#Mali : 20è Festival sur le Niger - Art visuel : 12 artistes pour un trophée

La capitale de la 4è région administrative abritera du 30 janvier au 4 février prochain la 20è édition du Festival sur le Niger. Parmi les manifestations inscrites au programme l’exposition panafricaine qui réunira 12 artistes plasticiens du Continent dont la moitié sont de notre pays. Ils seront en compétition pour un prestigieux trophée

Publié vendredi 05 janvier 2024 à 07:22
#Mali : 20è Festival sur le Niger - Art visuel : 12 artistes pour un trophée

                   L’artiste Souleymane Ouologuem guide la visite d’une précédente exposition

Le Comité de sélection de l’exposition panafricaine a publié, mardi dernier, la liste des artistes retenus pour l’exposition panafricaine de la 20è édition du Festival sur le Niger. Une édition qui aura lieu à Ségou du 30 janvier au 4 février 2024. En effet, une centaine d’artistes du Mali, d’Afrique et de la diaspora ont fait acte de candidature.

Dans ce lot d’artistes, seulement 12 ont été retenus dont la moitié (6) est de notre pays. Si cette exposition est la plus prestigieuse du Festival ; elle met également en compétition les œuvres des artistes retenus pour l’événement. En effet, un jury international composé de professionnels de l’art choisira les trois meilleures œuvres dès l’ouverture de l’exposition.

Parmi nos compatriotes retenus pour l’exposition, il y a notamment la photographe Mariam Niaré alias «Modeste». Elle vient de s’illustrer au Congo en s’adjugeant deux récompenses, notamment les prix «Coup de cœur» dans le cadre de l’atelier Sahm et le Prix «Découverte» pour l’originalité des œuvres photographiques dans son exposition individuelle à Brazzaville en photo-vidéo. C’était lors des Rencontres internationales d’art (Ria) de Brazzaville.

Mariam Niaré est née à Kati où elle a aussi grandi dans une famille où la musique et le dessin font partie du quotidien, car son père est à la fois mélomane et dessinateur. Cette jeune femme est passionnée d’art en général et de photographie en particulier. Après le Baccalauréat, elle s’oriente au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (CAM-BFK). Elle décroche une License en multimédia et participe à un atelier de photo de la Maison africaine de la photo pour aiguiser davantage sa passion et son métier.

Après de nombreux workshop (ateliers), elle expose à Ségou et à Bamako avec ses camarades du CAM-BFK. Avec le collectif de photographes Yamarou photo, «Modeste» accepte de se former dans les genres comme le documentaire, le conceptuel et l’artistique.

Pendant sa formation au CAM-BFK, elle comprend très vite qu’il est possible de travailler autrement les images captées par un appareil photo. C’est qu’après ses nombreuses formations, mais aussi des ateliers, elle décide de tracer sa propre voie. Entre temps, elle décroche une résidence avec le grand sculpteur Amahiguiré Dolo à Ségou. Une étape déterminante dans sa carrière, car indique-t-elle, Dolo c’est comme un père spirituel pour elle.

Un autre artiste plasticien très prometteur se retrouve dans cette sélection, il s’agit d’Ibrahim Bemba Kébé. Ce dernier fait partie de ces artistes qui jouent à la carte de la réinvention du passé de l’Afrique. Il explore le monde des Kôrôdouga dont l’importance du rôle échappe à plus d’un contemporain dans la société moderne malienne.

Il peint et sculpte des personnages aux attitudes bizarres. C’est d’abord un homme, les jambes écartées, le tronc légèrement baissé en avant avec un bidon d’essence porté devant un œil pour mimer un cameraman. Plus loin, une femme portant sur la tête un semblant de fagot de bois, puis des jeunes dans des positions bizarres avec des moteurs de radio enfoncés dans la tête, bref, c’est une belle exposition qui s’est tenue à l’Institut français du Mali jusqu’au 30 octobre passé. Elle est l’œuvre d’Ibrahima Bemba Kébé. Un jeune artiste plasticien âgé de 24 ans qui fait partie de la promotion 2019 du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako.

L’installation «La danse des korèdugaw» est inspirée de cette mythologie de la renaissance. Elle l’exprime en premier lieu par la matière même des sculptures faites de plastiques noirs et d’objets recyclés. Les attitudes de ces personnages s’inspirent de l’expression faciale et corporelle des danseurs korèduga. Mais l’artiste a fait le choix d’en exprimer l’essence symbolique et rituelle plutôt que de mettre en avant le pittoresque des tenues bigarrées et des bouffonneries qui en sont l’aspect le plus visible.

Ange Dakouo qui fait de l’installation, Mohamed Dembélé (peinture), Hamidou Koumaré (Sculpture), Abdoul Karim Diallo (Photographie), et Mariam Ibrahim Maïga (peinture) sont les Maliens retenus pour cette compétition africaine. Les autres artistes sélectionnés sont : Aissata Cissé, une photographe sénégalaise, Aremu Opeyemi, un peintre nigérian, Tiélégnon A. D. Koné, un peinture ivoirien, Ikram Ben Ibrahim, une Tunisienne qui fait de l’installation, Éric Tomnyuy, un peintre camerounais et liby Ousmanr Lougue, un peintre burkinabé.

Youssouf DOUMBIA

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