«Les femmes de mon village qui tissent, cousent et filent m’inspirent dans mon travail. Je me saisis de ces traditions et questionne leur modernité. Je les fais entrer dans le champ de l’art pour une pratique contemporaine ancrée dans les traditions». C’est en ces termes que le jeune artiste plasticien, Ibrahim Ballo résume le travail de création et de conservation qu’il a effectué lors de sa résidence de création de 3 mois au Maroc. C’est la Fondation marocaine «Montresso, le jardon rouge» qui a invité l’artiste malien à ce travail.
Le projet est intitulé : «Les nœuds de
l’héritage de filles en fils», qui s’articule autour d’une recherche sur le
tissage, des femmes, les techniques et les notions d’héritage et de matrimoine.
Le fil conducteur de ce projet de résidence est le rapport entre le fil et la
femme dans l’optique d’une esthétique environnementale.
En regard d’une quête d’harmonie au quotidien portée par une vision féminine voire féministe du textile.
Ainsi, en poursuivant une recherche sur le
tissage des femmes en Afrique de l’Ouest et en l’étirant vers le Maghreb,
explique l’artiste, «je souhaite traiter des questions d’héritage, de
transmission, de pratiques».
Personnellement empreint du travail de filage et de tissage des femmes de Sikasso au Mali, «m’inspirant dans ma pratique artistique, je souhaite aussi relever les enjeux économiques, sociétaux également en termes d’identité, d’indépendance, de libération», souligne-t-il.
Il s’agit aussi de promouvoir le métier du filage et tissage de ces sociétés dans le cadre d’une étude comparative sur le métier du textile de l’Afrique de l’Ouest et celle du Maghreb particulièrement le tissage marocain. Interroger l’impact de la confection des tenues, linges et autres textiles par les femmes africaines sur nos vies.
En somme, au-delà de la mise en lumière de ce matrimoine, en tant qu’héritier, fils de ces femmes, l’artiste pose une réflexion sur l’esthétique féminine en lien avec nos identités dans toute sa splendeur.
Youssouf DOUMBIA
L’humoriste Souleymane Keïta, plus connu du grand public sous le nom de « Kanté », a été élevé ce vendredi 13 mars 2026 au grade de chevalier du Mérite des Arts et de la Culture..
La 9è édition du Festival Ali Farka Touré se tiendra du 23 au 29 mars prochain à Lafiabougou, en Commune IV du District de Bamako sous le thème : «Ali, 20 ans d’héritage». L’information a été donnée, samedi dernier, lors d’une conférence de presse animée par le président de la Fo.
Désigné parrain des activités culturelles du mois de mars dans le cadre de l’Année de l’éducation et de la culture, Magma Gabriel Konaté, président de la Commission éducation et communication du CNT, en était le principal conférencier.
Dans plusieurs villages du site des Falaises de Bandiagara, les efforts de reconstruction commencent à porter fruits. À ce jour, 170 maisons ont été reconstruites, 9 Togunas réhabilités, 90 greniers mâles et 82 greniers femelles rebâtis, auxquels s’ajoutent 3 maisons destinées aux femmes.
Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a créé le Comité préparatoire de l'Année de l'Éducation et de la Culture 2026-2027. Le décret annonçant la création de cet organe d'une vingtaine de membres a été rendu public ce mercredi 4 mars 2026..
Le «Niôgo» est un ensemble instrumental traditionnel de musique de la communauté Minianka. C’est une forme de percussion qui accompagne toutes les cérémonies au village, notamment les mariages, retrouvailles de jeunes, fêtes traditionnelles et rencontres communautaires et culturelles..