Le lancement du projet
«Consolider la paix par l’implication des jeunes et des femmes dans la gestion
des ressources naturelles» initié par le consortium AZHAR/AFAD s’est deroulé
jeudi dernier dans la salle de conférence du gouvernorat.
L’événement était présidé par
le directeur de cabinet du gouverneur Sofiana Maïga en présence des
responsables du consortium, le représentant de Peace-Building Fund (PBF)
Kissima Sylla, des autorités administratives et communales des Cercles de
Kangaba, Nara, Banamba, Kati et Koulikoro, les chefs de services régionaux et
l’ensemble des forces vives de la région.
Cette cérémonie a pour
objectif d’informer les acteurs locaux, les autorités locales, coutumières et
administratives sur le projet. Financé par Peace-Building Fund pour un budget
d’environ 475 millions de Fcfa, il couvre les cercles concernés pour une durée
de 18 mois.
Ce projet contribuera à la
prévention et à la gestion des conflits pour l’instauration d’une paix durable
en soutenant la participation active et la prise en compte de la voix des
femmes et hommes dans les mécanismes et initiatives de gouvernance foncière
conformément aux priorités nationales. Il
contribuera sans aucun doute au renforcement du potentiel des femmes et
des jeunes en tant qu’acteurs de paix et de cohésion sociale.
Le représentant du consortium
AZHAR/AFAD Hamed Sékou Diallo a estimé que des défis restent à relever par le
projet pour rehausser la confiance des partenaires techniques et financiers à
l’endroit de la société civile.
La cérémonie de lancement a été marquée par
deux présentations sur les composantes du projet avec trois résultats
attendus et la synthèse des données collectées pour la mise en œuvre. La
législation foncière, l’efficacité des textes, le rôle des organisations de la
société civile, les déplacés internes, comment trouver des passerelles entre la
législation foncière et les coutumes, ont été entre autres, les questions qui
ont suscité des débats.
Rappelons que de 2014 à nos jours, le PBF a investi environ 64 millions de dollars US au Mali (environ 35,2 milliards de Fcfa) dans la réalisation de 36 projets relatifs aux causes profondes des conflits à travers des thématiques telles que l’éducation à la paix, la résilience communautaire, la réintégration des refugiés, des personnes déplacées internes, l’accès à la justice, la lutte contre l’impunité, la gestion des conflits liés aux ressources naturelles, la transhumance, la promotion du genre et de la jeunesse.
Amadou MAïGA
Amap-Koulikoro
Rédaction Lessor
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