C’était dans la salle de conférence de la préfecture sous la présidence de
l’adjoint au préfet, Baba Koné. La rencontre qui s’est déroulée en présence de
plusieurs personnalités dont le chef d’antenne régionale du PCRSS de Mopti,
Bakary Keïta, des chefs de services et élus locaux et les représentants des
organisations de la société civile était dédiée à la présentation PCRSS,
l’actualisation de la carte sécuritaire du cercle et la validation des
activités de la première année du Projet.
L’objectif
global de cette session était d’harmoniser la compréhension et susciter
l’engagement citoyen pour la résilience et le relèvement des populations.
Dans
sa présentation, le chef d’antenne PCRSS de Mopti, Bakary Keïta a rappelé que
le Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel, financé
par la Banque mondiale, est une réponse à l’escalade de la violence et des
conflits qui menacent de déstabiliser la Région du Liptako Gourma qui s’étend
sur le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Il est doté d’une enveloppe d’environ
54,3 milliards Fcfa. Entré en vigueur au Mali le 31 mai 2022 pour 5
ans (2022-2026), le PCRSS couvre toutes les communes des Régions de Mopti,
Bandiagara, Douentza, Gao et Ménaka et du Cercle de Gourma Rharous (Région de
Tombouctou) soit un total de 142 communes dont les 7 communes de Youwarou. Les
bénéficiaires de la zone d’intervention sont estimé à 3.848.000 personnes.
Le
chef d’antenne Bakary Keita et son suppléant Bakary Diarra ont passé au peigne
fin le fonctionnement du Projet qui s’articule autour de 5 composantes majeures
: le volet relèvement résilient et inclusif des communautés touchées
par les conflits ; l’appui transitoire à la stabilisation et au
développement territorial des communautés ; le dialogue régional, la
coordination et le renforcement des données et des capacités ; la gestion
de projet et une composante d’intervention d’urgence.
Les
participants ont aussi été édifiés sur la méthodologie et l’approche
d’intervention du PCRSS conditionnée à l’analyse préalable du niveau de
sécurité de la zone, qui permet de classer les localités en zones : noire,
rouge, orange et jaune selon le degré de gravité des conflits. Les procédures
de validation des activités et du cycle de financement des sous-projets, la
sauvegarde environnementale et sociale et l’évaluation du niveau de risque ont
été largement expliquées au cours de la session avec un accent sur les
violences basées sur le genre (VBG). Car, selon les responsables du projet, les
activités impliquant l’afflux de travailleurs dans un contexte fragile, peuvent
accroître les risques de VBG.
Après
la présentation du PCRSS, les participants, par commune, étaient soumis à des
travaux de groupe pour la validation de sous-projets pré-identifiés et sur
la classification d’une commune en zone noire, rouge, orange ou jaune suivant
un questionnaire. Les débats qui ont suivi ces exercices ont surtout porté sur
l’aspect sécuritaire de la zone de Youwarou dans la mise en œuvre du PCRSS.
L’adjoint
au préfet du Cercle de Youwarou, Baba Koné et le premier adjoint au
maire, Abdoulaye Thiao, ont salué le gouvernement et son partenaire, la
Banque mondiale, pour cette initiative qui accorde une attention particulière,
aux populations vulnérables notamment les femmes, les jeunes, les personnes
déplacées et celles porteuses d’un handicap.
Sadou CISSÉ
Amap-Youwarou
Rédaction Lessor
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