Les bénéficiaires ont été retenus après un appel à candidatures et sur des critères bien précis
La
cour du gouvernorat de Tombouctou a abrité, jeudi dernier, le lancement
officiel de la formation-insertion socioprofessionnelle à l’intention de 150
jeunes filles et garçons, issus de familles vulnérables, dans les métiers
porteurs. La cérémonie a enregistré la présence d’une forte délégation de l’Unicef,
venue de Bamako et conduite par Désiré Adamou. On notait également la présence
des autorités administratives et politiques, des chefs de services régionaux et
locaux, mais aussi des légitimités traditionnelles.
Financée
entièrement par l’antenne du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef),
cette formation concerne les jeunes des Cercles de Tombouctou, Diré, Goundam,
Gourma-Rharous et Niafunké. Elle sera exécutée par des centres de formation
agréés sous la supervision des services techniques déconcentrés de l’État en
charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Durant 6 mois, ces
jeunes seront formés dans les filières comme l’électricité bâtiment,
l’électricité photo voltaïque, la plomberie sanitaire, le carrelage, le
maquillage, la maintenance et la réparation de moto pompe.
Le
maire de Tombouctou, Boubacar Assadek, a souhaité la bienvenue aux
participants. Le chef de bureau de l’Unicef par intérim, Kounindiou Dolo, a
expliqué que «s’il est vrai que l’accès à une éducation de qualité est un droit
fondamental de chaque enfant, il n’en demeure pas moins vrai que l’acquisition
des compétences nécessaires pour assurer l’employabilité des jeunes est aussi
une préoccupation majeure».
Et
de dire que c’est à ce titre que le gouvernement dans le Programme décennal de
développement de l’éducation et de la formation professionnelle deuxième
génération (Prodec 2) pour la période 2019-2028, a accordé une place de choix à
la formation professionnelle afin d’offrir aux jeunes une alternative. Cela en
vue de leur permettre de devenir des membres productifs de la société.
Il
a aussi expliqué que ce n’est pas la première fois que des opportunités de
formations professionnelles sont offertes aux jeunes à Tombouctou. «Toutefois,
certaines étaient dans des domaines saturés qui ne répondaient pas aux attentes
du marché de l’emploi, ce qui rend d’ailleurs l’insertion des jeunes formés
très difficile voire impossible. Il manquait aussi un suivi pour accompagner
l’installation des jeunes», a expliqué Kounindiou Dolo.
Pour
lui, la nouveauté de ce projet est non seulement d’avoir confié entièrement la
mise en œuvre aux structures déconcentrées du ministère en charge de l’Emploi
afin de créer les conditions nécessaires pour la pérennisation de cette action,
mais aussi de cibler des filières porteuses qui permettront aux jeunes formés
de facilement faire valoir leurs compétences sur le marché de l’emploi. Ainsi,
la réussite de cette phase pilote permettra de porter cette expérience à échelle afin de former beaucoup plus de
jeunes dans des filières émergentes.
Pour
l’Unicef, l’employabilité des jeunes et leur participation aux activités
économiques sont, sans nul doute, gage du développement et de l’essor
économique de toute nation. «Nous sommes d’ores et déjà convaincus que toutes
les parties prenantes ne ménageront aucun effort pour assurer la réussite de
cette action», a conclu le chef du bureau Unicef par intérim.
Le
directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Timbely, a expliqué en toute
transparence les critères de choix des postulants. Les 150 jeunes filles et
garçons âgés de 15 à 21 ans ont été sélectionnés par un comité scientifique sur
la base de critères, et à la suite d’un appel à candidatures diffusé le 23
janvier dernier. Sur un total de 2.483 dossiers reçus dont 1.205 candidatures
féminines, le comité s’est vu contraint de ne retenir que 16% de l’effectif
composé de 117 garçons et 33 filles.
Il
a invité les candidats retenus à suivre avec beaucoup d’assiduité les
différentes sessions qui leur permettront d’acquérir des connaissances pour une
insertion socioprofessionnelle réussie, car les filières choisies sont toutes
porteuses d’emplois dans la Région de Tombouctou.
Le
directeur de cabinet a aussi remercié l’Unicef (l’antenne régionale de
Tombouctou) pour avoir financé ce projet de formation au bénéfice des jeunes à
la forte demande des autorités régionales à hauteur de 75 millions de Fcfa.
Mamadou Timbely encouragera aussi le pool de services techniques régionaux de
l’emploi et de la formation professionnelle qui doit réussir le pari pour la
mise place de la seconde phase qui viendra après.
Le
lancement de ce projet intervient dans un contexte nouveau. Le gouvernement
explore les voies et moyens visant à relancer les activités de développement
dans les zones qui étaient sous emprise terroriste avant le début des
opérations de sécurisation de l’ensemble du territoire.
Cela
en initiant des activités génératrices de revenus ou de renforcement des
capacités des jeunes afin de faciliter leur employabilité. L’objectif étant de
les mettre à l’abri de la pauvreté dont profitent es groupes terroristes pour
les enrôler.
Moulaye SAYAH
Amap-Tombouctou
Rédaction Lessor
Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..
Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.
Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.
Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..
Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.
Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.