Au titre des observations générales, le gouvernement dit
constater avec regret que, comme les précédentes, cette Note ne met pas
l’accent sur les efforts déployés par les autorités maliennes en matière de
protection et de promotion des droits de l’Homme, notamment en termes de
formation et de sensibilisation. Dans sa Note, la Minusma soutient que les cas
rapportés dans le document ont été vérifiés sur la base des enquêtes menées par
la Mission et les positions, déclarations et communiqués officiels ainsi que
les documents publiés par des organisations étatiques, non étatiques et les
Agences des Nations unies.
Le gouvernement reste interrogatif sur cette démarche qui
met en cause la crédibilité de la Note trimestrielle car elle ne donne aucune
précision sur les sources de vérifications des cas rapportés afin de permettre à
la partie gouvernementale de mener, au besoin, une confrontation et des enquêtes.
La Minusma argumente que les allégations contenues dans la Note sont soutenues
et conformes aux standards des Nations unies en matière d’enquête concernant
les questions de violations des droits de l’Homme notamment « les motifs
raisonnables de croire ».
Sur ce point, les autorités maliennes
soutiennent que l’analyse de ce critère de collecte et de vérification
d’information permet de conclure que cette approche n’est guère infaillible,
car la conclusion peut changer d’un sujet à l’autre en dehors de toute
objectivité. Mieux, cette démarche amène à poser la question de la crédibilité
de toutes les informations recueillies dans ces conditions.
D’après le gouvernement, comme indiqué dans la Note, la quasi-totalité des cas avérés de violations des droits de l’Homme sont imputables aux groupes armés et terroristes. Concernant les allégations qui seraient imputables Forces de défense et de sécurité, elles ont toujours fait l’objet d’ouverture systématique d’enquêtes au niveau de la justice militaire comme en témoignent plusieurs affaires en cours d’instruction préparatoire.
COOPÉRATION EXEMPLAIRE- Les autorités maliennes ont déploré à
nouveau les allégations récurrentes citées dans plusieurs passages de la Note
et faisant état d’opérations anti-terroristes menées par les Forces de défense
et de sécurité maliennes qui seraient accompagnées par du personnel militaire étranger.
Contrairement à cela, le gouvernement réaffirme que la présence d’instructeurs
russes dans le pays s’inscrit dans le cadre de la coopération exemplaire avec
la Fédération de Russie, particulièrement dans le domaine militaire et renforcée
ces dernières années en matière de lutte anti-terroriste.
Dans son document, la Minusma a déploré la remise d’une
distinction à l’ancien juge islamique, Houka Houka Ag Alhousseyni par le
gouverneur de la Région de Tombouctou. Sur ce point, le gouvernement précise
que cette distinction n’est pas une décoration mais plutôt une attestation de
reconnaissance aux légitimités traditionnelles dans le cadre des services
rendus en faveur de la paix et du vivre ensemble dans ladite région.
Il a précisé
que cette attestation ne saurait
entraver le traitement des différentes plaintes déposées contre l’intéressé par
les victimes y compris d’autres procédures enclenchées contre lui et qui sont
en cours. Par ailleurs, les autorités maliennes ont indiqué que la diminution
des cas de violations constatées par la Minusma, par rapport à la période précédente,
résulte des efforts déployés par le gouvernement qui reste convaincu que l’amélioration
de la situation des droits de l’Homme et du droit international humanitaire est
intimement liée à la stabilisation du territoire. également, il soutient que
les efforts de sécurisation et de stabilisation du territoire déployés par les
Forces de défense et de sécurité combinées aux initiatives locales de réconciliation
ont abouti à une diminution drastique
des violences contre les civils. Mais aussi au
retour volontaire de milliers de déplacés internes et de réfugiés
maliens dans leurs localités d’origine.
Contrairement aux allégations de la Minusma faisant état
d’exactions des Forces de défense et de sécurité sur les populations civiles,
le gouvernement persiste qu’elles opèrent de manière professionnelle, autonome
et sans supplétifs étrangers, dans le strict respect des droits de l’Homme et
du droit international humanitaire.
Le gouvernement a toutefois salué le fait que la Minusma reconnaisse les efforts entrepris dans le domaine de la lutte contre l’impunité, la promotion et la protection des droits de l’Homme, dans le cadre de la prise en charge des victimes de violations graves des droits de l’Homme et le renforcement de l’espace d’expression citoyenne. Tout en réitérant leur attachement à la lutte contre l’impunité, les autorités maliennes soulignent qu’il est attendu de la Minusma qu’elle joue un rôle positif et constructif, dans le cadre d’une démarche franche, sincère et impartiale visant à aider à la stabilisation durable de notre pays.
Dieudonné DIAMA
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