Le Pr Sinè Bayo (2ème à gauche) est le recteur de l’Université Kankou Moussa
L’établissement a additionné les atouts pour requérir et obtenir une accréditation de son diplôme de médecine auprès du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames). Ne se contentant pas de cette prouesse, il cherche aussi à accréditer son diplôme de pharmacie, après avoir déversé sur le marché de l’emploi sa quatrième promotion dans cette discipline.
Une équipe d’évaluation du Cames, composée de professeurs émérites Oumar Thioume et Avocksouma Djona, procède depuis lundi à une évaluation de l’Université Kankou Moussa sur des critères rigoureux. Sans répondre formellement à la question de savoir si l’établissement peut présager du résultat de l’inspection, le Pr Thioume a expliqué que dans le rapport d’auto-évaluation de l’établissement, il y a des éléments qui permettent de faire une appréciation primaire. Il dira aussi que l’équipe d’évaluation sera amenée à voir d’autres éléments pour se donner une idée de la conformité à ce qui est édicté par le Cames.
Il a également ramassé les grands groupes de critères qui concernent le côté administratif, les infrastructures, l’enseignement de qualité, le personnel qualifié qui est un élément principal (sur ce plan, mêmes ceux qui désespèrent de la qualité de la formation dans notre pays tressent à l’établissement des couronnes de lauriers), l’environnement, l’appréciation des étudiants par rapport à ce qui leur est enseigné, entre autres. Il a tenu à préciser que l’évaluation porte sur la pharmacie et a espéré voir pareil que ce qui est constaté en médecine.
Le Pr Avocksouma Djona a rappelé la définition d’une évaluation, portée sur un jugement de qualité sur la structure, les composantes et la qualité d’une formation essentiellement. Pour lui, «on évalue une structure pour permettre à ce que les décideurs puissent trouver des éléments qui vont leur permettre d’améliorer leur offre de leur propre formation». En termes clairs, une évaluation doit aider à la prise de décisions.
Pour lui, il faut aussi tenir compte de l’évolution des sciences dans les domaines de la médecine et de la pharmacie. Donc, quand on veut une évaluation, c’est de se poser la question de savoir si la structure de formation va pouvoir s’adapter aux enjeux futurs, à la pression de la population et aux attentes. À cet effet, le Pr Avocksouma Dkjona a expliqué : «On ne forme pas un médecin ou un pharmacien pour le Mali seulement. On forme pour l’Afrique et le monde entier». Donc il faut que ça soit une formation la plus complète possible pour permettre aux futurs professionnels d’être conformés avec ce qui est attendu. Et dire qu’ils seront tatillons même sur les plus petits détails dans cette évaluation. Pour lui, l’évaluation c’est une technique, une science.
Il y a une évaluation normative pour savoir si l’objectif fixé a été atteint. Il y a aussi la recherche évaluative, c’est-à-dire quels sont les facteurs qui font que la qualité s’est améliorée ou détériorée, qu’est-ce qui fait que la demande n’a pas été satisfaite ou qu’est-ce qui fait que la structure ne répond. C’est un peu la recherche des déterminants et des explicatifs. Pour faire une véritable évaluation, il faut aller en profondeur en utilisant des méthodes qui sont scientifiquement élaborées et consensuellement acceptées dans le monde. Donc, on ne va pas venir faire une évaluation arrangée, ce qui n’arrange personne.
Au regard de la qualité des enseignants qui officient à Kankou Moussa, le Pr Avocksouma Djona a simplement répondu que quand on est performant on a tendance à aller aux compétences qui ont un savoir, un savoir-faire et un savoir-être. Pour le recteur de l’Université Kankou Moussa, le Pr Sinè Bayo, il y a des conditions d’accréditation. La reconnaissance du diplôme n’intervient qu’après la sortie de la première promotion. C’est une des conditions exigées. Le Cames ne reconnaît un diplôme que si celui est homologué par le pays hôte. Il faut tenir compte de tout cela avant d’introduire un dossier auprès du Cames.
Brehima DOUMBIA
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