#Mali : Journée internationale des migrants : Sous le signe de la mobilité humaine et du changement climatique

«Mobilités humaines et changements climatiques», tel était le thème retenu pour l’édition 2023 de la Journée internationale des migrants célébrée le 18 décembre de chaque année.

Publié mardi 26 décembre 2023 à 07:45
#Mali : Journée internationale des migrants : Sous le signe de la mobilité humaine et du changement climatique

De 2014 à cette année, plus de 59.800 migrants ont été  identifiés morts sur les routes migratoires

 

 Les festivités ont eu lieu vendredi 22 décembre dans la Capitale du Kénédougou sous la présidence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. L’évènement a enregistré la présence des ministres des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher et chargé de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mamadou Samaké.

C’était en présence du gouverneur de la 3è région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Bob Camille Quenum. Les autorités régionales, les légitimités traditionnelles, les Forces armées de sécurité et les chefs de services techniques ainsi que les Forces vives de Sikasso y ont également prit part. 

Le représentant de l’OIM a situé l’évènement dans son contexte. La célébration de cette Journée vise à «dissiper les préjugés» sur les migrants et à «sensibiliser» sur leur contribution au développement des communautés de départ, de transit et d’accueil, a expliqué Camille Quenum. Il a salué les efforts du gouvernement en faveur de l’amélioration de la gouvernance migratoire, l’implication de la diaspora malienne dans le développement du pays et l’opérationnalisation de l’assistance aux migrants vulnérables.

«La Journée internationale des migrants a été instaurée par l’Assemblée générale des Nations-unies le 18 décembre 1990, relative à la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles. Ladite convention a été ratifiée par le Mali le 5 juin 2003», a déclaré le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine Mossa Ag Attaher. Parlant du thème, le ministre Mossa Ag Attaher a noté qu’un rapport de la Banque mondiale publié en septembre 2021 soulignait que des foyers de migrations climatiques internes pourraient apparaitre dès 2030 et s’accroître progressivement jusqu’en 2050. «Face à ce constat, il est urgent pour nous de renforcer l’application des textes en matière de protection de l’environnement», a-t-il dit.

En la matière, s’est-il réjoui, les efforts consentis par notre pays ont été couronnés de succès comme la mise en œuvre du Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières. «Toute chose qui a fait du Mali, un champion du Pacte mondial pour les migrations», a-t-il souligné. De 2014 à nos jours, a-t-il rappelé, plus de 59.800 migrants ont été identifiés morts sur les routes migratoires dont 8.200 cas en 2023 parmi lesquels 3.000 ont perdu la vie sur les routes du Sahara.

C’est dans le but de mettre fin à ces situations que le gouvernement a organisé les états généraux de la migration et procédé à la mise en place du Cadre de concertation avec les Maliens établis à l’extérieur en août 2023 à Bamako. Le ministre Attaher a invité les candidats à la migration irrégulière à renoncer car elle est une impasse et ne réserve qu’un destin tragique. Le chef du gouvernement a salué la grande mobilisation de la population de la Cité verte du Kénédougou. «La migration est une réalité mondiale incontournable…

L’immigration, si elle c’est bien gérée, est une opportunité. La contribution de la diaspora est estimée à environ 7% du Produit intérieur brut (PIB)», a-t-il étayé, avant d’ajouter que le Mali est un pays d’immigration et d’émigration. Notre pays a, entre 2 à 4 millions de citoyens à l’extérieur. Cette célébration, selon lui, offre l’occasion de jeter un regard critique sur la situation des migrants dans le monde. Elle offre également l’opportunité d’évaluer la mise en œuvre de la convention dédiée aux migrants et aux membres de leurs familles.

Concernant le thème de la Journée, le chef du gouvernement a noté que celui-ci met en exergue le lien étroit entre la migration, l’atténuation et l’adaptation aux effets des changements climatiques. Aussi, a-t-il ajouté, ce thème cadre parfaitement avec les «orientations stratégiques» du gouvernement du Mali sur les enjeux migratoires. Il a indiqué que tous les acteurs doivent œuvrer afin d’agir sur les questions profondes de la migration. 

Le Premier ministre a exprimé l’engagement du gouvernement à soutenir le processus de révision de la Politique nationale de migration. Dr Choguel Kokalla a également affirmé que les recommandations issues des états généraux de la migration et du Cadre de concertation des Maliens établis à l’extérieur font l’objet de la plus haute attention du gouvernement. Cela, conformément aux orientations du chef de l’État.

Souhaitant la bienvenue à ses hôtes, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Adama Ballo, avait saisi l’occasion pour attirer l’attention du chef du gouvernement sur la construction de l’Université de Sikasso et l’aménagement du marigot qui traverse la ville de Sikasso.

En réponse à ce plaidoyer, Choguel Kokalla Maïga a assuré que l’université commencera en janvier 2024 avec les filières agropastorales. Il a appelé les Maliens à l’union sacrée autour des autorités de la Transition afin de les aider à bâtir le Mali de nos rêves.




Échange entre le chef du gouvernement et la population

En marge de la célébration de la Journée internationale des migrants, le Premier ministre s’est exprimé sur des sujets d’actualité. Il s’agit entre autres, de la montée en puissance des Forces armées maliennes, de la place accordée aux légitimités traditionnelles. Avant d’appeler les Maliens à l’union sacrée. Concernant la montée en puissance des Forces armées maliennes, il a invité la population à soutenir les FAMA résolument engagées pour la défense de la souveraineté du Mali. «L’Armée a fait 75% du travail des Maliens et 100% de son travail», a-t-il affirmé, faisant allusion au retour de l’Armée à Kidal et à Aguelhok. Avant de trancher : «L’Armée gagne la guerre, le peuple doit gagner la paix sinon on aura trahi notre Armée.»

