Pour les eaux, 505 échantillons ont été testés pour 45,0% de non-conformité. Les eaux de puits et celles des zones minières ont présenté des taux élevés de non-conformité, respectivement 65,9% et 62,9%. Le budget du Laboratoire national de la santé (LNS) est en
hausse cette année de 9,87%. Il est arrêté en recettes et en dépenses à un peu
plus de 1,08 milliard de Fcfa contre environ 985 millions de Fcfa en 2022.
Cette annonce a été faite à la faveur de la
33e session ordinaire dudit Laboratoire.
À travers ce budget, le LNS veut renforcer ses acquis
d’accréditation ISO 17025 et faire son audit pour la préqualification
Organisation mondiale de la santé (OMS) au contrôle de qualité des médicaments.
L’établissement envisage aussi d’améliorer le concept de la surveillance
post-marketing basée sur le risque et la surveillance environnementale par le
contrôle de la qualité des eaux au niveau d’un nombre plus représentatif de
zones d’exploitation minière et réhabiliter ses locaux, conformément aux
exigences de qualité.
Les travaux étaient dirigés par le secrétaire général par
intérim du ministère de la Santé et du Développement social, Souleymane Traoré.
C’était en présence du directeur général du Laboratoire, Pr Benoît Yaranga
Koumaré. Celui-ci a témoigné que son service a fait de son mieux pour réaliser
toutes ses activités à hauteur de souhait. Pour preuve, le LNS a mobilisé 76,1%
de son budget au 31 décembre 2022. Les dépenses ont connu un taux d’exécution
de 80,4% par rapport aux crédits notifiés.
Dans ce contexte, les grands événements de l’année ont été,
entre autres, l’accréditation initiale au référentiel ISO/CEI-17025 pour les
activités d’essai en produits pharmaceutiques (Certificat N°ES21007
version.00/SOAC) suite à l’audit d’évaluation du Système ouest-africain d’accréditation
de juin 2022. Il a précisé que cette accréditation fait suite à celle obtenue
en 2013 en microbiologie alimentaire (n°1-0048/TUNAC).
L’amélioration du concept de surveillance de la qualité des
produits par l’intensification du contrôle des médicaments grâce à la
surveillance post-marketing basée sur le risque à travers un groupe technique
de travail impliquant d’autres structures du département en charge de la Santé, l’analyse
de la totalité des échantillons reçus dans le cadre des demandes d’Autorisation
de mise sur le marché (AMM) et, la notification systématique et règlementaire
des cas de non-conformité.
Pour la surveillance classique de la qualité des produits, 2.616 échantillons ont été analysés en 2022 et 1.535 échantillons de médicaments avec 4,4% de non-conformité pour absence de principe actif, de sous-dosage en principe actif, d’essais divers hors spécifications et de défauts technico-règlementaires.
Concernant les aliments et boissons, 576 échantillons
ont été analysés avec un taux global de non-conformité de 46,7%.
La majorité de
ces échantillons d’aliments et de boissons provenait des missions de prélèvement
du LNS (55,6%) et des clients demandeurs (39,2%). Pour les eaux, 505 échantillons
ont été testés pour 45,0% de non-conformité. Les eaux de puits et celles des
zones minières ont présenté des taux élevés de non-conformité, respectivement
65,9% et 62,9%.
Dans le domaine
d’expertises particulières, le LNS a été sollicité pour 37 réquisitions
dont la majorité provenait des services des douanes et de l’Office central des
stupéfiants. Près de 50% de ces produits suspects renfermaient des drogues dont
la cocaïne et les cannabinoïdes. On a relevé singulièrement l’identification
d’un explosif secondaire de fabrication locale qui était composé de dérivés
nitrés et de gasoil.
Malgré ces réalisations affichées, le directeur général du
Laboratoire, Pr Koumaré, a dit que l’année 2022 a été difficile pour l’établissement
à cause de l’insuffisance des ressources financières pour l’acquisition d’équipements
nécessaires, l’approvisionnement acceptable en intrants d’analyse et le
renforcement des capacités techniques du personnel. Mais aussi des difficultés
techniques et financières pour participer annuellement à un maximum d’essais
d’inter comparaison et d’essais d’aptitude indispensables à l’obtention et
au maintien de l’accréditation au référentiel 17025.
Souleymane Traoré s’est réjoui des réalisations effectuées
qui prouvent à suffisance les capacités de résilience du LNS. Il a trouvé également
ambitieux le budget du LNS qui s’appuie sur des objectifs bien spécifiques.
Pour cela, le secrétaire général par intérim en a appelé aux orientations
utiles des administrations pour prendre les mesures qui s’imposent et indiquer
des axes stratégiques pour mieux protéger les populations contre la consommation
des produits de mauvaise qualité. Il les a également exhortés à un examen
minutieux des différents documents, avant de rassurer que l’accompagnement du département
ne fera pas défaut.
Fatoumata NAPHO
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