Ségou : Les prix officiels ne sont pas respectés

Sucre, huile, riz brisure non parfumé… les habitants de la capitale de Balanzans continuent de les achèter à des prix plus élevés que les plafonds fixés par les autorités. Une situation qui fait grincer des dents

Publié jeudi 08 septembre 2022 à 05:23
Ségou : Les prix officiels ne sont pas respectés

Les denrées de première nécessité connaissent une flambée depuis quelques semaines. Les Ségoviens ne diront pas le contraire. L’on se souvient que, pour faire face à la hausse anormale et injustifiée des prix des denrées de première nécessité, le conseil des ministres du 7 août avait fixé des prix plafonds.


Ainsi, le riz  brisure non parfumé devrait être cédé à 375 Fcfa le kg ; l’huile alimentaire locale à 1.000 Fcfa le litre ; l’huile alimentaire importée à 1.200 Fcfa le litre, le sucre local à 500 Fcfa le kg ; le sucre importé à 600 Fcfa. Même si le prix du sucre a été revu à 650 Fcfa le kilogramme, soit 30.000 le sac de 50 kg au cours du Conseil national des prix, tenu le 22 août.

Malgré ces décisions, les prix ne sont pas respectés au niveau de plusieurs points de vente au grand dam des consommateurs. Plus, beaucoup n’ont pas procédé à l’affichage des prix des produits comme l’a constaté notre équipe de reportage au marché de Médine, Château et au centre ville.

à Ségou, au quartier Darsalam Moussa Guindo tient une boutique. Il revend en détail plusieurs produits de première nécessité. Nonobstant la décision du gouvernement, le prix du kilogramme du sucre importé et local est cédé à 700 Fcfa, le litre de l’huile alimentaire importé est 1.350 Fcfa et celui de l’huile alimentaire local est 1.200 Fcfa. Ce prix est communiqué lorsque le client se renseigne. Point d’affichage de prix.

Plus loin, Karamoko Diabaté un autre boutiquier du quartier de Missira se met sur les nerfs lorsqu’on parle du plafonnement des prix. « Avant de prendre une telle décision, le ministre du Commerce  devrait consulter et les commerçants grossistes et les détaillants d’abord. Mes prix dépendent de la manière dont j’ai mes produits à l’approvisionnement. C’est difficile d’acheter un produit à un prix assez élevé pour le revendre plus bas » a-t-il dit.

Ici, le litre de l’huile alimentaire importée est cédé à 1.400 Fcfa pendant que l’huile alimentaire locale est cédée à 1.200 Fcfa. Le sucre local est cédé à 650 Fcfa et 700 Fcfa le sucre importé. Le boutiquier promet de procéder à l’affichage dans les jours à venir.

Oumar Dembélé, cet autre commerçant sis au centre-ville fait fi de la décision du gouvernement et du registre du commerce. Pas d’affichage de prix. Plus, les prix ne sont pas respectés tels que stipulé dans l’arrêté ou fixés par le Conseil national des prix. « Cette hausse n’est pas de notre faute. Imaginez notre bénéfice, c’est 50 ou100 Fcfa sur ces produits subventionnés.


Chez les grossistes, nous n’achetons pas au prix que le gouvernement nous impose. Si nous devons respecter cette décision du gouvernement, nous risquons de vendre à perte » a-t-il dit. Il vend l’huile locale à 1.200, l’huile importée à 1.350 Fcfa, le sucre importé à 700 Fcfa et le sucre local 650 Fcfa, le riz brisure non parfumé à 400 Fcfa.

Si l’on se fie au rapport hebdomadaire des prix et stock de la semaine du 22 au 28 août 2022, le prix minimum du kilogramme de sucré local et du sucre importé était à 650 Fcfa au centre ville, aux marchés de Médine et Château. Dans ces mêmes endroits, le prix minimum du litre de l’huile de cuisine locale était 1.200fcfa et au maximum 1.300 Fcfa. Pendant que le prix minimum du litre de l’huile de cuisine importée était à 1.300 Fcfa et le maximum à 1.350 Fcfa. Selon le même rapport, le riz importé brisure non parfumé est cédé dans ces endroits à 400 Fcfa.