À propos des légitimités traditionnelles, le chef du gouvernement a rappelé leur rôle crucial quant à la construction du Mali Kura et la gestion du pays. Il a expliqué que depuis la rectification de la trajectoire de la Transition, ils se sont engagés à restaurer l’autorité des chefs traditionnels qui, selon lui,  voulaient avoir un statut particulier depuis l’indépendance.


Amap-Sikasso

Mariam A. TRAORÉ

Lire aussi : Session spéciale du DEF 2026 : 29 candidats participent aux épreuves à Gao

Les épreuves de la session spéciale du Diplôme d’études fondamentales (DEF) ont débuté ce lundi 14 septembre 2026 à Gao. Elles concernent 29 élèves de Kidal qui n’avaient pas pu prendre part à la session ordinaire de juin dernier pour des raisons sécuritaires..

Lire aussi : Mopti : Des maîtres d’apprentissage formés en tutorat

La formation a pour objectif de promouvoir l’insertion durable des jeunes de capacités professionnelles tout en renforçant leur apport dans les secteurs public et privé.

Lire aussi : Kalaban Coura : L’AJFDK mobilise les femmes pour le développement communautaire

L’Alliance des jeunes femmes pour le développement de Kalaban Coura (AJFDK) a été officiellement lancée, samedi dernier à Kalaban Coura, en Commune V du District de Bamako. À cette occasion, l’association a remis des kits scolaires à des enfants défavorisés et orphelins et organisé une.

Lire aussi : AEFR-Mali : De nouveaux membres élus

Six nouveaux membres font leur entrée dans le bureau de l’Association des Alumni (anciens élèves ou anciens diplomés) de l’ex-URSS et de la Fédération de Russie au Mali (AEFR-Mali). C’était lors de sa première assemblée générale élective, tenue samedi dernier au Palais des pionnier.

Lire aussi : Enseignement supérieur : Bientôt le Salon de la rentrée universitaire

Au-delà de la simple rentrée universitaire, le salon ambitionne de s’affirmer comme un levier stratégique permettant d’aligner l’enseignement supérieur sur les impératifs de développement du Mali.

Lire aussi : Reboisement : Mali vert reprend racine

Le Centre de cinéma pour la paix, la santé et l’éducation au Mali (CCPSE-Mali) a donné, samedi dernier dans la cour de la maternité de Moribabougou, le coup d’envoi de la 2è édition de la Caravane de reboisement «Mali Vert», couplée au lancement du projet « Les Graines de la paix : ma.

Les articles de l'auteur

Vice-présidence de la Région OMD-AOC : La Centrafrique prend le relais

Le soleil de Bamako illuminait la cour de la Direction générale des Douanes du Mali. Les uniformes impeccablement alignés, les drapeaux flottant dans le vent et le protocole réglé dans les moindres détails donnaient à la cérémonie une dimension particulière..

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié lundi 14 septembre 2026 à 08:45

BCEAO : L’inflation remonte, les taux restent sous contrôle

À Dakar, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a choisi de ne pas toucher à ses taux directeurs, malgré une inflation qui accélère dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Entre flambée des coûts du transport, hausse des produits alimentaires et tensions géopolitiques, la Banque centrale joue la carte de la prudence.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié vendredi 11 septembre 2026 à 09:36

Fruits locaux et exotiques : Lesquels pèsent dans la balance économique du Mali ?

Dans les marchés de Bamako comme dans les zones de production de Sikasso, Koulikoro ou Kayes, les fruits racontent une partie de l’économie rurale malienne. Mangues, bananes, oranges, papayes, dattes ou encore anacardes alimentent les ménages, mais représentent aussi une source importante de revenus pour des milliers de producteurs, commerçants et transformateurs..

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié jeudi 10 septembre 2026 à 09:26

Politique nationale de l’eau 2026-2035 : Sécuriser l’or bleu

Invité sur le plateau de l’ORTM, le directeur national de l’Hydraulique, Sékou Diarra, a présenté les ambitions de la nouvelle Politique nationale de l’eau. Entre accès universel à l’eau potable, protection des ressources et mobilisation des investissements, cette stratégie décennale veut répondre aux défis hydriques du pays.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié jeudi 10 septembre 2026 à 08:59

Wonida : «Le Rungis» où bat le pouls économique de la capitale

Dans le vacarme des klaxons, des appels des commerçants et des marchandages, cet espace commercial révèle chaque jour une facette essentielle de l’économie bamakoise. Ce marché populaire, devenu un passage obligé pour de nombreux habitants, concentre une intense activité où se rencontrent grossistes, détaillants et consommateurs.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mercredi 09 septembre 2026 à 09:11

Namassa Danga : Le cœur fruitier de la capitale

Situé à N’Golonina, en Commune II du District de Bamako, ce haut lieu foisonnant de commerces est bien plus qu’un simple marché. Il est le pouls des fruits et légumes qui changent de mains.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mercredi 09 septembre 2026 à 09:07

Mopti-Bandiagara-Douentza : Le CSA renforce la résilience des communautés

Mopti-Bandiagara-Douentza : Le CSA renforce la résilience des communautés.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié vendredi 04 septembre 2026 à 09:00

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner