Suite à la décision n°1027/GDB-CAB portant création des Commissions de remise des cartes d’électeurs biométriques à l’occasion du référendum constitutionnel dans le District de Bamako, les centres de retrait pendant cette journée de citoyenneté ont connu une grande affluence.
C’est le constat fait sur la rive droite du fleuve, notamment en
Communes V et VI du District de Bamako. Au centre secondaire d’état-civil de
Badalabougou où nous nous sommes rendus vers 9 heures, les électeurs sortaient
massivement pour entrer en possession de leurs cartes avant le jour du
référendum.
«Les autres jours de 8
heures à 12 heures, le centre ne dépassait pas 100 cartes retirées. Déjà à 9
h15, il y a plus de 120 cartes retirées», signale la présidente de la
Commission de remise des cartes. Mme Traoré Bintou Keïta ajoutera que la
Commission est assistée par les agents des forces de l’ordre, le Comité de
développement des quartiers et les partis politiques.
Au centre
principal de la Commune V au
Quartier-Mali, nous avons constaté le même engouement. Le président de la
Commission de remise des cartes de ce
centre, Oumar Touré, explique que son équipe a été renforcée afin de satisfaire
la population.
«Dans la journée du mercredi dernier, le nombre de cartes
retirées était de 374. Mais pour la journée de citoyenneté, on pourrait faire
le triple voire plus», dit-t-il, en rappelant que l’opération de retrait avait débuté le 11 juin dernier. Après avoir
trouvé son nom sur la liste affichée au
tableau, Issa Kané se dit prêt à voter le dimanche prochain. «Je vais accomplir
mon devoir civique pour le changement de Constitution», lance-t-il.
Au
groupe scolaire de Sogoniko en Commune
VI du Dsitrict de Bamako, Boubacar Camara, en sa qualité de président de la
Commission, a déclaré que l’affluence est très bonne. Du début de l’opération à
ce jour, a-t-il fait savoir, le nombre de retraits augmente. Et de révéler que le nombre
de retraits était de 113 le samedi passé, 264 le dimanche et 408 pour le
lundi.
À ceux-ci, s’ajoutent les 498 du mardi et les 512 du mercredi dernier. À l’Institut national des aveugles du Mali, Abdrahamane Cissé s’activait avec son équipe pour répondre aux sollicitations des habitants de Faladié. Le président a déploré l’impatience de ses concitoyens qui viennent pour le retrait.
MÊME
AFFLUENCE SUR LA RIVE GAUCHE- Les habitants de la rive gauche de Bamako sont
également sortis en grand nombre hier pour retirer leurs cartes d’électeur.
L’organisation autour de l’opération laissait à désirer. De la Commune II à la Commune
IV en passant par la Commune III, les centres de retrait de cartes d’électeur
étaient bondés. On notait la file indienne. Chacun tenait à se procurer du
sésame. Des citoyens de tout âge et des deux sexes ont profité de cette journée
citoyenne chômée et payée pour retirer ce document d’électeur.
Vers 11
heures, une longue file était formée devant le bureau du centre secondaire
d’état-civil de Medina Coura. Certains se réjouissaient d’avoir leur
«passeport» de vote après quelques minutes de galère. Au regard du nombre élevé
des demandeurs, les responsables du centre ont été contraints de multiplier les
bureaux de retrait. Malgré tout, certains citoyens étaient mécontents de la
mauvaise organisation dans ce centre.
En Commune IV, nous avons fait un tour au
centre secondaire d’état-civil de Hamdallaye. Ici, il n’y avait qu’une salle de
retrait de cartes d’électeur alors que les demandeurs étaient très nombreux.
Certains essayaient de passer par la porte, d’autres tentaient de rentrer par
la fenêtre. Chacun tenait d’entrer en possession de sa carte. «Voyez-vous, il y
a trop de monde par rapport au mécanisme mis en place.
C’est dommage», déplore un quinquagénaire. La même situation de cafouillage prévalait au groupe scolaire Monzon Traoré où les citoyens de Badialan III et de Kodalabougou étaient venus retirer leurs cartes d’électeur. Selon le président de ce centre, Sibiri Diara, c’est difficile de satisfaire tous les demandeurs en cette journée citoyenne.
Namory KOUYATÉ
Oumar DIAKITÉ
Rédaction Lessor
Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..
Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.
Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.
Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..
Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.
Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.