Commémoration du 26 mars : Débat sur l’éthique et les valeurs

Dans le cadre du 32è anniversaire de la révolution populaire de mars 1991 qui a mis fin à la dictature de feu le général Moussa Traoré, la Pyramide du souvenir a sacrifié dimanche à un devoir de génération, mais aussi de souvenir, en organisant un colloque scientifique sous le thème : «Les institutions face à l’effritement des normes d’éthique et des valeurs au Mali».

Publié mardi 28 mars 2023 à 06:12
Commémoration du 26 mars : Débat sur l’éthique et les valeurs

Plusieurs membres du gouvernement dont le ministre en charge de la Culture, Andogoly Guindo (c) ont participé à la rencontre

 

 

La rencontre était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Andogoly Guindo était accompagné par ses collègues de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Me Harouna Mamadou Toureh, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidié Founé Coulibaly, et déléguée auprès du Premier ministre, chargée  des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko.


On notait aussi la participation d’anciens ministres, des membres du Conseil national de Transition (CNT), de la directrice de la Pyramide du souvenir, Fadima Coulibaly, d’universitaires et anciens de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (Uneem), anciens compagnons de lutte d’Abdoul Karim Camara dit Cabral.

C’est une tradition bien établie par la Pyramide du souvenir qui organise chaque 26 mars un colloque pour rendre hommage aux victimes des évènements de mars 1991. Et elle se perpétue. Le ministre en charge de la Culture a rendu un vibrant hommage aux martyrs du 26 mars en faisant observer une minute de silence en la mémoire des disparus. «J’ai une pensée pieuse pour tous ceux qui sont tombés pour l’avènement de la démocratie.


Nous ne les oublierons pas», a déclaré Andogoly Guindo. Tel un historien, le ministre Guindo a survolé le glorieux passé de notre pays, caractérisé par une éducation exemplaire. Selon lui, le Mali est une nation des hommes d’honneur, pétris de vertus comme la droiture et le respect de la parole donnée. Notre nation, selon lui, a conçu des valeurs sociétales, basées sur l’attachement de chaque individu à la patrie, aux normes d’éthique, de probité, d’intégrité, d’équité et de justice. Le ministre Andogoly Guindo a rappelé que notre éducation était basée sur l’amour de la patrie, le courage, la dignité, le sens de l’honneur, le respect des aînés et de la chose publique.

L’objectif des anciens étant de fabriquer un homme accompli. «Aujourd’hui, l’édifice national semble menacé par des vents nouveaux et nous progressons vers un effondrement social et moral de la société, mais aussi vers la perte de nos valeurs séculaires considérées comme inaltérables», a-t-il analysé.

La faute incombe, en partie, à la crise multidimensionnelle que le pays vit depuis plus d’une décennie et influence la dimension humaine de notre société, pour ne pas dire l’écroulement des normes et règles éthiques et morales de notre mode de vie. Le ministre en charge de l’Artisanat a noté qu’au «quotidien, nous assistons aux manquements flagrants  fréquents des règles et normes élémentaires, de respect de soi et de l’autre, de la chose et de l’ordre publics».

Face à cette crise identitaire et sociale, à la dégradation continue de nos valeurs culturelles ancestrales, une réponse urgente et appropriée s’avère nécessaire pour juguler ces fléaux afin d’éviter un effondrement total de notre société. C’est dans cette perspective que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a instruit le département en charge de la Culture d’élaborer la «Charte d’éthique et des valeurs du Mali», a fait savoir le ministre Guindo. 


Ce document référentiel est, à son avis, inspiré des principes, us et coutumes, ancrés dans les valeurs ancestrales et dans la civilisation universelle. Et en la matière, a-t-il insisté, la primauté de l’éducation revient à la famille, à la société à travers ses diverses institutions et organisations communautaires, à l’État par la force de la loi et l’autorité publique. D’où l’intérêt d’organiser ce colloque en vue de dégager des pistes de solution face à la déperdition de nos valeurs à travers des communications sur plusieurs sujets relatifs à notre façon de faire, notamment notre éducation.

Plusieurs sujets ont été débattus à cet effet. Ceux-ci avaient trait à la famille, l’école, aux religions, mais aussi à l’État face à la dégradation des valeurs. Les panélistes étaient d’éminents professeurs d’université notamment les docteurs Morikè Dembélé, Ibrahim Dama et Birama Dianko.


Il y avait aussi Mme Ouattara Djénébou Koné de la direction régionale de la jeunesse et des sports. Le tout sous la coordination de Pr Famagan Oulé Konaté, président du comité scientifique de l’élaboration de la Charte d’éthique et des valeurs du Mali. Notons qu’à l’entame de la cérémonie, les pionniers avaient admirablement entonné l’hymne national du Mali en bamanankan.

