La détentrice du premier prix «Art et
Paix» est diplômée de l’Institut
national des arts (INA): section Animation socioculturelle. Ce parchemin en
poche, elle aurait pu exercer dans son domaine de compétence pour exprimer
toute l’étendue de son talent d’animatrice, mais a simplement préféré pratiquer
la photographie. Elle fait ses premiers pas dans cet art de fixer les images
pour l’éternité avec le téléphone portable. Ces premiers essais ont été bien
appréciés du voisinage et par tous ceux qui avaient eu l’opportunité de
regarder ses images. Elle trouvait ainsi une motivation supplémentaire de faire
le saut dans le monde «de l’art de Niepce et Nicéphore» (la photographie) pour
sensibiliser, mais aussi toucher du doigt les préoccupations de ses
compatriotes voire sublimer le décor naturel.
«Après ma formation à l’Institut, j’ai évolué dans la couverture photographique des événements sociaux avant de me consacrer à la création artistique, explique Rokiatou Cissé. Chemin faisant, j’ai été aussi éprise de passion pour le métier de journaliste, mais le destin en a décidé autrement pour l’instant».
La photo est un
moyen d’expression pour elle sans être devant une caméra. «J’ai fait mon
baptême du feu dans la photographie, lors d’un mariage. Les difficultés étaient
relatives au manque de matériels.
Parfois, je me sentais marginalisée dans le
milieu compte tenu de mon statut de femme, parce qu’on avait l’impression que
c’était exclusivement un métier réservé aux seuls hommes», relève la photographe.
Pour moi, l’essentiel c’était de percer, car la photographie est un moyen de
donner la parole à un pays même avec une seule photo. Donc, ma vision reste la
même depuis le premier jour que j’ai décidé d’officier dans la photographie en
lieu et place du cinéma. Pourtant, elle explique aussi qu’elle aurait aimé
avoir une petite expérience dans ce domaine.
«Chaque fois quand je faisais des photos, les gens
appréciaient et m’encourageaient. Ce qui a forgé en moi l’idée de devenir
professionnelle dans l’art visuel», a dit l’artiste. Je faisais des photos avec mon téléphone
portable, faute de moyen de me procurer d’un
appareil photo. Cela a été le déclic de la passion que je continue de
nourrir pour la photographie contemporaine.
Ainsi, j’ai décidé de me former pour pouvoir communier avec mon appareil. Ce qui m’a ouvert plusieurs espaces pour m’exprimer, mais aussi alerter les décideurs sur les dangers qui guettent la société. à travers mes images, je sensibilise la population. Le regard de l’artiste porte le plus souvent sur des thèmes d’actualité comme la paix, le vivre ensemble et surtout le vécu quotidien de la société malienne.
Rappelons que la photographe fait partie des 10 femmes retenues pour une masterclass internationale qui se tient depuis le 2 juillet dernier dans la capitale malienne.
Amadou SOW
En reconnaissance de l’importance du rôle des légitimés traditionnelles dans la société et dans le souci de leur doter d’un espace dédié à la tenue de leurs activités, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a decidé d’offrir à chacune des régions adm.
Marquée par une série d’échanges entre les photographes, la journée a été un véritable champ de diagnostic et de propositions de relance du secteur.
Si certains photographes de première génération ont connu le succès sur le plan international, d’autres ont passé toute leur vie sans pour autant connaître le show-biz de l’art contemporain. C’est le cas de notre compatriote feu Souleymane Sarr, qui a consacré sa vie au service de la ph.
Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale.
On pourrait penser que rien ne prédestinait Seydou Camara à la photographie surtout avec son cursus scolaire, mais c’est s’y méprendre parce que ce natif de Ségou, la 4è région du Mali, avait la passion de la photographie chevillée au corps et depuis sa tendre enfance..
Dans le cadre de la Journée mondiale de la photographie que consacre le 19 août de chaque année, le directeur artistique de l’Association Yamarou photo a accordé une interview à L’Essor. Dans les lignes qui suivent, Seydou Camara traite de plusieurs aspects de la photographie contemporaine.