Un des objectifs de la rencontre est de diminuer de 25% l’anémie chez les femmes enceintes et allaitantes de 63% à 38%
Le but de la nouvelle stratégie est de contribuer d’ici 2030 à la réduction au Mali «d’au moins 40% le retard de croissance chez les enfants de 0-59 mois», de la mortalité infanto juvénile de (101 à 90 pour 1000 naissances vivantes). Mais aussi de diminuer de 25% l’anémie chez les femmes enceintes et allaitantes de 63% à 38%.
Au regard de la coïncidence avec la Journée
mondiale de protection des droits de l’enfant, l’Alliance a saisi l’opportunité
pour faire un plaidoyer en faveur de leurs droits les plus fondamentaux. Sa présidente,
Mme Fanta Diakité, s’interroge sur ce qui est fait pour les enfants qui ont
droit à la santé et à une bonne nutrition. Pour elle, la question interpelle
tous, car le taux de retard de croissance au Mali, selon de récentes enquêtes,
est à plus de 30% et celui de l’anémie chez les enfants de 0 à 14 ans est estimé
à 80%.
C’est pourquoi, elle a souligné que cette table ronde est d’une
importance capitale. Son objectif est de mobiliser les ressources à travers les
partenaires techniques et financiers et les autres parties prenantes pour
soutenir la nouvelle stratégie (ANJE). Et aussi amener les décideurs et les
partenaires à initier des actions idoines dans le cadre de l’amélioration des
investissements et des politiques en lien avec la nutrition, la sécurité
alimentaire et le Wash.
Mme Fanta Diakité a également déclaré
qu’au-delà de l’existence d’une politique nationale sur l’ANJE, seulement 49%
des mères allaitent exclusivement leurs bébés jusqu’à 6 mois et 21% des enfants
de 6 à 23 mois bénéficient d’un régime alimentaire diversifié. Et d’ajouter que
selon les experts, une bonne nutrition est un investissement sûr pour le développement
du capital humain.
Pour preuve, l’allaitement exclusif jusqu’à six mois a été
classé au 1er rang comme moyen de réduire la mortalité des enfants de moins de
5 ans et la diversification alimentaire à partir de 6 mois au 3è rang. «Quoi de
plus juste et important que de soutenir ces moments cruciaux de la vie du
nourrisson et du jeune enfant», a soutenu la présidente.
PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE- Le représentant du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Ibrahima Cissé, a reconnu que la malnutrition constitue un problème de santé publique et dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Elle est l’une des causes majeures de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Pendant les six premiers mois de l’enfant, tout ce dont son corps a besoin se retrouve dans le lait maternel. Au cours de cette période, il est recommandé que les enfants ne reçoivent rien d’autre que le lait maternel, c’est-à-dire qu’ils soient exclusivement allaités. L’allaitement maternel exclusif commence avec l’initiation précoce à l’allaitement dans l’heure qui suit la naissance. Elle est importante tant pour la mère que pour l’enfant.
Le premier lait maternel contient le colostrum
qui est très riche du point de vue nutritionnel et qui contient les anticorps
qui protègent le nouveau-né contre des maladies. L’initiation précoce à
l’allaitement encourage aussi le lien affectif entre la mère et son nouveau-né
et facilite la production régulière de lait maternel. Dans l’ensemble, 40% des
enfants de moins de six mois sont exclusivement allaités au sein.
Contrairement
aux recommandations en la matière, on constate que parmi les enfants de moins
de six mois, 40% reçoivent, en plus du lait maternel, de l’eau seulement et 7%
des aliments de complément. En revanche, 3% des enfants de 0-5 mois n’ont
jamais été allaités au sein (EDSM VI, 2018). Dr Ibrahima Cissé a exhorté toutes
les parties prenantes à une forte mobilisation autour de la question.
Le représentant de World Vision, Lamine Sinaba, a déclaré que tout ce qui touche directement le nourrisson, le jeune enfant, concerne son organisation, d’où leur engagement à soutenir ce processus. L’un des grands défis qui se pose à cette stratégie est le manque de financement. Il espère que cette table ronde soit un pas de plus pour aider le Mali dans la lutte contre la malnutrition
Fatoumata NAPHO
Selon l’Enquête démographique et de santé (EDS-VI), on enregistre 10% de déperdition scolaires chez les filles à cause de la mauvaise gestion de l’hygiène des menstrues. Ce chiffre est alarmant pour l’Office national de la santé de la reproduction (ONASR) qui estime qu’avec une bonne .
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