#Mali : Droits de la femme : La contribution de l’USJPB au débat

L’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJB) n’est pas restée en marge des activités de la Journée internationale de la femme. Elle a initié le week-end dernier dans ses propres installations, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieure et de la Recherche scientifique, une table ronde sur le thème : «Femme, réforme et refondation au Mali».

Publié lundi 11 mars 2024 à 07:35
#Mali : Droits de la femme : La contribution de l’USJPB au débat

C’était en présence de plusieurs invités, dont la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga. L’organisation de cette table ronde s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme annuel d’activités de la chaire Unesco pour la culture de la paix et des droits de l’Homme de l’USJPB. Elle prévoit au moins une activité scientifique pour chaque journée dédiée aux droits humains.

À l’occasion de la table ronde, enseignants-chercheurs et experts des droits de la femme ont abordé plusieurs questions, notamment la loi n°2015-052 du 18 décembre 2015, instituant des mesures pour la promotion du genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. Y compris l’implication des femmes dans le processus de réforme et de refondation au Mali, cadre juridique et institutionnel et l’implication de la femme rurale dans le processus de réforme et de refondation au Mali.

Le vice-recteur de l’USJPB, Mamadou Lamine Dembélé, a campé le décor et souhaité la bienvenue aux invités à la table ronde.

Pour sa part, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga, s’est réjouie de ces moments de réflexion, de partage d’expériences et de discussion sur les défis communs en matière de promotion et de protection des droits de la femme. La ministre Mariam Maïga a aussi salué la pertinence du thème qui invoque le rôle et la place des femmes dans le processus de refondation de notre pays, enclenché par les autorités de la Transition.


Elle a aussi déploré, la difficile mise en œuvre des différents instruments juridiques et politiques nationaux et internationaux qui, selon elle, reste un défi, avant d’espérer que les discussions dans les différents panels de la table ronde permettront de recueillir des d’idées novatrices propices au changement de comportement pour une application efficiente et efficace des mesures adoptées en faveur de la promotion et protection des droits de la femme.

La représentante du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kadidiatou Bouaré, a déclaré que les femmes constituent la plus importante partie de la population malienne en général et de la population active en particulier. «Les secteurs de production leur sont difficilement accessibles ou tout simplement pas accessibles en dépit de l’existence des textes juridiques et programmes nationaux», a-t-elle déploré, avant de noter la faible valorisation de leurs activités qui conduit à la sous-estimation de leur contribution productive à l’économie nationale.

Pour elle, la scolarisation des filles et leur maintien à l’école jusqu’au niveau secondaire et supérieur, surtout dans les filières scientifiques constituent des défis prioritaires au Mali. Au regard desquels, a-t-elle souligné, l’université se doit de jouer pleinement son rôle, notamment par la recherche de solutions novatrices à travers la mise en œuvre des activités de recherches sexo-transformatrices visant à réduire l’inégalité de genre dans la perspective globale de l’Étude nationale prospective Mali 2025, de l’Agenda 2030 du développement rural et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Précisons que dans notre pays, 1/4 des filles n’atteint pas la fin du premier cycle dans plusieurs localités. Le taux d’achèvement du second cycle et du secondaire par les filles est respectivement de 34,5% et 17,06%.

Assitan KIMBIRY

Rédaction Lessor

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