Cette campagne communique et sensibilise sur les recommandations tirées de ces rapports
Ces informations ont été largement évoquées lors de l’atelier d’hier. En effet, la campagne de dissémination des rapports Itie-Mali vise à accroître la communication et la sensibilisation sur les enseignements et les recommandations tirés de ces rapports. Elle permet également de mettre à la disposition des citoyens et des autres parties prenantes, des informations pertinentes sur la gouvernance du secteur extractif afin de susciter le débat public sur les enjeux et les retombées du secteur. Cela conformément à l’exigence 7.1 de la norme Itie 2019.
La présente campagne est soutenue par une forte volonté de redynamiser la dissémination des rapports Itie-Mali sur toute l’étendue du territoire national. L’ambition est de mener des ateliers de restitution et d’échanges dans les localités du pays où la situation sécuritaire le permet afin que le maximum de populations soit informé des contenus du rapport 2019. Ainsi, la présente activité va couvrir les six communes du District de Bamako et ciblera les responsables des services déconcentrés, les leaders d’opinion, les acteurs du secteur minier et autres couches socioprofessionnelles susceptibles d’être intéressées par la gouvernance du secteur minier.
Selon le secrétaire général de la mairie de la Commune III, ce cadre d’échanges et de partage d’information est un exercice de redevabilité visant à renforcer la confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Pour cela, Kagnin Sanogo a salué les représentants du ministère des Mines, de l’énergie et de l’Eau pour cette initiative. Il a souhaité la pérennisation de cet exercice, avant d’inviter les participants à un débat d’échanges fructueux pour que cet atelier atteigne les objectifs escomptés
Faut-il le rappeler, l’état du Mali ne dispose d’aucune entreprise publique opérant dans le secteur des industries extractives. Cependant, il participe dans le capital social des entreprises minières à hauteur de 20% dont 10% en numéraire et 10% de participation gratuite. En 2019, le secteur extractif a contribué à l’économie à hauteur de 77,1% dans les exportations, contre 21% dans les revenus de l’état, 9,7% dans le produit intérieur brut (PIB) et 1,7% dans l’emploi. Le rapport Itie-2019 souligne que le paiement reporté par les sociétés extractives au titre des dépenses sociales s’est chiffré à 2,32 milliards de Fcfa.
Amadou GUÉGUÉRÉ
Rédaction Lessor
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