La délégation malienne a rencontré les représentants de l’UA, de la Cedeao et des Nations unies
C’est aujourd’hui que s’ouvrent à Lomé, les travaux de la
troisième réunion du Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali
(GST-Mali). En prélude à cette importante rencontre, le ministre des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop a eu, dimanche dernier dans
un hôtel de la capitale togolaise, des échanges avec le commissaire aux
affaires politiques, à la paix et la sécurité de l’Union africaine
(UA), Bankolé Adeoye.
Au terme des échanges, le chef de la diplomatie malienne a
rappelé que dès le début de la Transition au Mali, l’Union africaine, pour
accompagner le processus, a décidé en 2020 de mettre en place un Groupe de
suivi et de soutien à la Transition. Ce Groupe de soutien qui a été mis en
place avec l’accord du gouvernement, a-t-il précisé, comprend l’UA, la
Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les Nations
unies. L’objectif essentiel, a ajouté le ministre Diop, est de permettre une
plus grande mobilisation de la communauté internationale avec à la clé un grand
rôle pour les Africains autour du processus de transition. Il s’agit aussi de
constituer un espace dans lequel les autorités pourront partager avec leurs
partenaires leur vision du Mali et leurs priorités.
Le ministre Abdoulaye Diop a souligné également que le Mali
présentera ses préoccupations au cours de cette troisième rencontre qui se
tient après la levée des sanctions économiques et financières de la Cedeao et
de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). « Elle se tient
aussi après des avancées importantes qui ont été imprimées au processus de
transition avec la fixation du chronogramme dans le consensus avec l’instance
sous régionale », a laissé entendre le ministre des Affaires étrangères et de
la Coopération internationale, citant aussi comme avancées importantes la mise
en place de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution et
l’adoption de la nouvelle loi électorale.
Le chef de la diplomatie malienne a assuré qu’aujourd’hui
tout est mis en œuvre pour accélérer le processus. «Il y a quelques jours
s’est tenue, aussi à Bamako, la réunion décisionnelle dans le cadre de la mise
en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation», a argumenté Abdoulaye
Diop, évoquant, de même, la réunion du Comité de suivi pour la mise en œuvre de
l’Accord. Toutes choses, s’est-il réjoui, qui constituent des éléments
positifs.
Au regard des avancées enregistrées et de la volonté affichée
du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le ministre Abdoulaye
Diop a souhaité que la partie malienne pourra bénéficier de la compréhension,
de l’accompagnement et de l’engagement de la communauté internationale autour
des priorités du Mali. Affichant son optimisme à cet égard, il a révélé que les
présentations qui seront faites par le Mali à la tribune de Lomé porteront sur
les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales,
les défis sécuritaires, la situation humanitaire et celle relative à l’économie.
Le Mali, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, échangera sur le
processus de paix. Ainsi, a-t-il insisté, le plus important est de bénéficier
de l’appui politique des partenaires au sortir d’une situation tendue avec la
communauté internationale. Du coup, avec la décrispation, le Mali va «entrer
dans une dynamique plus positive de collaboration», a-t-il souhaité, avant de
rappeler les trois principes clés.
Il s’agit du respect de la souveraineté, du
respect des choix politiques du Mali et de l’engagement du gouvernement à défendre
les intérêts de la population. Cette réunion intervient après l’édition de Bamako, tenue le
30 novembre 2020 et celle de Lomé 1 le 8 mars
2021. Le rendez-vous de Lomé est une opportunité pour le Mali de renouer
le contact avec ses partenaires.
Envoyé spécial
Namory KOUYATE
Retrouvailles chaleureuses entre Maliens au Togo
Le président des commerçants maliens au Togo, Daouda Dembélé
a organisé, le dimanche dernier dans sa résidence à Lomé, un déjeuner en
l’honneur de la délégation venue pour participer à la troisième réunion du
Groupe de suivi et de soutien à la Transition (GST-Mali), dont l’ouverture des
travaux est prévue pour ce mardi. Ce moment de communion et de partage a
enregistré la présence de l’ambassadeur de notre pays au Togo avec résidence au
Ghana, Abdoul Kader Touré et nombre de nos compatriotes.
Vivant au Togo depuis 2000, le natif de la Commune de Nangola
dans le Cercle de Fana (Région de Dioïla), Daouda Dembélé est connu pour son
attachement au Mali. C’est pourquoi, chaque fois qu’une délégation officielle
arrive à Lomé, il met les bouchées doubles pour que les Maliens se retrouvent
dans la plus grande convivialité. Les retrouvailles contribuent à renforcer les
liens de solidarité et de fraternité. Ainsi, les échanges favorisent les
relations d’amitié. Telles sont les motivations réelles du président des commerçants
maliens au Togo en offrant ce repas copieux au nom du Mali à l’ensemble de la délégation.
L’ambassadeur du Mali a souligné que c’est une tradition
bien établie. Lorsqu’une délégation arrive au Togo, la communauté malienne
organise un accueil très chaleureux. «Quand vous invitez vos frères chez vous
pour venir déjeuner, c’est pour le plaisir d’être avec eux et de parler du pays»,
a expliqué Abdoul Kader Touré.
évoquant la vie des Maliens vivant sous sa juridiction, le diplomate a affirmé qu’au Togo, le Mali a une longue tradition d’immigration. Il s’est réjoui à cet égard que des Maliens sont installés ici depuis de longues années et qu’ils sont bien intégrés dans la société togolaise. «Nous sommes fiers de dire qu’ils ne sont pas impliqués dans les actes de crime ou de grande criminalité», s’est félicité Abdoul Kader Touré, ajoutant que nos compatriotes ont plutôt la bonne réputation d’être des travailleurs sérieux et corrects.
Envoyé spécial
N. K.
Rédaction Lessor
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