dans l’organisation qui semble être pourtant bien huilée, si l’on s’en tient aux premiers constats sur le terrain. La Biennale artistique et culturelle est une activité majeure et historique qui rassemble artistes, conservateurs du patrimoine culturel, artisans, opérateurs culturels des 19 régions et le District de Bamako.
Elle se tient cette année dans la cité millénaire de Tombouctou du 18 au 28 décembre et doit être l’apothéose de 2025 qui a été décrété Année de la culture par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Tout porte à croire qu’elle se veut novatrice, mais surtout symptomatique du retour de la paix et de la quiétude dans cette partie du pays, qui selon de nombreux témoins, a souffert, comme tant d’autres localités, de la crise sécuritaire ces dernières années.
Mercredi dernier, des jeunes (garçons et filles) s’étaient mobilisés au stade municipal de la ville pour suivre les dernières répétitions de la chorégraphie de la cérémonie d’ouverture. Ils étaient particulièrement heureux de voir débarquer du beau monde à l’aéroport et des hôtes prendre leurs quartiers dans les hôtels. Pour eux, il ne fait l’ombre d’aucun doute, leur ville (la cité des 333 Saints) retrouve cette vie intrépide fait d’incessants va-et-vient d’étrangers et de ballets de véhicules.
«Nous sommes habitués à recevoir régulièrement beaucoup de nos compatriotes et des étrangers», rappelle Hamza, un ancien guide touristique. Mais depuis quelques années, reconnaît-il, la ville était l’ombre d’elle-même. Et de renchérir que la tenue de la Biennale artistique et culturelle dans la cité mettra du baume au cœur des habitants.
Une jeune femme rencontrée dans les environs du marché de Sarékeyna cache difficilement sa joie. Elle a assisté au dévoilement de la mascotte de la biennale dans son quartier. Selon elle, c’est à partir de là qu’elle a nourrit la conviction que tout le Mali sera représenté à Tombouctou pour ce rendez-vous culturel.
La salle de spectacle Ali Farka Touré, la mascotte et le village de la Biennale artistique et culturelle ont été respectivement inaugurés en début de semaine par le ministre Mamou Daffé, en présence des autorités régionales et bien sûr dans une liesse populaire. Le village de la biennale, situé sur l’esplanade du monument de la Flamme de la paix est, à la fois, un lieu convivial de détente, d’exposition et de vente de produits artisanaux, mais également de prestation pour des artistes. Elle est richement décorée par les artisans touareg et songhaï dont l’originalité et l’exubérance sont légendaires.
Pour le président de la délégation spéciale de la ville de Tombouctou, Yéhiya Tandina, ce sont tous les commerçants, je dirais même tout le marché qui va se transporter dans ce village. Quant à la mascotte, elle est construite dans chacune des villes qui abrite la manifestation depuis 2005 à Ségou. Mais elle est surtout représentée par la coquille d’escargot. Ce symbole d’unité très fort que l’on retrouve dans toutes les zones géographiques du Mali.
Pour le ministre chargé de la Culture, la salle baptisée du nom du célèbre artiste musicien de la région, Ali Farka Touré, puisqu’il était natif de Niafunké, décédé en 2007, a été restaurée pour répondre aux normes d’un spectacle professionnel. La sonorisation, l’éclairage, la scène, les sièges sont parfaitement au point et d’autres commodités ont été ajoutées.
Youssouf DOUMBIA
En reconnaissance de l’importance du rôle des légitimés traditionnelles dans la société et dans le souci de leur doter d’un espace dédié à la tenue de leurs activités, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a decidé d’offrir à chacune des régions adm.
Marquée par une série d’échanges entre les photographes, la journée a été un véritable champ de diagnostic et de propositions de relance du secteur.
Si certains photographes de première génération ont connu le succès sur le plan international, d’autres ont passé toute leur vie sans pour autant connaître le show-biz de l’art contemporain. C’est le cas de notre compatriote feu Souleymane Sarr, qui a consacré sa vie au service de la ph.
Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale.
On pourrait penser que rien ne prédestinait Seydou Camara à la photographie surtout avec son cursus scolaire, mais c’est s’y méprendre parce que ce natif de Ségou, la 4è région du Mali, avait la passion de la photographie chevillée au corps et depuis sa tendre enfance..
Dans le cadre de la Journée mondiale de la photographie que consacre le 19 août de chaque année, le directeur artistique de l’Association Yamarou photo a accordé une interview à L’Essor. Dans les lignes qui suivent, Seydou Camara traite de plusieurs aspects de la photographie contemporaine.