Dans une interview accordée à la presse nationale après cette rencontre, le chef de la diplomatie malienne a d’abord marqué sa grande surprise face à cet incident militaire qui constitue un développement sans précédent entre les deux pays voisins. «L’Algérie et le Mali ne sont pas des pays en guerre.
Donc, de notre point de vue, rien ne saurait justifier que les forces de défense algériennes puissent s’attaquer militairement à un aéronef des Forces armées maliennes. Cela d’autant plus qu’à aucun moment, le drone malien n’a opéré en dehors de notre territoire national», a déclaré le chef de la diplomatie malienne, ajoutant que les éléments de l’enquête démontrent clairement que l’épave du drone et la zone où le contact a été perdu avec l’appareil se situent sur le territoire malien.
Abdoulaye Diop a exprimé son incompréhension face au comportement du voisin algérien qui a occulté tout le protocole existant quand un tel incident se produit, notamment sur le plan diplomatique, politique et même militaire (notamment les services de renseignements). «Ces canaux appropriés auraient pu être utilisés avant, pendant ou après l’incident.
Malheureusement rien de ceci n’a été fait. Le seul moment que le Mali a compris que l’Algérie était impliquée dans cet incident, c’est lorsque le ministère de la Défense algérienne a revendiqué cette attaque contre le drone malien à travers un communiqué», a-t-il expliqué.
Le ministre Diop révèle avoir attiré l’attention de l’ambassadeur Kamel Retieb sur le fait que cette action de son pays a vraiment entravé l’opération des Forces de défense et de sécurité maliennes contre un groupe terroriste qui planifiait des actions hostiles contre notre pays. «Nous trouvons inacceptable que l’Algérie puisse servir de base arrière pour des groupes armés qui ont aujourd’hui revendiqué des attaques terroristes sur le sol malien», a-t-il fait savoir.
En somme, le ministre chargé des Affaires étrangères a notifié au diplomate algérien que le Mali se réserve le droit de porter plainte devant les instances internationales afin d’apporter la lumière sur cette attaque qui constitue un précèdent fâcheux.
Le chef de la diplomatie malienne s’est félicité de la solidarité agissante des pays frères du Burkina Faso et du Niger conformément au traité de la Confédération des États du Sahel (AES). Il a invité les populations à garder leur calme, assurant que les démarches nécessaires à tous les niveaux sont entreprises pour préserver les intérêts du Mali.
Aboubacar TRAORE
Dans le cadre du Forum confédéral des organisations et acteurs de veille citoyenne de l’espace AES, les ministres des Affaires étrangères des États de la Confédération AES ont pris part, le vendredi 27 février 2026 à Ouagadougou, au panel de haut niveau, sur le thème: «L’AES face aux .
Les trois ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES ont pris part, le vendredi 27 février 2026 à Ouagadougou, au forum confédéral des organisations et acteurs de la veille citoyenne, organisé par la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC)..
Les ministres de la Confédération des États du Sahel (AES) chargés des trois piliers (Défense-sécurité, développement et diplomatie) ont amendé, la feuille de route de l’An II de la Confédération, lors d’une réunion, le jeudi 26 février 2026, à Ouagadougou.
Qu’est-ce qu’une confédération, sinon «une ligue de nations ou d’États indépendants qui, tout en gardant leur autonomie, se réunissent pour former un gouvernement commun? » Les juristes peuvent en discuter les nuances, mais cette définition suffit à saisir la communauté de destin que.
Les trois piliers sont : Défense-sécurité, Diplomatie et Développement. La délégation malienne est conduite par le ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de corps d’armée Sadio Camara.
Les hauts fonctionnaires chargés des trois piliers de la Confédération des Etats du Sahel sont réunis depuis le mardi 24 février 2026 dans la capitale burkinabè..