Fin de la Transition ou pas. La situation fait débat actuellement. En tout cas, le 31 mars dernier, des acteurs politiques ont annoncé acter la fin de la période de Transition. Ils ont demandé à cet égard le retour à l’ordre constitutionnel en invitant les autorités à organiser l’élection présidentielle dans un bref délai.
Se basant sur un décret du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, pris à la suite d’âpres discutions avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao) fixant la durée de la Transition à 24 mois, certains ont affirmé que le pays est entré dans un vide juridique, cette période initiale ayant officiellement pris fin le 26 mars 2024, selon eux. Qu’en est-t-il véritablement ? Ce décret engage-t-il encore nos autorités ?
Le chef du gouvernement a tenu à apporter des précisions à cet effet. Dr Choguel Kokalla Maïga recevait vendredi dernier à la Primature le Comité de pilotage du Dialogue inter-Maliens qui était venu recueillir les suggestions et propositions du gouvernement pour la bonne conduite de ce processus.
D’entrée de jeu, le Premier ministre a précisé : «Aujourd’hui au Mali, nous avons trois référentiels : la Constitution, la Charte rénovée et le décret du 6 juin 2022». Cet ordonnancement juridique, selon lui, s’article autour de la nouvelle Constitution. Adopté massivement par les Maliens, ce texte fondamental est clair dans ses dispositions. Son article 190 dispose : «Jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions, les institutions établies continuent d’exercer leurs fonctions et attributions». En termes clairs, commente le chef du gouvernement, la Transition finit par la prise de fonction du nouveau président. Ce dernier ne prend fonction que lorsque les autorités en place l’investissent, tranche-t-il.
Selon lui, l’article 27 de la Charte révisée est également on ne peut plus clair sur la question. La durée de la Transition est fixée conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). Ce texte de loi, cite le Premier ministre, dispose que la Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau président élu.
Ces Assises précitées qui ont pris fin le 31 décembre 2021 ont retenu que la Transition doit durer entre 6 mois et 5 ans. D’autres Maliens avaient même proposé d’aller jusqu’à 10 ans. Après concertations, les autorités de la Transition ont retenu 5 ans comme base de négociation. C’est ainsi que des échanges ont eu lieu sur cette base avec la Cedeao. Donc le décret du 6 juin 2022 auquel ces acteurs politiques font référence a été signé dans le cadre des discussions avec la Cedeao.
Ce décret engage-t-il encore notre pays qui a quitté cette organisation fin janvier dernier avec effet immédiat ? L’Accord convenu en 2022 entre le gouvernement de Transition et la Cédeao relatif à la durée de la Transition, est caduc et sans effet, martèle le chef du gouvernement.
«Le décret dont on parle, est celui qui a été signé dans le cadre des discussions avec la Cédeao. Mais nous sommes sortis de cette organisation depuis quelques temps. Tout ce qui était convenu avec la Cédeao est nul et non avenu au Mali. Nous avons mis une croix sur cette organisation, y compris tout ce que nous avons négocié avec elle, parce qu’elle a voulu porter atteinte à l’intégrité physique et à la stabilité d’un des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES)», précise le Premier ministre, ajoutant que le Mali, le burkina Faso et le Niger se sont assumés face à l’histoire en décidant de quitter la Cédeao.
Aboubacar TRAORÉ et
Former 7.000 jeunes et financer 5052 projets : telles sont les principales ambitions du Projet de formation professionnelle, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II) pour 2027. À cet effet, son programme de travail et budget annuel (PTBA) est fixé à 14,177 milliards d.
À travers cette nouvelle infrastructure, la banque affiche ses ambitions de croissance et réaffirme sa confiance dans le potentiel économique du Mali.
Au cours de cette campagne de sensibilisation contre ce redoutable mal, de nombreuses actions seront accomplies pour inviter les hommes à surmonter leur peur et les préjugés. Une étude faite dans un Centre hospitalier universitaire (CHU) atteste que 43,42 % des cas de cancer de la prostate sont.
Les femmes veulent faire entendre leur voix. Dans les zones touchées par l’exploitation minière et les difficultés d’accès au foncier agricole, elles sont confrontées à des inégalités persistantes qui fragilisent leurs activités économiques et leur autonomie. C’est pour porter ces pr.
La sortie de la première balle de coton-fibre à l’usine de la CMDT marque le lancement des activités d’égrenage pour la campagne cotonnière 2026-2027 dans la zone de Kita.
La Maison de presse a abrité, mercredi dernier, le lancement officiel de l’ouvrage intitulé : « Racine Sall, celui qui chante Dieu et le prophète Mohamed (PSL) ». Le document de 137 pages est publié par Les Éditions du Mandé d’Aboubacar Eros Sissoko est préfacé par Dr Birama Diakon, an.