#Mali : Festival Kaoural Suudou Baba : Le patriotisme culturel de la paix

Les activités de cette 2è édition du Festival Kaoural Suudou Baba démarrent vendredi au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba. L’un des temps forts sera une conférence-débat avec les étudiants de l’Université catholique de l’Afrique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao).

Publié vendredi 10 mai 2024 à 07:25
#Mali : Festival Kaoural Suudou Baba : Le patriotisme culturel de la paix

De gauche à droite : Aïssata Bocoum, Almamy Sissoko et Fatoumata Coulibaly


Contrairement à son énoncé, le festival Kaoural Suudou Baba n’est pas qu’un festival réservé à l’ethnie peule ou à la Région de Mopti. L’idée est parti de la revalorisation de la manifestation annuelle qui a lieu chaque année à Mopti où les éleveurs font traverser le fleuve par leurs bœufs pour revenir dans la ville, appelée Yaaral Degal. Cette fête populaire créée, depuis les années 1835, et magnifiée par le roi Sékou Hamadou d’Hamdallaye est un lieu de brassage entre différentes populations. Elle donne lieu à des concours du beau bœuf, de la plus belle coiffure et autres parures.

La manifestation a fini par être classée d’abord dans la liste du patrimoine immatériel du Mali puis sur la liste des chefs-d’œuvre de l’humanité par l’Unesco en 2005.

 Les initiateurs de ce festival ont expliqué qu’il s’agit de tenter de reproduire cette manifestation traditionnelle centenaire sur la berge du fleuve Niger à Bamako au niveau du Palais de la culture Amadou Hampâté Ba. Selon Younoussa Sissoko, le coordinateur général, il s’agit de faire un véritable brassage des ethnies de notre pays. Chacune d’elle emmènera ses plus beaux habits et atours. Certains ont d’ailleurs décidé de faire sienne la culture vestimentaire des autres ethnies. Ce sera lors notamment du défilé de mode qui sera animé par 16 communautés. Des concerts de musique seront organisés avec la participation de nombreux artistes comme Babani Koné et autres stars de la musique malienne.

Une course de pirogues est également prévue dans l’agenda de la manifestation. Quant à la traversée des bœufs, elle ne pourra se faire à Bamako, car les éleveurs et les bozo estiment que la partie du fleuve Niger au niveau du Palais de la culture est trop profonde pour les bœufs et qu’il est presque impossible pour les piroguiers de les sécuriser. C’est pour cette raison que le festival se limitera au concours du plus beau bœuf. Ce concours aura lieu au garbal de Kabala, dans la périphérie de Bamako.

La cinéaste Fatoumata Coulibaly dite FC et les comédiennes Nanakadidia Kanté et Maïmouna Doumbia font également partie des personnes ressources qui conseillent les organisateurs. Chacune d’elle dispose d’une expérience avérée en matière d’organisation de festival. Elles estiment que ce rendez-vous culturel mérite le soutien des populations et des autorités du fait de sa capacité à mobiliser les différentes ethnies autour des objectifs de paix.

Pour Aïssata Bocoum, ce festival vise de nobles objectifs de paix et de réconciliation entre les différentes ethnies de notre pays. Et d’expliquer que le Festival devrait se tenir à Sofara, dans la Région de Mopti. Mais pour des raisons d’insécurité, il est impossible d’y faire une manifestation sans faire courir des risques à la population vivant dans cette localité. L’intérêt du festival est donc de permettre aux jeunes qui ont seulement entendu parler du Yaaral Dégal de le comprendre. Mais surtout d’y assister.

Youssouf DOUMBIA

Lire aussi : Artisanat : Pour une commande publique accessible aux artisans

La décision des autorités relative à la commande publique des produits locaux «Made in Mali», suscite un vif enthousiasme dans le secteur artisanal. Cette volonté stratégique vise à encourager le consommer local, soutenir les artisans et contribuer durablement au développement socio-écon.

