Le chef de l’exécutif régional, le contrôleur général de police Alassane Traoré, préside la rencontre dans la salle de conférence du gouvernorat
Les conséquences
du fléau sont dévastatrices pour nos populations qui, de ce fait, ont un accès
limité aux services sociaux de base telles que l’éducation, la formation, la
santé, la justice, l’eau, l’électricité, etc. Il est impératif d’y faire face à
travers, notamment, la refondation en cours de notre État.
La
moralisation de l’action publique, à tous les niveaux, doit être un des piliers
de cette refondation. Fort de cette idée, l’Office central de lutte contre
l’enrichissement illicite (Oclei) a organisé, mardi dernier, un atelier de
sensibilisation des cadres de l’administration générale, financière et la
justice de la Région de Ségou.
La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou sous la présidence du chef de l’exécutif de la région, le contrôleur général de police Alassane Traoré. C’était en présence du représentant du président de l’Oclei, Seïdina Oumar Diarra, de celui du maire de la Commune urbaine de Ségou, Mamadou Sylla, du président du pôle prévention et déclaration de biens, Dr Djibril Coulibaly et d’une cinquantaine d’agents de différents corps.
L’atelier
d’une journée entre dans le cadre des traditionnelles activités d’information,
d’éducation et de sensibilisation, initiées par l’Oclei à travers son pôle «Prévention
et déclaration de biens», en partenariat avec le Projet d’appui à la lutte
contre la corruption pour et par l’égalité des genres (Luceg).
L’objectif général était d’informer et de sensibiliser les différents acteurs de la haute administration sur la lutte contre la corruption et ses conséquences néfastes dans l’atteinte des objectifs de développement socio-économique.
Le choix
de la Région de Ségou est loin d’être fortuit. Citant une étude faite par
l’Oclei en 2021 sur les «Techniques d’enrichissement illicite dans
l’administration publique au Mali», le gouverneur a indiqué que le niveau de
perception de l’amplitude de l’enrichissement illicite est le plus élevé à
Kayes avec 50,70%, suivi de Ségou et de Bamako qui font respectivement 41,80%
et 40,90%.
Il a souligné que ce score de deuxième place n’est pas reluisant et
Ségou doit faire mieux. «Ségou est une région d’agriculture et un carrefour
commercial par excellence, d’où les risques élevés de corruption. À cet effet,
il est important pour nous de mettre en place des moyens nous permettant de
nous éloigner de ce cancer qui gangrène notre société et d’accompagner l’Oclei
dans ses actions de tous les jours pour une gouvernance vertueuse de nos
maigres ressources», a-t-il-dit.
Pour ce
faire, le contrôleur général de police Alassane Traoré a souligné le rôle et la
place déterminants des cadres de l’administration dans son entièreté et a les
invités à accorder toute leur attention à l’atelier. Il a salué et félicité
l’Oclei et ses partenaires pour cette démarche à l’endroit de la Région de Ségou.
Dans son
allocution, le représentant de l’Oclei a affirmé que la corruption affecte
considérablement notre pays et impacte négativement la qualité des prestations
de service de l’administration dans son entièreté. Et de révéler que cet état
de fait est corroboré par des études, notamment un rapport de la Commission économique
des Nations unies pour l’Afrique qui estime que notre continent perd plus de 50
milliards de dollars par an en raison des flux financiers illicites.
Seydina
Oumar Diarra a aussi fait savoir qu’une enquête d’opinion publique conduite par
la Fondation Friedrich-Ebert, datant de 2021, révèle que la police, la justice
et la santé font partie des secteurs les plus touchés par la corruption au
Mali. Par ailleurs, il ressort des rapports des structures de contrôle que, de
2005 à 2019, l’État du Mali a perdu 1.266 milliards de Fcfa des suites de détournements
de deniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillages et de détournements
de biens de l’État.
Pour
Seydina Oumar Diarra, ce manque à gagner aurait pu servir à financer la
construction d’écoles, d’hôpitaux ou d’infrastructures publiques, à donner accès
à de l’eau potable aux populations, entre autres. Car, il est estimé que ces
moyens financiers spoliés à l’État pouvaient lui suffire pour construire 264 hôpitaux
de haut standing, 1.767 Centres de santé de référence (Csref). Il a fait savoir
que la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite ne doit pas être
un slogan, mais plutôt un projet sociétal nécessitant un travail de longue
haleine.
Ce n’est pas non plus l’affaire du seul gouvernement, mais de tous. Il
a réitéré l’engagement de l’Oclei à jouer toute sa partition dans ce noble
combat. Et de remercier le projet Luceg pour son appui constant aux activités
de sa structure.
Dans son exposé, Dr Djibril Coulibaly a présenté l’Oclei et s’est appesanti sur son rôle dans l’architecture institutionnelle de la lutte contre la corruption. Il a aussi présenté le cadre juridique de la lutte contre la corruption et les conséquences socio-économiques néfastes de ce fléau.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
Initialement fixé au lundi 5 puis au jeudi 8 octobre passés, le procès impliquant Adama Sangaré va finalement s’ouvrir le lundi 12 octobre prochain après avoir été renvoyé à 2 reprises..
Dans cette interview, le Directeur général adjoint de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (Apex-Mali) se prononce sur l’ouverture du marché chinois aux produits maliens sans droit de douane. Yacouba Yassa Diarra explique les avantages de cette politique pour les opérateurs é.
La filière de Karité constitue de nos jours, une source de revenus très significative pour les populations féminines en milieu rural. Plusieurs femmes vivent de cette filière à Djitoumou en faisant d’elle, une activité principale qui contribue à leur indépendance économique..
Les collectivités territoriales de la Région de Dioïla bénéficieront de 122 millions de Fcfa au titre du Fonds minier, a annoncé, mardi, le gouverneur de la région, le Général de division Kèba Sangaré. L’annonce a été faite lors d’une rencontre avec les maires des 23 communes de la .
La brigade territoriale de la Gendarmerie de Kéniéba a appréhendé un homme en possession de trois portes en bois, pièces du musée d’archéologie et d’ethnologie du Mali et d’un coffre-fort contenant 75 paquets de 1.000 dollars chacun à blanchir. La saisie de ces objets qui, une fois .
L’Association des régions du Mali (ARM) a organisé, hier dans ses locaux, un atelier d’appropriation des décrets de transfert des compétences et des ressources de l’État aux collectivités territoriales et de gestion axée sur les résultats. La rencontre était présidée par le ministre.