Le Programme a formé plus de 2.700 acteurs de l’état civil
Le Programme d’appui au fonctionnement de l’état
civil et à la mise en place d’un système d’information sécurisé (Paecsis), en
collaboration avec la direction nationale de l’état civil, a organisé, hier
dans un hôtel de la place un atelier marquant la fin de ses activités sur le
terrain. La cérémonie de clôture a été présidée par le directeur national de l’état civil, Dr Abdoulaye
Alkadi, en présence du représentant de l’Union européenne (UE), Michel De
Knoop.
Démarré
en décembre 2018, ce programme qui a eu
une durée de cinq ans prend fin cette année. Le Paecsis s’inscrit dans le cadre
de la mise en œuvre de la Stratégie
nationale de l’état civil (Snec) 2018-2022.
Il
a pour vocation de relever les nombreux défis qui se dressent face à la
modernisation de notre système d’état civil. Son objectif est de contribuer à
l’universalité des faits d’état civil par la mise en place d’un système
d’information et de gestion sécurisée aux fins d’exploitation par les
administrations utilisatrices. Quant à la Snec, elle vise à améliorer la performance et l‘efficience du système
d’enregistrement des actes d’état civil comme moyen d’assurer l’exercice de la
citoyenneté et la sécurité juridique du citoyen.
De même, elle tient à la paix, la stabilité, la
reconnaissance du statut, ainsi que des droits humains, notamment ceux
des femmes et des enfants. Malgré le contexte sécuritaire et la crise sanitaire
due à la Covid-19, le Paecsis a pu atteindre
des résultats probants. Ainsi,
sur financement de l’UE à travers
le Fonds fiduciaire d’urgence, ledit projet
a procédé, entre autres, à la
formation de plus de 2.700 acteurs de l’état civil; l’organisation de campagnes
de rattrapage à l’état civil avec l’enrôlement de plus de 130.000 enfants
au Recensement administratif à vocation
d’état civil (Ravec) qui se sont vu attribuer un jugement supplétif,
l’amélioration de l’offre de service des mairies avec une dotation en
équipements et mobiliers d’une centaine de communes, ainsi que la construction
de 8 centres d’état civil dans les Communes de Taoudenit et de Gao.
S’ajoutent
à ces réalisations, la numérisation de 5 millions d’actes de naissance; la sensibilisation des populations sur la
nécessité de se procurer du document administratif à travers les dialogues
communautaires. Mais aussi, la mise en
place de 56 Cellules techniques d’accueil citoyen (Ctac) facilitant l’obtention
de la fiche descriptive individuelle.
C’est pourquoi, Dr Abdoulaye Alkadi a souligné que ce
programme a su s’adapter en faisant preuve de résilience afin d’obtenir les
résultats susmentionnés. Pour lui, cet
atelier de clôture est l’occasion de faire le point des 5 ans d’activités. Dans
une perspective, a-t-il ajouté, de
capitaliser les acquis du projet. Et le directeur national de remercier l’UE
pour son appui constant visant la mise
en place d’un système d’état civil efficace pour le Mali.
Le
représentant de l’UE a fait savoir que
le Paecsis a œuvré pour la mise à niveau
du cadre juridique, de la cartographie de l’état civil et du Schéma directeur d’information de
l’état civil. Michel Knoop a aussi précisé que le programme avait pour mission
de maintenir la stabilité et la lutte contre les causes profondes de la migration
irrégulière. Le coût global de ce projet était estimé à plus de 18 milliards de
Fcfa.
Namory KOUYATE
Rédaction Lessor
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