Le ministre chargé de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo et sa collègue chargée des Transports, Dembélé Madina Sissoko
Le prix
carreau-usine du ciment est fixé à 100.000 Fcfa la tonne. Les distributeurs
doivent céder la tonne à 108.000 Fcfa, et les quincailleries à 112.000 Fcfa.
L’annonce a été faite, hier dans la salle de réunion du ministère de l’Industrie
et du Commerce, par le chef de ce département, Moussa Alassane Diallo. Il
intervenait lors d’une réunion d’évaluation avec les acteurs de la filière
ciment en compagnie de sa collègue des Transports et des Infrastructures, Mme
Dembélé Madina Sissoko. L’objectif était d’examiner les évolutions
significatives constatées sur les marchés du 21 juillet dernier à hier (lundi).
En application de
l’axe 3 de la lettre de cadrage adressée au Premier ministre, relative à la
satisfaction des besoins fondamentaux des populations, un certain nombre de
produits de première nécessité ont été identifiés par le ministère de
l’Industrie et du Commerce. Ils ont ensuite été proposés au Premier ministre
avant d’être adoptés par le gouvernement. Parmi ces produits, figure le ciment.
D’où l’attention accordée à l’évolution de son prix sur les différents marchés.
Après une rencontre tenue le 21 juillet 2025 entre le ministre et les acteurs de la filière ciment, une analyse très approfondie a été faite pour connaître les causes qui ont amené à cette flambée. Ce jour, ils ont jugé nécessaire de se rencontrer une seconde fois pour faire une évaluation de l’ensemble des évolutions qui ont été constatées entre le 21 juillet et le 25 août 2025. Ainsi, trois problématiques majeures avaient été posées.
La première était
liée à l’approvisionnement des usines en matières premières. Une situation qui
s’inscrivait dans la dynamique des attaques qui ont touché les usines de
production des clinkers au niveau de Bafoulabé et Diamant Ciment. Le ministre
chargé du Commerce a fait savoir que ces incidents ont entraîné une raréfaction
de matières premières pour les usines. La deuxième problématique repose sur les
questions liées au transport. À ce niveau, Moussa Alassane Diallo a témoigné
que les prix des transports ont augmenté. «On avait estimé que les transports
étaient passés de 35.000 à 55.000, voire au-delà pour certains axes», a-t-il
indiqué. À ce sujet, ajoutera-t-il, «nous avons convenu avec le ministère des
Transports de voir quelles dispositions nous pouvons prendre pour arriver à
maîtriser un peu le prix du transport».
Enfin, le dernier problème était lié au contrôle des prix sur les différents marchés. Selon le ministre, ces opérations ont été effectuées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) afin d’assurer la stabilité des prix.
À l’issue de
l’analyse de toutes ces problématiques, Moussa Alassane Diallo a affirmé qu’un
accord a été trouvé pour stabiliser le prix du ciment sur l’ensemble des
marchés et du territoire national. C’est ainsi qu’ils ont arrêtés les prix
mentionnés ci-haut.
Selon le président
de l’Association des quincailleries, ces prix doivent être forcement respectés
sur le terrain, à savoir 112.000 Fcfa pour le ciment local et 117.000 Fcfa pour
le ciment importé. Lamine Traoré a exhorté les quincaillers à respecter ces
prix dans les magasins pour le bonheur de tous les Maliens. Faut-il le
rappeler, la tonne du ciment local était vendue à partir de 120.000 Fcfa contre
130.000 Fcfa et plus pour le ciment importé.
Fadi CISSE
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