Contrairement à notre constat, le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence Mali Diakaridia Dembélé, estime qu’il y a une certaine  stabilité des prix dans les différents endroits qu’ils ont eu à sillonner. Même s’il souligne que sa structure  reçoit des dénonciations : «90 pour cent des dénonciations dans la ville de Ségou concernent le sucre. Le riz brisure non parfumé n’est pas assez consommé par la population», a-t-il dit.

Concernant l’affichage du prix des produits, Diakaridia Dembélé précisera que c’est eux-mêmes qui procèdent à l’affichage après leur passage aux contrôles. Les commerçants dans la majeure partie ne le font pas.

L’on se souvient au cours d’une rencontre du gouverneur avec les opérateurs économiques nombreux commerçants détaillants et demi grossistes avaient rouspété contre cette décision du gouvernement qui ne les avantage pas. Ils avaient partagé leurs préoccupations et invité le gouvernement à prendre des mesures qui puissent leur permettre de travailler sans préjudice et pour le plus grand bonheur de la population ségovienne.

Chahame DJIRÉ

Amap-Ségou

Rédaction Lessor

Lire aussi : INSP: Des résultats appréciables en 2025

Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..

Lire aussi : VIH-Sida : Sous le poids de la discrimination et de la stigmatisation

Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.

Lire aussi : École publique du Quartier/Mali: Des anciens élèves offrent des vivres à leurs enseignants

Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.

Lire aussi : Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Lire aussi : Complexe numérique de Bamako : Des difficultés persistantes

Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.

Lire aussi : Ramadan : Faible engouement pour les jus industriels

Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.

Les articles de l'auteur

Bamako: Arrivée de 780 citernes ce mercredi

Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce, ce sont plus de 780 camions-citernes qui sont arrivés ce mercredi 18 mars 2026 dans les parkings à Bamako..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 18 mars 2026 à 16:40

Service national des jeunes : Plusieurs activités réalisées en 2025

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a présidé, hier, dans la salle de conférences du stade Mamadou Konaté, l’ouverture des travaux de la 9ᵉ session ordinaire du conseil d’administration de la direction du Service national des jeunes (SNJ), dont il assure lui-même la présidence..

Par Rédaction Lessor


Publié vendredi 13 mars 2026 à 10:20

Mali-États-Unis : Pas encore de coopération dans le domaine militaire

Dans le cadre du dialogue politique régulier entre les deux pays, le Mali et les États Unis d’Amérique ont eu des échanges directs, tant avec la représentation diplomatique américaine au Mali qu’avec des Hauts Fonctionnaires américains en provenance de Washington..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:46

Enseignement supérieur : Le Professeur Abdoulaye Djimdé nommé au sommet de la science mondiale

Le Professeur Abdoulaye Djimdé, éminent chercheur à l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB), rejoint officiellement le prestigieux Comité scientifique consultatif du Secrétaire général des Nations unies..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:27

Journée internationale de la femme : Zoom sur deux amazones aux parcours exemplaires

A l’occasion de la commémoration du 8 mars, journée internationale de la femme, nous nous sommes intéressés à deux femmes dont le parcours peut inspirer d’autres..

Par Rédaction Lessor


Publié dimanche 08 mars 2026 à 12:20

CAN-féminine : La compétition reportée au mois de juillet

C’était attendu, c’est désormais officiel. La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé hier le report de la CAN-féminine qui était prévue du 17 mars au 3 avril au Maroc. Le tournoi aura finalement lieu du 25 juillet au 16 août 2026, toujours dans le Royaume chérifien..

Par Rédaction Lessor


Publié vendredi 06 mars 2026 à 08:19

Familles fondatrices de Bamako : Le petit-fils le plus âgé de «jamanatigi» s’appelle Samba Niaré

Dans l’article intitulé «Familles fondatrices de Bamako : Titi Niaré intronisé 11è Jamanatigi», une erreur nous a fait dire que le contrôleur général de police à la retraite Mamadou Niaré dit Gari est le petit-fils le plus âgé de Titi Niaré qui a été intronisé, le samedi 7 février à Bamako..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 11 février 2026 à 08:50

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner