Des propriétaires de moulins ont saisi l’opportunité du délestage pour augmenter leurs tarifs
Or, à une certaine époque,
les femmes pilaient les céréales pour préparer la bouillie ou les galettes.
Mais l’évolution est passée par là et celles-ci ont été soulagées par les
moulins. Aujourd’hui,
les choses semblent être un peu plus compliquées avec le délestage. Depuis le
premier jour de Ramadan. Les bonnes à tout faire jouent des coudes dans les
moulins pour avoir la possibilité d’obtenir de la farine de céréales en vue de
préparer la bouillie ou les galettes. C’est un spectacle que l’on voit très
souvent ces derniers temps. Notre équipe de reportage s’y est intéressée pour
mieux appréhender la réalité.
Devant les moulins, on voit souvent une file
indienne de jeunes filles ou jeunes femmes. Celles-ci debout à la queue leu leu
posent devant elles soit une tasse, soit une calebasse contenant de la céréale
à moudre. Toutes donnent l’impression d’être dans une course contre la montre
dans une bousculade. Cet était de fait résulte, selon de nombreux témoignages,
du délestage incessant et de la paresse des femmes à piler le mil.
Assetou
Doumbia est installée au marché de Niamana. Pour faire la bouillie pour sa
famille, elle explique être contrainte de se lever vers 5 heures du matin pour
être parmi les premières devant le moulin. Ainsi dès qu’il y a de
l’électricité, on peut moudre mon mil que je viendrai récupérer après. Pour Mme
Coulibaly Aminata Diarra, c’est aussi le même parcours du combattant. Elle
s’était présentée avec un kilo de mil à moudre. «Je vais en prendre une
partie et en garder le reste dans le réfrigérateur».
Contrairement
à ces deux dames, Fatoumata Coulibaly qui réside à Bamako-coura a finalement
pris la décision de ne plus se tracasser pour moudre du mil et en faire de
la bouillie. Quant à Gogo Thiocary, elle explique se reposer sur sa fille
pour faire le rang en vue de moudre le mil. Elle reconnaît que sa famille
raffole de bouillie pendant le Ramadan. Elle accepte donc de consentir de gros
efforts pour satisfaire sa famille.
à
Kalaban-coura, Mme Sangaré Aminata avait envoyé ses petits-fils au moulin.
Ceux-ci sont revenus bredouilles parce qu’il fallait jouer des coudes pour
réussir à moudre son mil. à leur retour,
leur grand-mère elle-même était contrainte de se rendre au moulin. Certaines
femmes avaient opté pour le pilage à la main en utilisant un pilon et un
mortier.
Comme
ces braves femmes, Mme Coulibaly Awa Doumbia pile son mil. «Je vis dans
une grande famille je ne peux pas me permettre d’attendre toute une journée
pour avoir la farine de mil pour en faire de la bouillie. Je préfère ne pas
prendre ce risque et créer une brouille avec ma famille. Parce que personne ne
comprendrait que la bouillie ne soit pas prête à la rupture du jeûne». Janvier
Dembélé a une technique simple. Il loue
souvent un moulin qui fonctionne avec un groupe électrogène pour satisfaire sa
clientèle. Il ne se plaint pas trop de l’alternative parce qu’il arrive à
satisfaire sa clientèle.
Certains
propriétaires de moulins ont saisi l’opportunité du délestage pour augmenter
leurs tarifs. Au lieu de 50 Fcfa, la boite de mesure revient désormais à 75
Fcfa. Ce tarif ne semble pas déranger la clientèle. La preuve, une jeune dame
confie que l’essentiel c’est d’avoir de quoi faire la bouillie.
Daouda
Djiguiba, propriétaire d’un moulin à Niamana, dit qu’il a augmenté les tarifs
du fait de la longue attente pour le courant. «On patiente du matin jusqu’au
soir avec mes apprentis pour moudre le mil». On assiste chaque fois à des
bisbilles entre les femmes. Il a même été obligé de renvoyer des clientes qui
aimaient faire des bousculades, autrement dit semer le désordre. Issoufou,
propriétaire d’un moulin à Bozola, trouve normal d’augmenter les tarifs parce
que son moulin fonctionne sur groupe électrogène. Au passage de notre équipe de
reportage l’endroit grouillait de monde.
Sarandiè DOUMBIA
Rédaction Lessor
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