Lire aussi : 20 ans après la disparition d’Ali Farka Touré : Afin que nul ne l’oublie

Dans le cadre de la célébration des 20 ans de la disparition de l’artiste et icône de la musique malienne, Ali Farka Touré, la Fondation dédiée à son nom a organisé, samedi dernier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), une nuit d’hommage à l’ancienne gloire du Word.

Lire aussi : Miss intello : Pour plus de leasership intellectuel feminin

«Miss Intello» connaissez-vous ? C’est un concept innovant et inspirant qui met en lumière le potentiel intellectuel, créatif et entrepreneurial de la gent féminine. Son objectif est de valoriser l’intelligence, le leadership et la créativité de la femme à travers des projets concrets et.

Lire aussi : Musique : Youssou N’Dour donnera une autre image du Mali

Certainement une première à Bamako depuis le début de la crise. La star de la musique africaine, Youssou N’dour, animera un bal à l’hôtel de l’Amitié le 25 avril prochain..

Lire aussi : Mali : Le chanteur Salif Keïta suit sa convalescence

La super star de la musique malienne et africaine, Salif Keïta, après 50 ans de carrière bien remplie, suit sa convalescence dans un pays à l’extérieur..

Lire aussi : Patrimoine musical : Le Centre d’art Miéruba de Ségou propose «The Lost Maestras»

C’est une collection féminine qui met en lumière les cantatrices dont les talents et les œuvres ont été peu mis en valeur.

Les articles de l'auteur

Information et Télécommunications : L’ancienne ministre Mme Gakou Fatou Niang n’est plus

C’est à travers le communiqué de presse du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, que l’opinion nationale a été informé du rappel à Dieu de Mme Gakou Fatou Niang, ancienne ministre de l’Information et des Télécommunications..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié jeudi 09 avril 2026 à 08:39

Musique : Youssou N’Dour donnera une autre image du Mali

Certainement une première à Bamako depuis le début de la crise. La star de la musique africaine, Youssou N’dour, animera un bal à l’hôtel de l’Amitié le 25 avril prochain..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié mercredi 08 avril 2026 à 07:53

Patrimoine musical : Le Centre d’art Miéruba de Ségou propose «The Lost Maestras»

C’est une collection féminine qui met en lumière les cantatrices dont les talents et les œuvres ont été peu mis en valeur.

Par Youssouf DOUMBIA


Publié vendredi 03 avril 2026 à 08:35

Groupe Kôrè art et culture de Ségou : La nouvelle saison est lancée

L’ouverture des activités a été marquée par des conférences-débats, une prestation théâtrale et un grand concert dans la Cité des Balanzans.

Par Youssouf DOUMBIA


Publié mardi 31 mars 2026 à 11:19

Journée mondiale de la marionnette : Le malien Yaya Coulibaly à l’honneur

Le marionnettiste malien, Yaya Coulibaly, est l’invité d’honneur de l’édition 2026 de la Journée mondiale de la marionnette. L’événement est organisé par l’Union internationale des marionnettes (UNIMA) et se poursuit jusqu’au 24 mars à Charles-ville-Mézières en France..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié mardi 24 mars 2026 à 08:57

Disparition de Boncana Maïga : La dernière note d’un maestro «Maravilla»

De Gao à La Havane, d’Abidjan à Paris, Boncana Maïga aura traversé six décennies de musique en bâtisseur infatigable. Du groupe musical «Las Maravillas» composé de jeunes maliens revenus des études à Cuba à son mythique titre «Mariétou», le natif de la capitale des Askias aura été un virtuose et pédagogue.

Par Youssouf DOUMBIA


Publié lundi 02 mars 2026 à 08:44

Réactions : Hommage unanime à un “grand”

Le décès du maestro Boncana Maïga, le week-end dernier, a été lourdement ressenti dans notre pays, mais a surtout suscité des réactions du monde de la culture et d’ailleurs. Le ministre chargé de la Culture, Mammou Daffé, a exprimé sur le site de son département sa profonde tristesse et son immense douleur d’avoir appris la disparution du maestro Boncana Maïga..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié lundi 02 mars 2026 à 08:43

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner