Primature : Le Premier ministre reçoit les diplomates algérien et américain

Dr Choguel Kokalla Maïga avec l’Algérien Delmi Boudjemaa

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Publié mardi 05 octobre 2021 à 12:10, mis à jour mardi 25 janvier 2022 à 11:01
Des navires de l’US Navy, de la marine chilienne, péruvienne, française et canadienne, lors d’un exercice dans l’océan Pacifique, en 2018.

Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a reçu hier en audience, à la Primature, l’envoyé spécial de l’Algérie pour le Sahel et l’Afrique, Delmi Boudjemaa, accompagné de l’ambassadeur de ce pays à Bamako, Boualem Chebihi. À sa sortie d’audience, le diplomate algérien a confié avoir évoqué avec le chef du gouvernement les relations entre son pays et le Mali qui partagent beaucoup de choses et qui ont des défis communs à relever. Il s’agissait, pour Delmi Boudjemaa, en sa qualité d’envoyé spécial, chargé de la présidence du Comité de suivi de l’Accord (CSA) de recueillir le sentiment du Premier ministre et du ministre en charge de l’Accord, le colonel-major Ismael Wagué, sur la mise en œuvre dudit document. Ce, en prélude de la session du CSA prévue en principe pour ce mardi. « Il s’agit surtout de voir dans quelle mesure l’Algérie peut aider à ce que les choses se passent conformément aux accords», a déclaré Delmi Boudjemaa. Il a saisi l’occasion pour souligner que les autorités algériennes accordent une importance particulière à cette question. «Nous suivons attentivement tout ce qui passe au Mali, et tout ce qui le concerne. Parce que nous voulons absolument que ce pays puisse être préservé dans son unité territoriale et nationale», a-t-il soutenu. À ce sujet, le diplomate algérien a fait comprendre que son pays souhaite que cette décision politique soit souveraine et que le Mali puisse bénéficier du soutien de la communauté internationale sur la base de ces paramètres. « En tant que pays voisin, il est un devoir pour l’Algérie de faire en sorte que le Mali reste souverain, pour servir d’abord les objectifs qui sont les siens, ensuite ceux de tous les pays sahéliens et de l’Afrique en général», a indiqué Delmi Boudjemaa,. Auparavant, le chef du gouvernement avait reçu l’ambassadeur des États-Unis au Mali, Dennis Hankins. Au terme de cette audience, le diplomate américain s’est réjoui de la rencontre qui a permis, au plan bilatéral, d’échanger avec le Premier ministre sur l’engagement de son pays ainsi que ses préoccupations sur la situation politique et sécuritaire en cette période de la Transition. Selon Dennis Hankins, les échanges ont également porté sur les voies et moyens pour les deux pays d’avancer maintenant et dans le futur, afin d’aider les Maliens dans leur propre stratégie de sécurité et de développement. À ce propos, l’ambassadeur Hankins a relevé que malgré les divergences actuelles entre les deux pays, «les États-Unis restent le plus grand partenaire en termes d’assistance humanitaire et sécuritaire où nous continuons des activités».

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Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a trouvé le ton juste et mesuré dans son adresse à la nation du 10 janvier 2022..

Son allocution, marquée du double sceau de l’apaisement et de l’ouverture, est adaptée à la situation ainsi qu’à sa très haute fonction. Il faut lui savoir gré d’avoir gardé la porte ouverte et de mettre en avant le dialogue à la place des anathèmes.

Comme tout pays, le nôtre, doit faire la diplomatie de sa géographie car on ne choisit pas ses voisins. Il nous faut trouver le juste milieu entre nos ambitions nationales et les exigences internationales. C’est que l.

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Le médiateur de la Cedeao s’est adressé à la presse après l’audience avec le président de la Transition.