Abdoulaye Diop a évoqué la situation du Mali et du continent
tout entier, qui souffrent actuellement des politiques d’ingérence et de
domination de l’Occident Excellences Messieurs les anciens présidents, anciens
Premiers ministres, Cher ami Jean Paul Carteron, Distingués invités.
Mesdames
et messieurs. C’est toujours difficile de parler en dernier lieu. Je pense
que tout a été dit. Je vais être bref. Je suis là pour représenter le
colonel Assimi Goïta qui est le président de la
Transition malienne. Je vous transmets ses amitiés.
En lisant la thématique de cette réunion et en essayant d’être
focalisé, je peux dire que les défis les plus importants auxquels
nous faisons face dans le monde, ce sont les défis liés au leadership et à la
gouvernance mondiale qui sont en faillite totale. C’est pourquoi, nous
n’arrivons à régler presqu’aucun de nos problèmes en ce moment. Parce
que nous n’avons ni les pays ni les dirigeants ni les organisations qui
ont la capacité ni même la légitimité de régler les problèmes qui se posent à
nous.
Si je prends le cas spécifique du Mali qui
est aujourd’hui dans cette difficulté particulière. Je crois que le problème
du Mali est lié à une erreur géostratégique monumentale qui a été
l’intervention occidentale en Libye qui a été mal pensée, mal exécutée et
l’objectif n’a pas été défini. Je pense qu’on parle récemment de
l’Ukraine. Mais avant l’Ukraine, il y a eu des erreurs stratégiques
monumentales qui ont fait qu’on a renversé un régime qui a projeté des rebelles
et des groupes terroristes au Nord du Mali.
Ce qui a fait que le Mali a perdu
les deux tiers de son territoire. Aujourd’hui, l’insécurité touche l’ensemble
de la région. Et ce ne sont pas les seules erreurs, il y en a eu beaucoup.
L’Irak a été attaqué sur la base de prétextes fallacieux, nous le savons
aujourd’hui. Ce qui s’est passé en Syrie. Donc, nous avons une répétition
de crises qui se passent. Parce que nous avons une gouvernance mondiale
qui a été dominée par des approches unilatérales qui nous ont amenés dans des
problèmes que personne n’assume.
Aujourd’hui, si on veut repartir à la base, de mon point de
vue, c’est de sortir de ce schéma d’agressions, des réponses militaires
militaristes. Parce que, toutes nos solutions, même par rapport à la
gouvernance mondiale, c’est de favoriser des réponses militaires.
Or, nous
savons qu’aujourd’hui en Afrique notre premier défi, c’est notre jeunesse.
Si nous arrivons à créer des emplois, industrialiser le continent, à
faire avancer l’intégration régionale, nous créerons plus de richesses que
l’aide au développement peut nous apporter. Je crois que c’est ça, la véritable
prévention des conflits. Si nous occupons nos jeunes, nous ne ferons pas
face à ces groupes terroristes aujourd’hui, parce qu’ils n’auront pas de
souche pour recruter les uns et les autres. Je crois qu’il faut sortir de cette
approche.
Il faut que nous nous revoyions tout notre logiciel par
rapport à la façon dont nous traitons entre nous, le président Yaya Boni en a
parlé. C’est la faillite de la diplomatie mondiale, parce qu’on ne dialogue
plus, on ne se parle plus. On se rend compte que l’Occident même est devenu une
minorité dans le monde.
Il y a eu quand même des puissances démographiques et économiques
importantes qui sont apparues qui ne sont pas dans la gouvernance mondiale.
Comment nous pouvons faire en sorte de pouvoir avoir une gouvernance mondiale
qui soit inclusive qui nous permet d’apporter une réponse, si on veut
traiter avec l’Afrique dans cette gouvernance mondiale, il y a quelques éléments
clés.
Il faut qu’on sorte des politiques d’ingérence et des politiques
de domination, qu’on laisse les Africains travailler ensemble, trouver des
solutions. Parce que, chaque fois que les autres sont venus mettre le pied
dedans, le terrorisme qu’on a, c’est un peu ça. On a notre responsabilité, mais
ce sont des choses qu’on nous a amenées. Pour moi, l’ingérence, on doit
sortir. On doit pouvoir respecter les Africains. Que les Africains ne soient
pas des sujets, mais des acteurs pour pouvoir façonner des solutions
ensemble. Ce sont des difficultés auxquelles mon pays, le Mali fait face.
Monsieur Sawaris en a parlé. Il y a beaucoup de
potentialités, mais tant que nous ne changeons pas notre logiciel de travailler
avec le continent. Tant qu’on pense qu’on peut venir avec des pressons, des
interventions militaires, changer la donne du continent, je pense qu’on passe
complètement à côté. Laissons les Africains travailler. Nous avons aussi
notre responsabilité.
Nous avons failli par rapport à l’intégration du continent. Soixante (60) ans après les indépendances, je peux dire que le bilan est décevant. On ne parle même plus d’intégration régionale, on parle de coopération régionale. Je crois que cela n’est pas la faute des autres, c’est la faute des Africains. Les autres ont leur responsabilité, mais les Africains aussi, nous avons failli, nous devons le reconnaitre.
Rédaction Lessor
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