Amadou SOW

Lire aussi : Aly Kalil Baba Ascofaré : Un valeureux cadre s’éteint

Né vers 1942 à Tombouctou, Ali Kalil Baba Ascofaré s'est éteint le mercredi 24 décembre 2025 et a été inhumé le vendredi suivant au cimetière de Lafiabougou. La disparition de ce financier chevronné, Officier de l’Ordre national, qui a balisé le terrain pour l’actuel Pmu-Mali constitu.

Lire aussi : Livre du banquier Hamadoun Ousmane Bocoum : une lecture structurée pour renforcer notre système financier

La parution de son livre s’inscrit dans une démarche citoyenne. En la matière, l’auteur, directeur du pôle exploitation commerciale de la BNDA, estime que la résilience de demain se prépare aujourd’hui, par la connaissance, la mémoire et la formation des futurs cadres de notre système f.

Lire aussi : Tombouctou : Les communautés pleurent la perte de l'imam de la grande mosquée de Djingareyber

De son vrai nom Abdrahmane Ben Esaayouti, le grand imam a tiré sa révérence ce mercredi 10 decembre 2025. Il a été accompagné à sa dernière demeure par une foule nombreuse de fidèles, d'amis et de parents..

Lire aussi : Fonction publique d'État : Le recrutement de 926 agents contractuels lancé

Les autorités de la Transition ont décidé de combler au niveau de la Fonction publique d'État les insuffisances en termes de personnel de l'administration relevant du Code du travail..

Lire aussi : Abdoul Niang Journaliste, analyste politique et influenceur sur les réseaux sociaux : «L’ESSOR et L’ORTM gardent encore une place essentielle dans la communication d’État, la diffusion des politiques publiques et la valorisation des institutions»

Pour Abdoul Niang, il est évident pour tout le monde que ces deux médias publics ont marqué leur époque. L’ORTM est la principale source d’information audiovisuelle au Mali depuis plusieurs décennies. Quant à l’Essor, en tant que journal d’État, il est la référence écrite officiell.

Lire aussi : Kayes : La lutte contre le Sida ne faiblit pas

Le VIH/Sida représente un réel problème de santé publique à l’échelle planétaire.

Les articles de l'auteur

La Biennale de Tombouctou 2025 : Plus qu'une fête, un acte politique fort

Les lampions se sont éteints sur la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou lundi dernier sous la férule du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Mais d’ores et déjà, on peut affirmer, sans prendre de gants, que Tombouctou a vécu de sa belle vie tant la fête a été une réussite avec la participation des 19 régions du pays et du District de Bamako..

Par Amadou SOW


Publié mardi 30 décembre 2025 à 08:19

Dialogue et paix

Dans la cadre des activités de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sa collègue de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, ont co-animé, vendredi dernier une conférence-débats sur le thème : «Dialogue paix et prospérité partagé» au village de la Biennale sur la place de l’Alliance des États du Sahel..

Par Amadou SOW


Publié lundi 29 décembre 2025 à 09:11

Nioro et Gao : À hauteur d’attente

Les troupes qui participent à la Biennale artistique et culturelle administrent un bel exemple de vivre-ensemble depuis le début de la compétition..

Par Amadou SOW


Publié lundi 29 décembre 2025 à 09:09

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Bougouni sur la plus haute marche du podium

La région a remporte le premier prix. Les Régions de Dioïla et de Tombouctou complètent respectivement le tableau. L’orchestre de Kidal s’en sort avec le prix spécial du Président de la Transition. Bougouni organisera l’édition de 2027.

Par Amadou SOW


Publié lundi 29 décembre 2025 à 09:07

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Echanges sur le dialogue et la paix

Dans le cadre des activités de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé et sa collègue de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, ont co-animé ce vendredi, une conférence débat sur le thème : « Dialogue, paix et prospérité partagée» au village de la Biennale sur la place de l’Alliance des États du sahel..

Par Amadou SOW


Publié vendredi 26 décembre 2025 à 18:19

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Dioïla et Mopti en lice

La Population de Tombouctou était encore au rendez de 19 heures, mercredi dernier, au terrain municipal de la ville, pour suivre le passage des troupes de Dioïla et Mopti. C’est la Région de Dioïla qui était en première position..

Par Amadou SOW


Publié jeudi 25 décembre 2025 à 14:57

Biennale artistique et culturelle Tombouctou : Fructueux échanges autour du marché de l'art

En marge de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le Consortium Fonds africain pour la culture (ACF)/ Fonds Maaya, a organisé hier une table ronde au village artisanal de la Biennale. Elle était coanimée par le critique d’art Chab Touré, le président de la Fédération du Mali, Adama Traoré et le directeur général de l’Agence de promotion des entreprises et industries culturelles du Niger, Maki Garba..

Par Amadou SOW


Publié mercredi 24 décembre 2025 à 13:50

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner