Les
sessions de formation dureront 5 jours
Le
ministère chargé de la Jeunesse et des Sports entend jouer un rôle de
catalyseur pour permettre à notre pays de remettre la tête à l’endroit, en
termes de comportements déviants des jeunes. Ce qui justifie amplement
l’organisation, depuis mardi dernier au Carrefour des jeunes de Bamako, des
sessions de renforcement des capacités des jeunes en identification, détection
et prévention des comportements déviants.
Ces sessions étaient couplées à celle
de la formation sur le Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes
(PPEJ). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Jeunesse
et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne,
Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. C’était en présence de nombreux autres invités.
L’organisation
de ces sessions s’inscrit dans la continuité d’un processus inclusif
d’information et de sensibilisation sur les questions relatives à la promotion
de l’entrepreneuriat et la lutte contre les conduites addictives chez les jeunes.
Selon le ministre Fomba, la problématique de l’emploi des jeunes est un fléau
mondial. Et de dire clairement qu’aucun pays n’est épargné. Selon lui, ceux des
pays en développement comme le nôtre en souffrent le plus. Les jeunes qu’ils
soient instruits, analphabètes, ruraux ou urbains font face aux aléas du
chômage, mais surtout aux difficultés d’accéder à la qualification et au
circuit de financement de projets d’entreprise, a-t-il ajouté.
À cet effet, il précisera que la dernière formation du genre remonte à 2008 qui a vu notre pays abriter la formation des jeunes de l’Afrique de l’Ouest. De cette période à 2013, a relevé le ministre Fomba, la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (Confejes) a pu mobiliser les jeunes de ses pays membres autour de la question.
Pour le
représentant du secrétaire général de la Confejes, l’objectif de cette session,
est de former des encadreurs de jeunesse sur les outils de programme de
promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et sur la lutte contre les conduites
addictives. Ibrahim B. Kalossi a ajouté que les conduites addictives relatives
à l’usage du tabac, de l’alcool, des drogues et autres substances nocives par
les jeunes atteignent de nos jours un niveau très inquiétant. D’autant plus
que, a-t-il regretté, ces pratiques se propagent discrètement et dangereusement
dans le milieu des adolescents.
Le
porte-parole des formateurs, l’expert international de la Confejes, Omar Yazi,
expliquera que la conduite addictive est un problème préoccupant pour nos États
parce qu’il bloque souvent les initiatives des jeunes. Et de conclure qu’il y a
aussi la participation des jeunes aux efforts de développement de leurs
communautés et du pays. Les sessions de formation dureront 5 jours.
Aïssata El Moctar TRAORÉ
Rédaction Lessor
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