Il n’y a pas mieux que la culture pour effacer les frontières
(physiques et immatérielles) entre des peuples liés par l’histoire, les
traditions séculaires… C’est ce que l’Association culturelle Yèrèdon de Kadiolo
(Région de Sikasso) a compris en réalisant le Monument «Zié Ouattara» à Zégoua,
la dernière agglomération sur la Route nationale N°7 (RN7) à la frontière avec
la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Et du coup, elle a réussi à faire d’une
pierre deux coups : pérenniser la mémoire du fondateur de cette localité
et lui redonner son atout de carrefour d’intégration des populations frontalières.
«Contrairement à la localité, le fondateur de Zégoua est méconnu.
C’est pourquoi, nous avons donné son nom à ce monument pour perpétuer sa mémoire.
Notre souhait est que toutes les générations puissent se souvenir de l’homme et
de son œuvre», a précisé Lamissa Bamba dit «Kadiolo Naby», artiste et président
de l’Association Yèrèdon, lors de la cérémonie d’inauguration du monument le 18
septembre 2022. Selon des historiens, le nom du village devenu un centre urbain
aujourd’hui signifie : «Là où Zié vient boire».
Grand chasseur, Zié
Ouattara est né vers 1691 à Tiguékan, dans la préfecture de M’bengué. Il s’agit
d’une ville située au nord de la Côte d’Ivoire (district des Savanes) à 75 km
de Korhogo et proche du Mali. Il a régné entre 1746 et 1801.Pour M. Bamba, «aucune
localité, aucune commune, aucune région et aucun pays ne peut se développer si
les populations ignorent leur histoire, leurs traditions séculaires….
Restaurer, restituer, revaloriser et perpétuer nos valeurs culturelles, le
patrimoine culturel et artistique de notre terroir… Voilà entre autres, les
raisons d’être de notre association».
«Il n’est jamais trop tard pour bien faire… Je félicite l’Association Yèrèdon pour cette initiative et j’interpelle la jeunesse et les élus communaux pour veiller jalousement sur cet édifice historique et culturel contre toutes les formes d’agression», a déclaré Mamadou Garantigui Traoré, préfet du Cercle de Kadiolo.
Les populations de Zégoua ont toujours entretenu des
relations de fraternité avec leurs voisins du Burkina Faso et de la Côte
d’Ivoire. à l’occasion de l’inauguration de ce monument, le chef du village
Fatogoma Ouattara et les invités ivoiriens et burkinabé ont exhorté les
populations frontalières à promouvoir la paix entre elles. Ils ont aussi
chaleureusement félicité les responsables de Yèrèdon.
Cette inauguration est
aussi une manière pour l’association culturelle d’interpeller les décideurs du
Mali, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire à veiller à ce que le projet de la
Zone économique spéciale Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso (ZES-SIKOBO) puisse
survivre à ses initiateurs, notamment les Premiers ministres Soumeylou Boubèye
Maïga (décédé le 21 mars 2022), Amadou Gon Coulibaly (décédé le 8 juillet 2020)
et Paul Kaba Thiéba (Premier ministre du Burkina Faso du 6 janvier 2016 au 21
janvier 2019). Ils avaient lancé cette initiative le 14 mai 2018 à Sikasso.
Depuis, cet ambitieux projet d’intégration n’a pas bougé au grand désespoir des populations des dites régions. Et cela d’autant plus que cette initiative était conçue comme la concrétisation d’une réelle volonté d’intégration économique des peuples partageant les mêmes valeurs socioculturelles communes avec des langues identiques et des noms de familles communs (Traoré, Ouattara, Koné, Sanogo…). Il faut rappeler qu’à l’occasion de l’inauguration du Monument «Zié Ouattara», le préfet Mamadou Garantigui Traoré a remis des attestations et des insignes à certains chefs de village du Cercle de Kadiolo.
Moussa Bolly
Rédaction Lessor
C’est un film documentaire de grande qualité que Mahamadou Kotiki Cissé a montré jeudi dernier, en avant première aux professionnels. Intitulé « Manden Sina », ce docu-fiction a été projeté dans la salle du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM). En effet, cette structure .
L’Association Mali Gala, en collaboration avec Mali Fini tiguiw dew ka baro, a organisé, vendredi dernier au Centre international de conférences de Bamako ( CICB) une grande fresque musicale et poétique intitulée : «Korinbato». L’événement présidé par le conseiller technique au minist.
Ce camp, qui a associé art, culture et citoyenneté, aura permis aux jeunes de développer leur créativité et leur sens des responsabilités tout en souhaitant la pérennisation de l’initiative et son extension aux différentes régions du Mali.
Ces œuvres impressionnantes de beauté extraordinaire sont réalisées avec des morceaux de tissus colorés par les soins de l’artiste.
Le Mali est une terre d’histoire, de culture et de traditions ancestrales qui regorge de sites exceptionnels, de paysages authentiques et un riche patrimoine matériel et immatériel. Chaque région porte en elle une part essentielle de l’identité nationale.
La revitalisation du Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ a tenu toutes ses promesses, vendredi dernier à travers une programmation de la la virtuose du Ganadougou, Mamou Sidibé, et son orchestre. Penant une heure d’horloge, l’artiste a interprété au moins sept morceaux, offrant une pr.